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jeudi 11 mars 2010

Il a fait nuit toute la journée

Dîtes moi d’où vient ce phénomène qui mène tout droit à l’impasse
Qu’est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace
Espacez-vous, écartez-vous, dites-moi où est la lumière
J’ai besoin d’aide encore une fois et ce sera pas la dernière
Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dites pas que c’est normal
Tout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu’est bien et ce qu’est mal
C’est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né
Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée
Je n’ai pas senti de chaleur s’épanouir au-dessus de nos têtes
Je n’ai vu aucune lueur venir frapper à nos fenêtres
Je ne sais pas si je dois attendre que la nuit se lève ou que le jour tombe
Mais depuis 24 heures, il fait nuit comme dans une tombe
Je vois plus les oiseaux s’envoler, tous ces petits trucs qui m’émerveillent
Je sens plus les nuages s’enrouler, le soleil a perdu son réveil
Si ça se trouve c’est grave la terre s’est peut-être arrêtée de tourner
Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée
Pourtant les gens autour de moi n’ont pas l’air d’être étonnés
Comment ça se fait, réagissez mais arrêtez de déconner
Suis-je le seul à me rendre compte de la hauteur du danger
La lune nous nargue en plein midi ça n’a pas l’air de vous déranger
Est-ce que ça se passe vraiment ou est-ce seulement dans mon cerveau
Tout ça me paraît bien réel mais je ne sais plus ce que ça vaut
Est-ce un voile devant mes yeux, est-ce qu’il fait nuit dans ma tête
J’ai l’impression que le monde est vieux et qu’y a que moi que ça inquiète
Est-ce le prix du quotidien et le poids de la lassitude
Il a fait nuit toute la journée mais ce n’est plus une certitude
Peut-être que tout va bien et que l’instant n’a rien de fatal
Et qu’il y a simplement un peu trop de poussière dans mon mental
Maintenant il faut que je me reprenne et que j’arrête mes histoires
J’attends que le soleil se lève à nouveau dans mon espoir
Mais je n’oublie pas qu’il est possible que ce soit l’hiver toute l’année
Comme il se peut que ce jour là, il ait fait nuit toute la journée
Le poète est un grand mytho qui s’invente des thèmes
Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu’on lui dise je t’aime
Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade
Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades
Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru
Il a fait nuit toute la journée, j’espère que vous ne m’avez pas cru
Ce n’est qu’un thème de plus pour mentir impunément
Je pense donc je suis, j’écris donc je mens
Y’a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice
Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis
Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m’applaudissez
C’est que ça vous plaît quand je mens… donc je vais sûrement recommencer
(© Grand Corps Malade, 2005)

lundi 30 mars 2009

Taratata... Grand Corps Malade...

Tout simplement GENIAL !



Le corps humain est un royaume ou chaque organe veut être le roi
Il y a chez l'homme 3 leaders qui essayent d'imposer leur loi
Cette lutte interne permanente est la plus grosse source d'embrouille
Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles
Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous
Si un jour on est des agneaux et qu'le lendemain on est des loups
C'est à cause de c'combat qui s'agite dans notre corps
La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils sont jamais d'accords
Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir
Mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pé-cho cette brune
Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes
Ma tête a dit a mon coeur qu'elle s'en battait les couilles
Si mes couilles avaient mal au coeur et qu'ça créait des embrouilles
Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas d'coeur
Et comme mon coeur n'a pas d'couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur
Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un coeur d'artichaut
Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud
Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c'est la défaite
J'connais cette histoire par coeur, elle n'a ni queue ni tête
Moi les femmes j'les crains, autant qu'je suis fou d'elles
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordelAu centre
J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille
Je resterais sous l'contrôle d'ma tête, mon coeur et mes couilles...

lundi 7 avril 2008

Dans ma bulle...

Le CD est dans le chargeur de la voiture. C’est le numéro 3. La chanson, c’est la 13. Je l'écoute souvent, de bon matin, très fort... à ce moment de la journée, je suis comme en transit...
J’ai posé les enfants au collège, je ne suis pas encore arrivée au travail. C’est un moment éphémère. Je viens de quitter mon costume de « maman » et j’ai 20 min avant d’enfiler celui d’« assistante bureautique ». Non non non, on se calme, je vous vois déjà en train de m’imaginer « nue dans la simca 1000 » !!! aller, soyez sérieux, concentrez vous, je vous explique un truc sympa là…
A ce moment là, je suis juste moi. Je n’ai pas de casquette, pas de fonction, pas de rôle. Un peu comme isolée dans une bulle imaginaire. Mon esprit est libre comme l'air et mon cœur léger comme une hirondelle... Si je ne conduisais pas, je fermerais les yeux…
Elle est toute simple cette chanson. Elle n’est même pas en vogue, elle est intemporelle. Je ne sais pas expliquer pourquoi, mais je l’aime bien.
Peut-être parce que Te Quiero, c’est Je t’Aime, mais juste un peu plus fort…

J'ai manqué d'élégance en disant simplement
l'importance des sens dans mes sentiments
manquer de bienséance en parlant de ta peau
j'ai frôlé l'indécence en murmurant ces mots
le cœur à ses raisons que la raison ignore
le corps à ses passions qui rendent tout plus fort

Te quiero te quiero de mon coeur à mon corps
Te quiero c'est je t'aime juste un peu plus fort
Te quiero te quiero de mon coeur à mon corps
c'est je t'aime mais juste un peu plus fort.

Amie ma douce amie si belle intelligence
c'est d'une autre magie à laquelle je pense
un terme un peu plus beau pour parler de tendresse
te quiero est un mot si gorgé de promesse
mon coeur à ses raisons que la raison ignore
mon corps à ses passions qui rendent tout plus fort

Te quiero te quiero de mon coeur à mon corps
Te quiero c'est je t'aime juste un peu plus fort
Te quiero te quiero de mon coeur à mon corps
c'est je t'aime mais juste un peu plus fort

lundi 24 mars 2008

Hugo se défoule !

Pour le plaisir de se défouler un peu et de se réchauffer beaucoup, la musique à fond dans le salon...
Je découvre ce midi, mon Hugo qui nous propose l'animation du lundi de Pâques !
Il débute... c'est évident, mais il s'applique et se régale ! ça me fait chaud au coeur de voir mon garçon plein de vie et avec le sourire !!!

mercredi 12 mars 2008

Je vais bien, ne t'en fais pas

Tout en douceur, pour la souplesse du poignet et le repos de l'esprit, j'ai fais ce dessin sur cette chanson... je l'adore... je l'écouterai à l'infini... elle évoque tant de choses pour moi ! elle me rapproche un peu de mon étoile, j'ai l'impression qu'il est là, avec moi. Parfois je l'entends fredonner le refrain... Non, pas de nostalgie, ne vous y trompez pas. De l'amour seulement.

Je vous l'offre de bon coeur ! et si vous ne les connaissez pas, vous trouverez les paroles en bonus track cette semaine ! ;-)




Lili, take another walk out of your fake world
Please put all the drugs out of your hand
You see that you can breathe without no back up
So much stuff you've got to understand...

For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide.
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide.

Lili, you know there's still a place for people like us
The same blood runs in every hand
You see it's not the wings that make the angel
Just have to move the bats out of your head.

For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide.
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide.

Lili, easy as a kiss we'll find an answer
Put all your fears back in the shade
Don't become a ghost without no colour
Cause you're the best paint life ever made .

For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide.
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide.

Pour ceux qui ont un peu de mal avec l'anglais, je peux vous faire passer la traduction... suffit de demander !

Encore une petite chose : si vous n'avez pas vu le film, "je vais bien ne t'en fais pas", il est grand temps de rattraper le retard ! il est fabuleux.

mercredi 16 janvier 2008

Laurence



Laurence (Véronique Rivière)

Pourquoi fallait-il qu'on abîme
Une petite fille un peu secrète
En lisant son journal intime
A la sauvette

C'est grâce à eux, Laurence
Que tu as appris à mentir
Pour ne plus leur laisser une chance
De t'faire souffrir

Pourquoi fallait-il être sage
A l'âge où le cœur se réveille
Pour ne pas troubler les usages
Ou leur sommeil

C'est malgré eux, Laurence
Que tu as voulu faire l'amour
Même si ce jour là la romance
A tourné court

Petit à petit, l'oiseau fait son nid
Petit à petit, Laurence a grandi

Pourquoi fallait-il qu'on la quitte
Elle qui se donnait corps et âme
Pour qu'elle n'apprenne pas trop vite
A être une femme

Et avec eux, Laurence
La solitude était fatale
Mais pour toi de toute évidence
C'était normal

Petit à petit, l'oiseau fait son nid
Petit à petit, Laurence a grandi

Pourquoi faut-il enfin qu'un jour
Comme le vilain petit canard
On se jette enfin à son tour
Dedans la mare

Tant pis pour eux, Laurence
Tu as fini d'être puni
Il n'est pas question de vengeance
Tu vis ta vie

Petit à petit, l'oiseau fait son nid
Petit à petit, Laurence a grandi

Petit à petit, l'oiseau fait son nid
Petit à petit, Laurence a grandi.

mercredi 14 novembre 2007

Origines... Latine !

Je ne m'en lasse pas, elle fait partie de mes playlists et mon body se move tout seul dès que les premières notes parviennent à mes oreilles...


jeudi 25 octobre 2007

Dans ton sac...

Il y a quelques jours, alors que je passais la soirée chez des amis, en revenant des toilettes où je m'étais absentée quelques minutes, j'ai surpris une copine (enfin... que je croyais être une copine) en train de faire un truc que je n'arrive pas à digérer... bien entendu, j'ai quitté la soirée sur le champ... et depuis, je pense à cette chanson de Renaud... je l'adore (la chanson et l'artiste ! pas la nenette !!!). Je ne pardonne pas. Désolée Miss, je ne pardonne pas !

En cherchant les clés d' l'auto / J'ai fouillé comme un salaud / Dans ton sac
J'ai mis un sacré boxon / J'ai tout chamboulé dans ton / Bric-à-brac
C'est pas des plus élégants / Ça r'ssemble à un mauvais plan / Une arnaque
J' voulais connaitre tes secrets / Au risque de me manger / Quelques claques

J'ai découvert des trésors / Qui m'ont fait t'aimer encore / Un peu plus
J' suis resté émerveillé / D'vant un beau carnet d' tickets / D'autobus

Un mouchoir tout bien plié / Qui t'a jamais vu pleurer / Ou si peu
P't être que j' suis si mauvais mec / Qu' j'ai rendu ton cœur tout sec / Pis tes yeux

J' t'ai piqué un Stimorol / Ça a un vieux goût d' pétrole / Mais c'est good
J'aime bien ça les bonbons bleus / Pis ça change du vert pisseux / D'Hollywood

Et j'ai pas touché tes clopes / Tes Rothman j' te les boycote / Sauvagement
Le tabac sud-africain / Ça pollue aussi les mains / J' me comprends

En farfouillant de plus belle / Dans ton délicieux bordel / J'ai trouvé
Accroché avec un trombone / Une p'tite carte, un téléphone / Griffoné

J'ai failli app'ler pour voir / Si j' tombais sur un grand noir / Culturiste
J'ai pas osé / J'ai eu peur de déranger ton coiffeur / Ton dentiste

Bah voyons tu t'emmerdes pas / C'est toi qu'a cette photo là / Je l'adore
C'est la seule que j'ai d' nous trois / Pis d' mon chien qu'était à moi / mais qui est mort

J' pouvais la chercher longtemps / Planquée sous ta paire de gants / Au milieu
D' tes crayons à maquillage / Ta collec' de coquillages / Merveilleux

Ton agenda Filofax / Il a dû t' coûter un max / J'en rigole
Tes copines ont toutes le même / Mais il est joli quand même / Ma parole

V'là ton beau stylo doré / Il s'appelle "revient", je l' connais / Pis pas loin
Une souris blanche égarée / Pour les s'maines d'amour fériés / Tin tin tin

Faire le sac des dames c'est moches / Si tu veux tu m' fais les poches / Pour t' venger
Mais t'y trouv'ras presque rien / L' plus souvent y a qu' mes deux poings / Bien serrés

Si j' les ouvre y' a tout l'amour / Que j'ai pour toi d'puis toujours / Qui s'envole
Alors j' les garde bien fermés / Comme ça j' garde aussi les clés / D' la bagnole

mercredi 25 juillet 2007

La bohème, la bohème


Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C'est là qu'on s'est connu

Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu'un jour sur deux

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns

Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux

Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver

La bohème, la bohème

Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Souvent il m'arrivait

Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne
d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l'air du temps

Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts

La bohème, la bohème
On était jeunes, on était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout