jeudi 26 juin 2008

Réouverture provisoire pour cause de réouverture définitive

Je ne saurais vous remercier assez chaleureusement. ça fait chaud de lire vos commentaires.

Et puis c'est vrai, après tout, vous avez raison !!! ceux qui ne sont pas contents, comme disent les ados, y'a la petite croix en haut à droite de l'écran... y'a qu'à cliquer dessus et aller voir ailleurs ou laisser des commentaires ! au moins !

Et puis vous avez vu ???

Aujourd'hui,
on est passés au

10.000ième
visiteur !!!


Je ne sais pas si vous vous souvenez,
vous étiez 1000 le 17 décembre...
Vous imaginez la progression ??? j'en suis baba(nane) !

Alors vous avez raison, vous êtes adorables et c'est pour ça que je vous aime bien.

Je ne ferme pas, je n'arrête pas

Et puis j'ai vraiment trop besoin de vous parler. Vous raconter. Je parlais d'exutoire... j'en ai vraiment besoin en ce moment.

Je suis comme ça, je parle beaucoup. Les sujets sont variés, divers et d'été. J'aime échanger, faire part de mes expériences et demander un avis en retour. C'est ma façon de prendre la température, savoir si je suis pas trop à côté de la plaque quand je suis heureuse ou malheureuse. Non pas que j'ai besoin de rentrer dans un moule, mais que parfois je m'emporte vite dans un sens ou dans l'autre...
Parler, rire, plaisanter, déconner... c'est vital je crois.
Qu'est-ce que j'ai pu rire avec SP ces 6 derniers mois. Par mail, par msn ou en live, on dirait deux adolescents !!! ça fait des années que je n'avais pas ressenti une telle légèreté. Pour être franche, je n'ai jamais vécu ça. Mais ça ne s'arrête pas là. Raconter mes soucis, mes embuches, mes traccas... c'est tout de suite moins lourd à porter.
Avec lui, en six mois, j'ai avancé à pas de géants dans ma vie. J'ai accompli des choses que je ne me sentais plus capable de faire depuis longtemps. Son soutient et surtout, la confiance qu'il a en moi. Sa force et son optimisme. Sa façon de me dire "Je suis fier de toi ma tite banane". C'est de l'or en barre ! Jamais personne ne m'a dit : 'je suis fier de toi'. JAMAIS. PERSONNE.
Depuis 15 jours, on s'est un peu pris la tête... à cause de 3 malheureux sms de jalousie. Y'avait aucune méchanceté. Mais bon voilà. 15 jours que je n'ai aucune nouvelle. Pas le moindre signe de vie. Même pas un mot genre "Stop" ou "Fin". ça ne lui ressemble pas. C'est pas lui ça. Il a dû se passer quelque chose. A moins que je n'ai rien vu venir. Dans ce cas, c'est pas une peau de soss' que j'ai devant les yeux, mais une grosse peau de banane !!!

mardi 24 juin 2008

Fin des réjouissances :-(


"Te prends pas la tête avec un monde virtuel, y'a tellement à faire dans la vraie vie"

J'ai entendu cette phrase le 12 juin... Ô comme il avait raison. Une fois de plus. ;-)
C'est le dernier conseil en date...

Depuis, pas de nouvelles........ j'ai envoyé 3 sms de merde. un truc qui dit je t'aime... et des fois y faut pas !!! ben ouais, je savais pas que des fois, y faut pas !!! en général c'est le contraire... y zaime bien les garçons savoir qu'on les aimes...

Enfin, bref.

Rédiger, Tenir, Entretenir, Faire vivre un blog, c'est un exutoire pour quelqu'un comme moi qui a besoin d'écrire et de parler. Mais c'est un danger pour la vie privée.
Il faudrait le faire de façon totalement anonyme. Jamais de photos ou vidéos, pas de nom, même pas d'initiales, pas de lieu, même pas de pays. Et surtout, pas de récits personnels.

Mais alors c'est plus un exutoire ?

Depuis août 07, j'ai trop souvent entendu dire que je m'adressais à telle ou telle personne dans mes articles. Voire même que je me servais de cet outil de communication pour faire passer des messages.

Avant de fermer cet espace, je veux simplement affirmer que c'est faux.

Si quelques fois des personnes se sont reconnues, c'est parce que mon quotidien me faisait penser à ces choses là...

Mais le but était seulement de mettre à l'écrit mon quotidien, avec ses joies, ses peines, ses galères... bref, ce que j'avais sur le cœur et dans les tripes car je n'ai personne à qui en parler le soir quand je rentre chez moi.
J'en ai été récompensée à plusieurs reprises lorsque certains d'entre vous m'ont envoyé des mails pour me demander mon retour d'expérience sur tel ou tel truc.

Je vis depuis des dizaines d'années en écrivant. Je ne peux pas m'en passer.

Je le ferais sans doutes ailleurs. Ce sera plus pareil... c'est Elle qui parlera d'Elle... Et ce sera anonyme !!!

De là à dire que la Banane Flambée, tel le phénix, peut renaître de ses cendres... je n'en suis vraiment pas certaine.

Cette fois, la banane elle s'est vraiment brûlé les ailes...

En l'espace de 15 jours y'a tout qui est parti en live... genre boule de neige !
Mon SP que j'aime s'est volatilisé sans laisser d'adresse à coz de moi ; oui, je sais, c'est pas méchant, il fait juste la gueule, mais c'est pas rigolo.
Après... ou depuis, ma mère est en crise de "tu es un monstre d'incapacité" ;
Avec... mon ex-mari pique sa crise de "n'importe quoi pourvu que je te pourisse la vie" ;
Alors du coup, en 45' j'ai plus aucune idée pour être la blonde qui fait rire dans le jt3d et ça me contrarie bcp ;
et tout le reste qui serait bien trop long à expliquer ici et qui surtout n'a plus aucune importance.

Je ne ferme pas tout de suite...
c'est un peu en fonction de vous... car avec une centaine de visiteurs journaliers, c'est idiot. ça veut dire que vous êtes intéressés par ce que j'écris...
mais c'est beaucoup en fonction de moi aussi. Et je me rend compte que depuis mercredi dernier, j'ai plus grand chose d'intéressant à vous dire...

Là, ce soir, je peux plus. Plus la force. Plus le courage. plus d'idées rigolotes.


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La Pensée du jour
Fermeture provisoire pour cause de fermeture définitive

dimanche 22 juin 2008

Répertoriage, acte 2 scène 1

Je vous en parlais ICI il y a 15 jours. Je vous promettais de vous dévoiler petit à petit, les coulisses de mon répertoriage ! Bien sûr, c'est à lire, à comprendre et à digérer au 23ème degré en sortant de l'ascenceur.

Toutefois, au cas où certains de mes contemporains seraient d'un tempérament chagrin, je prends soin de vous informer que les individus de mon répertoriage sont imaginaires, fictifs et tout et tout. Même si la précaution me paraît superflue : quel cerveau ramollo irait supposer qu'un tel énergumène existe vraiment ?
De même les exemples ou situations n'échappent pas à la fantaisie de mon imagination foisonnante. Et je peux vous garantir, que toute ressemblance avec des personnes (fût-ce des empereurs) existantes ou ayant existé ne serait pas une coïncidence, mais un miracle.
« Ce Répertoriage » n'est qu'une immense farce à la crème que je publie pour rigoler. J'espère que vous trouverez la crème assez fraîche et que vous comprenez la plaisanterie.


Plein feux, aujourd'hui, sur :

Le Boulet de Compèt'

Alors lui, on le reconnaît facilement ! Entre mille, au milieu d'une foule, un soir de 14 juillet sur la croisette ou au dernier one-man-show du Pape, vous ne pouvez pas le louper. Il a une démarche très caractéristique. Quand il part on a l'impression qu'il revient ! Croyez moi. D'ailleurs, il me fait penser à un jokari. Vous savez ce jeu foireux qui consiste à taper le plus fort possible dans une balle en caoutchouc sachant que celle ci est solidement attachée à un élastique qui lui même est relié à un socle en fonte posé sur le sol. Plus vous tapez fort dans la balle, plus elle part loin, certes, mais plus elle revient vite aussi ! Donc voilà, ceci explique cela.
Faites le test. Amusez vous à balancer une vanne à un boulet... il reviendra à la charge prestement. A nouveau, balancez une volée de vannes au même boulet... il reviendra encore plus vite. On ne se débarrasse pas d'un boulet.
Autre signe extérieur du boulet, c'est qu'il ne comprend rien à rien. Cependant, c'est avec le rictus niais de celui qui n'a rien compris qu'il vous assure le contraire. Et bien entendu, il fait l'inverse.
Le boulet, dans sa version basique, n'est jamais là quand il faut. Mais, si vous n'avez besoin de rien, demandez lui. Et encore...
Dans sa version améliorée, le boulet téléphone toutes les 30 secondes même s'il n'a rien à dire. D'ailleurs il n'a jamais rien à dire. Ou des trucs complètement hors sujet. Il a une propension hallucinante à ouvrir la bouche et à donner son avis tout azimut surtout quand on ne lui demande rien.
Mais, ne vous trompez pas. Le boulet est gentil. Voire adorable. Toujours prêt à rendre service même s'il a des pieds à la place des mains. Toujours disponible... enfin, quand y'a pas besoin. Inutile d'essayer de dire à un boulet qu'il en est un. Cette information n'est pas décryptable pour lui.
Pour les heureux vainqueurs de la grande loterie de la malchance, Le Boulet de Compèt' existe aussi en Full Option. Sièges en cuir, vitres teintées, climatisation, ronce de noyer, toit qui s'ouvre Et qui se referme. Bon, bien sûr, il s'ouvre quand il pleut et se referme en plein cagnard. GPS dernière génération. Pour ceux qui l'ignorent, GPS c'est Grand Papoteur Soûlant. Avec vitesse de frappe du texto incontrôlable et incontrôlée, faculté de blindage de la boite de réception quasi instantanée. D'humeur joviale, susceptible de vous raconter une blague de toto dans les pires moments.



Pour finir, restez vigilants. On ne choisit pas d'avoir un boulet. Sinon, vous pensez bien que personne n'en aurait ! Non, le boulet vous repère au moment où vous vous y attendez le moins et il fond sur vous tel l'aigle sur la marmotte.

Info de dernière minute : Hugo m'apprend que le boulet vit en troupeau. On peut ainsi penser qu'ils s'auto-motivent... une sorte d'émulation de groupe mais ceci reste à démontrer dans la mesure où l'on ne comprend pas leur dialecte.

Mefiez vous quand même du vieux boulet solitaire, qui, à mon sens, est le plus dangereux. Il n'a besoin de rien, ni de personne. Il est auto-suffisant et fréquemment auto-satisfait.

samedi 21 juin 2008

Vivre dans le passé...


Etre pleinement dans le présent... se projeter dans l'avenir...
Pour certains, c'est compliqué.
Et cette incapacité les empêche de développer leur potentiel et d'avancer dans la vie. Par extension, d'être heureux... et voire même se faire du mal.
Je précise : Ces 3 petites phrases ne sont pas de moi. Je les ai piochées dans un bouquin.
Soit on feuillette les albums photo de son enfance, soit on évoque ses souvenirs d'école entre "Copains d'Avant", soit on se rappelle ses amours passées...
Ce sont autant de façons de prendre conscience de ce que l'on a été et de ce que l'on est devenu. C'est en se référant au passé que l'on se repositionne dans le présent, voire que l'on anticipe le futur. Et quel qu'il soit, heureux ou malheureux, le passé est finalement un espace dans lequel on se reconnaît, une sorte de bulle rassurante.... Vous la voyez la bulle ??? Aller, dites moi que vous n'avez jamais vu ça... juste pour le plaisir de ne pas vous croire...
Mais cette "passé attitude" présente un risque ! celui de ne plus pouvoir s'en détacher. On tronque une part de sa personnalité en restant sur ses acquis et en ne développant pas son potentiel.
Et je vous entends déjà dire : Ouuuhlala, comme c'est compliqué tout ça ! Elle va nous pondre un vieux psychotruc à 2 balles la miss Diane-Eve...
Mais naaaaaaan ! don't panique ! c'est juste que le contexte actuel associé à une cuisante expérience, me font penser à ça et comme je vous le disais avant-hier, c'est la grande quinzaine du blanc, tout à -50% ! Donc, je vous livre to de go, sans frais de port, mon retour d'expérience...
Attention ! Pour ceux qui pensent déjà que je me prend pour qui pour quoi, je précise en gros en gras que je n'ai pas inventé la machine à courber les bananes et que je ne suis pas à l'origine de l'eau tiède. Il m'arrive, seulement, des fois, par hasard, par surprise, par erreur, par maladresse, par quiproquo, par fourberie, par malentendu, par monts et par mots, par-fum, par coeur, parti... loin... très loin... trop loin..., par Toutatis, par Jupiter, par-chocs... de penser.
Vouiiiiii ! Aussi !!!
Malgré mes "gros nichons"... Petit clin d'oeil à un monsieur qui écrivait dans son billet :
c’est tout simplement que les femmes aux petites poitrines sont majoritairement plus stylées, racées, félines et allurées, que les femmes que Dieu a créé sous le modèle américain emmerdant et surexposé. Elles m’apparaissent visiblement plus uniques et séduisantes, dotées d’une personnalité plus typée et singulière.Naméo ! ça veut dire quoi ça ??? Y'a baleine sous gravier là, faut que j'enquête !
ça laisserait supposer qu'une femme à qui la nature a offert une forte poitrine serait fade et stupide ? c'est un peu sévère non ???
Bref, revenons à ce que je disais... retour vers le futur du passé... ;-)
Renoncer au passé, c'est en faire un deuil.
Et attention les noeils ! Faire un deuil, c'est un processus qui se décline en plusieurs phases. D'abord le déni. On refuse de croire que ce qui a été ne sera plus. Puis vient la colère. On en veut au temps qui passe. Enfin, arrive la peur. On se demande "qu'est-ce qui va se passer maintenant ?". Tout ça pour arriver finalement à l'acceptation et donc, le renoncement. Quand on n'arrive pas à suivre ces étapes, quand on reste accroché au passé, c'est que l'on refuse nos émotions. Et bien souvent, on en retrouve l'explication dans l'éducation que l'on a reçu. Une petite fille à qui l'on a interdit de se mettre en colère ou un petit garçon à qui l'on a répété qu'un homme ne doit pas avoir peur... Je crois que lorsque l'on n'a pas eu la possibilité de faire un juste apprentissage de ses émotions en les recevant et en les exprimant au moment où elles se présentent, et bien on reste coincés dans l'une d'elle, comme la colère, ou le ressentiment. Au final, on se retrouve incapable de dépasser cette émotion.
M'est avis que bien souvent, quand on reste prisonnier du passé, c'est la preuve que certaines choses, à priori traumatisantes, n'ont pas été digérées sur le moment. Ça nous tire vers l'arrière et nous empêche d'avancer.
Et je sais vraiment de quoi je parle...
C'est compliqué de faire le deuil de quelque chose. Quand je dis quelque chose, c'est parce ça ne s'applique pas seulement à une personne physique. Ça peut aussi être une relation, une époque, une activité... On a souvent beaucoup de mal parce que l'on croit que "faire le deuil" revient à "oublier". Et on refuse d'oublier. Alors, inconsciemment, on s'efforce de le faire survivre en restant tourné vers lui, dans le passé. Il me semble que derrière cette incapacité à tourner la page, se cache une difficulté à "rompre", à "partir". J'ai lu des trucs qui de prime abord sont assez prise de tête, qui expliquent que ce genre d'attitude s'apparenterait à l'angoisse infantile de la rupture avec la mère. Quand cette séparation n'a pas été correctement assimilé, on cherche à retrouver cette relation fusionnelle. En général, l'absence réelle ou symbolique du père en est souvent la cause. Car c'est lui qui, en s'interposant dans la relation mère-enfant, l'incite à sortir de cette fusion pour se tourner vers le reste du monde. C'est donc grâce à lui que l'on apprend à s'inscrire dans le présent et à se projeter dans l'avenir. Sans lui, on reste symboliquement collé à sa mère et adulte, on vit avec l'idée "qu'avant, c'était toujours mieux". Ça c'est ce que j'ai retenu et je vous le livre avec mes mots à moi. C'est sûrement pas très clair, voire même nébuleux. Vous avez le droit de relire plusieurs fois, y'a pas de risque d'overdose. J'ai fais le test, et on finit par comprendre... à la dixième lecture ;-)
Mais alors que faire pour changer ça ???
Carpe Diem ! et oui, vivre l'instant présent et s'y sentir physiquement. Prendre pleinement conscience de son existence dans l'ici et maintenant. Ça me fait marrer car je repense à Jean Claude Vandamme que l'on prend pour un illuminé quand il dit qu'il est "aware"... il traduit ça par "être à l'attention de savoir qu'on existe". Bon alors c'est sûr, quand il balance ça dans une interview, ça fait mourir de rire tout le monde et ça lui colle une étiquette d'affolé. Mais en fait, ça veut juste dire Carpe Diem je crois.
Autre truc pas mal, pour l'avoir testé, c'est de lister ses peurs. Car bien sûr, il est impossible de prévoir et de se prémunir contre tous les risques que l'on encourt lorsque l'on fait des projets. Mais en listant ses peurs, même les plus futiles, on aborde de façon plus claire et moins angoissante l'avenir. On ne l'envisage plus sous le coup de l'émotion mais plutôt de la raison.
Et puis bon, se libérer du passé BDM ! La nostalgie dépend d'une tendance naturelle à idéaliser le passé. L'endroit, l'ambiance, les sensations associées au souvenir sont magnifiés. Revisiter les lieux qui nous hantent nous libère souvent de l'image idyllique que l'on en a gardé. Ça m'est arrivé plein de fois. Je repensais à des endroits que j'avais adoré... et en y retournant, j'ai ouvert les yeux ! ça m'a permis de découvrir que c'était pas "si tant" magnifique que ça. Vous n'avez jamais eu cette impression ? dans vos souvenirs, le jardin était immense... et finalement, ben non. Et pour les personnes, c'est pareil. Je me souviens qu'après une rupture brutale, que je n'avais pas vu venir, que je n'avais pas vraiment compris, je pensais toujours à lui, je revoyais nos moments passés ensemble, je rêvais de le rencontrer à nouveau... L'amour pour moi ne pouvait se conjuguer qu'au passé. Je n'envisageais pas une seconde pouvoir vivre autre chose. Et puis je l'ai rencontré par hasard, dans une grande surface. Il était vieilli, avait un peu grossi et surtout m'a évitée en chuchotant : "je ne peux pas te parler, ma femme est très jalouse..." l'effet fût radical. J'ai tiré un trait définitif sur ce passé que j'avais idéalisé...
Alors maintenant, quelques petits conseils à l'entourage... et ben voui, j'me la pète Ménie Grégoire ! Comment ? vous la connaissoie pas Ménie Grégoire ??? j'peux pas l'croire...
Et bien c'est tout simple...
Face à une personne qui ressasse constamment ses souvenirs, on a tendance soit à lui accorder une attention excessive et à se laisser emporter dans le passé avec elle, soit à l'interrompre brutalement. Et je pense que l'attitude juste se situe au croisement de ces deux extrêmes. L'idéal serait d'accorder à l'autre un temps pour qu'il puisse se référer au passé et qu'il y prenne des repères, mais le limiter aussi pour ne pas qu'il s'embourbe dans ses souvenirs.
Quelques minutes d'évocation du passé suffisent bien largement à sécuriser l'autre.
Après, démarrer sur un autre sujet dans lequel il se sentira impliqué pourra l'inciter à revenir au présent !!!
Tout ça, c'est bien joli, mais c'est pas si évident ! Dit-elle, forte de ses expériences passées et présentes...
Quand on a décidé de rester coincé sur l'épisode d'avant, et bien c'est très difficile pour l'entourage de nous faire comprendre que tourner la page nous rendrait heureux sans pour autant effacer ce que l'on a vécu...
CQFD
Et là, maintenant, je m'en vais faire un p'tit plouf...

vendredi 20 juin 2008

Faîtes de la Musique !



L'été arrive demain, et le soleil est au rendez vous ! Huumm ! enfin des températures de saison.
Au programme, avant tout, du farniente. Mais bien sûr, on a tous notre définition du farniente. Ou plutôt, nos bémols... Le mien, c'est genre ne pas se prendre la tête à savoir ce qu'on va manger... seule c'est simple ! c'est un premier exemple, on est d'accord.
Au menu, je prendrais une bonne salade composée, des crudités, de la fraîcheur.
Ah tiens, j'ai une idée, j'vous montre 2 - 3 compositions de mon cru...

Celle là, franchement, elle est toute simple, hyper rapide et vraiment éco.
On coupe en petits cubes Concombre/Tomates/Jambon blanc/Cornichons/échalotes. On arrose avec huile d'olive/vinaigre de cidre/Sel & Poivre. On mélange le tout, on place au fridge 30 min et c'est super.

Alors celle là, c'est quand on veut bluffer sans se casser la tête. On met le paquet sur la présentation, et en réalité c'est trop facile !
On découpe un chapeau à la tomate, on l'évide avec une cuillère à soupe. Bon, bien sûr, on enlève que les pépins sinon y reste rien. On découpe un concombre (sans l'éplucher) en forme de frites et on garni la tomate avec. Le reste, c'est de la déco ! Chips de maïs, olives vertes, olives noires avec capres à l'intérieur. Feuilles de menthe. On sert le tout accompagné d'un petit ramequin de sauce de salade pour ceux qui aiment. Le tour est joué. Et là on entend : wahou, c'est super, fallait pas t'embêter comme ça.

Pour finir de vous mettre l'eau à la bouche, celle là... pour les adeptes du sucré/salé.
Melon et pastèque coupés en cubes. Feuilles de basilic ciselées. Dés d'Apéricube au chèvre (important, pas n'importe quel dé d'apéricube bien sûr). Dés de jambon blanc et dés de comté (attention, pas de l'emmenthal. Je sais, c'est moins cher mais c'est moins bon). Le tout passé à l'huile d'olive/vinaigre au préalable. Belle présentation. Jolie table. Repas en amoureux.
Alors évidemment, ce sera pas pour moi ce week end !!! Franchement, j'me vois mal me préparer une assiette comme ça... j'aurais l'air ridicule !

Après tout ça, un petit fromage blanc au coulis de fruit rouges (fait maison le coulis, car je ne peux pas manger sucré).

Pour suivre, je prendrais quelques séance bronzette sur le transat histoire de dorer un peu avant d'arriver à la plage... important de pas avoir l'air "touriste" ;-)

Et comme la météo annonce des températures vraiment estivales, j'ajouterais sans doute quelques ploufs dans la piscine. Oui, c'est vrai, l'eau est encore un peu fraîche... seulement 26°C cet après midi. Faut juste le temps d'y entrer, après c'est tonifiant.
Hou didon, j'ai une idée... Diane Eve dans la piscine... Aller, j'vous fais un cadeau !



Nan mais attendez, vous avez imaginez un truc de fou ??? nan... faut pas se raconter d'histoires... !

Bon aller, un peu plus sérieusement, pour la 27ème édition, les rues, les terrasses de cafés et places de la ville vont accueillir des chanteurs, des groupes et autres orchestres en tous genres. Pour l'occasion, ces passionnés vont envahir les rues et mettre toute leur énergie à vous faire bouger au rythme de leur musique.

Vous avez sûrement prévu quelque chose vous aussi.. Aller, racontez moi, je suis curieuse !

Parce que moi j'vais passer un week end genre truc-de-la-mort-qui-tue-où-t'entends-tous-les-autes-qui-font-la-fête-sans-toi-et-c'est-pas-marrant-du-tout.

jeudi 19 juin 2008

Je crois que je tiens le coupable !!!

Il semblerait que ce soit lui le responsable !!! ce machin blanc avec des tout plein de trucs écrits dessus... J'ai même son nom... Condensateur !!!
Et bien sûr, watt mille douze magasins, et pas plus de condensateur que de beurre en broche. Enfin, pas un comme celui là ! impossible à trouver.
Alors voilà, le moteur du portail est revenu à son emplacement, ce qui va permettre de le verrouiller quand sécurité oblige, mais pour le reste, et ben il reste automatiquement manuel !!!

Et comme c'est une période très "super positive", le môssieur qui répare les électroménagers a téléphoné ce soir pour dire que la plaque à induction est malade de la carte électronique. L'opération serait vraiment coûteuse... genre le prix de la plaque. Donc voilà ma p'tite dame, vous pouvez passer demain soir la récupérer en l'état, c'est à dire HS. Génial. Seul avantage, le trou sur le plan de travail sera rebouché. ça fera joli.

Mais bon... comme dit Caro quand elle sent bien que y'a rien à ajouter : t'as vu, y'a du soleil ! ;-)

Réfléchir avant...


Ça sort comme ça. Dans le feu de la bagarre, de la provoc ou de l'héroïsme. Des petites phrases impulsives. Mais à haut risques. Oui, croyez moi, très dangereuses, parce qu'il arrive qu'on nous prenne au mot. Et en règle générale, on n'aime pas du tout entendre des réponses pour de bon et pour le pire à ces répliques pousse-au-crime. Quand ça nous pète à la gueule, c'est tout de suite moins confort !
Alors... comme c'est la grande quinzaine du blanc, tout à -50%, je suis d'humeur généreuse et en grande spécialiste, que dis-je, en incontestée et incontestable Professeur Es-répliques-de-la-mort-qui-tue, j'ai vous ai fais une petite liste, loin d'être exhaustive, des sms foireux à ne jamais envoyer ou des vieilles phrases pourries balancées du tac-o-tac à oublier de toute urgence ! Paske comme disait quelqu'un "c'est trop facile de s'excuser... faut y penser avant."
Croyez moi ! Imprimez cet article en plusieurs exemplaires et placez les judicieusement sous votre oreiller, dans votre sac à main, punaisé sur le mur des toilettes (à cet endroit, on peut le relire de façon passive et on le mémorise mieux), dans la voiture, en miniature au dos du gsm... bref, dans tous les endroits stratégiques qui vous permettront de l'avoir tout de suite à portée de main pour éviter le pire !
Aller, maintenant, mettez vous en situation (imaginaire, hein, ne faites pas l'essai grandeur nature, je vous promets que c'est dangereux). Et si vous concevez sans problème le bien que ça fait de balancer un tel missile, restez concentrés et visualisez la réponse que vous risquez de prendre en travers de la figure...
Bouge pas, j'y vais.
Gifle-moi pendant que tu y es.
Ta mère, tu sais ce que je lui dis ?
Si c'est comme ça, j'me tire.
Jure-le sur la tête du chien.
Chiche que j'arrête de fumer.
Tu dis ça pour moi ?
M'en fout, chui pas douillette.
Je ne le répèterai pas deux fois.
Fais comme chez toi.
Plutôt crever.
Le mariage ? mouais, bof.
Adieu !
Si tu me quittes, je me flingue.
Tu n'as qu'à dire STOP, et je m'efface.
Tu me rembourseras plus tard.
Dis, tu m'écoutes ?
Attends un peu, tu vas voir...
(variante)
Tu vas voir ce que tu vas voir.
Et qu'est-ce qu'il t'a dit sur moi, ce connard ?
Je passe l'éponge.
Chéri, fais-moi tout.
C'est la dernière fois que je te le demande.
Si c'est imbouffable, dis-le.
T'as quelque chose à te faire pardonner ?
Je préfère savoir.
(variante)
Je préfère ne pas savoir.
Nan mais vas-y, si elle te plaît, ne te gêne pas.
On devrait se séparer quelques temps.
A quoi tu penses ?
Je compte jusqu'à 3.
C'est toi le chef.
C'est ça, amuses toi bien !
Laisse, je t'invite.
Si je t'ennuie, dis-le.
C'est elle ou moi.
C'est vrai ce mensonge ?
Répète si tu l'oses.
Je peux tout comprendre.
Tu veux quoi pour Nowel ?
Toute façon tu comprends rien à rien.
Je t'aime comme tu es.
Je suis débile ou t'es pas clair ?
Vas-y, tire !



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La Pensée du jour
Je me demande si j'arriverais un jour à me self contrôler all over the circonstances...

Y'a pas de hasard !!!



Ce matin, à 7h, j'ai reçu un mail ! Oui, bon, rien d'exceptionnel. Roooh, mais vous allez me laisser finir oui avant de faire des commentaires ???
Je reprends. Ce matin, à 7h, j'ai reçu un mail !
Je sais bien qu'il n'est pas arrivé à ce moment là par hasard. Je parle pas de l'heure, je parle du jour, du moment.
D'ailleurs, je fais partie de ces gens qui pensent qu'il n'y a pas de hasard.
Là où la surprise est grande, voire immense, c'est que c'est mon père qui me l'a envoyé !!!
Il habite à 500 km de chez moi et nous n'avons que très peu de contacts.
Il s'est acheté un pc, il s'est abonné à un fournisseur d'accès, et il découvre l'informatique tout seul comme un grand depuis le mois de décembre. C'était son père noël !
Je n'ai reçu qu'un seul et unique mail de sa part lorsqu'il testait son adresse de messagerie.
Je n'ai pas réussi à le joindre le jour de la fête des pères. Bref, c'est comme ça, c'est la vie, nous n'avons que peu de contacts.
L'histoire est longue. Trop longue à raconter ici et maintenant. Et pi chu pas prête ! ;-)

Même s'il n'y avait pas de commentaire, pas de mot personnel, ce n'est pas une de ces chaînes à la con qui m'agacent prodigieusement parce que c'est un peu comme si j'étais prise en otage... et qui en plus me font culpabiliser car je ne fais jamais suivre !
Je connaissais ce texte bien sûr. Je ne suis pas idiote, je sais bien qu'il circule dans des boucles d'adresses sous forme de chaîne. Y'a même la petite phrase qui va bien à la fin et qui te met la pression en te disant un truc genre
"La source de ce poème est inconnue, il apporte de la chance à qui le transmet.Ne le garde pas...Donne-le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance. "
Mais là non. La différence essentielle et primordiale qui fait que c'est différent parce que c'est pas pareil, c'est que ce mail m'était adressé personnellement. Vous la sentez la différence là ?
C'est "Un Message". Genre un truc subliminal... En tout cas, je le prend en tant que tel.
Pourquoi ??? Mais eeeeuuuuuh, j'vous en pose moi des questions ???
Bon en même temps, si je vous dis pas, vous n'allez rien comprendre. Il n'y aura donc pour vous plus aucun intérêt à venir flaner par ici... c'est vrai quoi, si on rend visite à quelqu'un et qu'on comprend rien à ce qu'il dit, on se lasse vite, on abandonne. C'est pas le but ;-)
Hier soir, j'allais vraiment vraiment pas bien. Un de ces moments où l'on a l'impression d'être dans une impasse. On se dit qu'il n'y a pas de solution. Que tout va de travers malgré les montagnes d'efforts que l'on fait du matin au soir pour tout gérer. J'ai fais appel à ma mère pour qu'elle s'occupe de mes enfants. Je ne voulais pas qu'ils me voient aussi triste, aussi lasse, aussi désespérée. Ils sont partis manger et dormir chez elle. Elle était inquiète de me voir comme ça mais elle a compris qu'il ne fallait pas poser de questions. Elle sait que je lui parlerais quand je le pourrais. Elle sait aussi qu'il y a des choses que je ne lui dirais pas. Mais ce n'est pas le problème. Peut-être qu'elle a eu mon père au téléphone et qu'elle lui a fait part de ma détresse ?
Peut-être alors que c'est sa façon pudique de me dire qu'il est là, qu'il sait, qu'il pense à moi...
Voilà ce qu'il y avait écrit sur ce mail :

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, La Vraie Vie !
Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants quittent la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.




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La Pensée du jour
Eeeuuuhhh... ça veut dire que quand on se prend une tarte en pleine gueule et qu'on ramasse ses dents c'est aussi du bonheur ???

mercredi 18 juin 2008

Air TT



Après midi à la maison pour faire le vide
avant de péter le câble neuro-transmetteur !

On se calme, on se pose, on essaie de comprendre...

Comment ? si elle est stressée ?
naaaan ! elle est juste plus étanche !

Mais bon, elle va bien on s'en fait pas...

Un vrai cauchemar !


Hier soir, ma messagerie a été rétablie après un coup de fil à l'assistance Free.
J'ai alors reçu watt mille douze mèl de pub ... oui, j'ai beaucoup d'amis ;-)
Puis, vers 21h55, alors que je regardais Dr House avec Samantha histoire de laisser couler le temps qui ne passait pas assez vite à mon goût, un lapinou est venu toquer à l'écran de mon pc.

Vous savez ce que c'est de se ramasser une bombe atomique sur la gueule ???
Ben moi je sais ! J'ai cru devenir folle. J'ai assitôt bondi sur mon téléphone pour demander ce que ça voulait dire, ce que c'était que ce bordel. Mais pas de réponse. Un message, puis deux, puis trois. Un mèl, puis deux, puis trois. Un sms... mais Rien ! Nada ! Quedal ! Niet Popov !

Depuis, je vis un véritable cauchemar. J'ai l'impression d'être engluée dans un truc que je ne maîtrise pas. ça occupe 350% de mes ressources psychiques pour essayer de comprendre.

Quand je merde, je le sais. Je le dis. Je l'écris. J'essaie tant bien que mal de demander pardon.

Mais là, j'ai rien fais ! Au contraire. Je me faisais toute petite, discrète et j'attendais que l'orage passe son chemin.

????? POURQUOIIIIIIII ?????
BDM !!!

lundi 16 juin 2008

Les 10 points de contrôle du lundi



1. Gris, triste, humide. Elle s’en fout… limite ça l’aurait gavée qu’il fasse beau.
2. Elle a bu un kawa avec Caro. La seule depuis vendredi qui a écouté SANS faire de commentaire merdique.
3. Sa chaudière est en panne. Elle n’a plus d’eau chaude depuis samedi soir. Le réparateur ne peut pas venir et en plus ça va lui coûter un foie.
4. Elle a mis un chapeau ce matin pour ne pas ressembler à rien dès le début de la journée. Ça la gonfle cordialement. Elle pense que maintenant ça n’a plus d’importance et qu’elle va les faire couper.
5. Elle a mangé une tranche de clown ce matin. Elle devait être périmée car elle n'a toujours pas d'humour.
6. Elle n’a pas fait son bulletin météo de la semaine. Elle est en grève. ça n’a pas de rapport avec le reste.
7. Elle doit monter dans le 5ème avec son fils à 18h pour une première consult. Ça veut dire traverser Lyon à une heure de pointe… galère et bouchons en perspective.
8. Le moteur de son portail ne sera pas réparé. Elle a les boules car jouer les grooms ne l’amuse plus du tout.
9. Elle a perdu 1 sourire, 2 kilos et 3 sms.
10. C'est plus la saison des fraises.




NDLR : Pourquoi elle fait jamais keskifo kantifo komifo ???

dimanche 15 juin 2008

La banane flambée


Elle a merdé,
elle le sait,
mais c'est trop tard,
le mal est fait.
Comme souvent, trop souvent d'ailleurs. La fois de trop !
Amoureuse et insécure. La parfaite alchimie pour une crise de jalousie. Certes, la jalousie n'est pas un problème en soi dans la mesure où elle n'est que l'indice de la présence d'un problème ; la plupart du temps, elle naît avec l'insécurité. On éprouve de la jalousie lorsqu'on craint de perdre la personne que l'on a choisi de privilégier. Jusque là, non seulement c'est bon signe mais en plus il ne s'agit que d'une émotion. Malheureusement, la jalousie peut donner lieu à des comportements destructeurs qui sabotent les fondements de la relation.
Faut dire qu'Elle n'a jamais eu confiance en elle. Insécure maladive... ça remonte à tellement loin qu'elle ne se souvient pas comment ça a commencé. Elle travaille ce problème depuis plus d'un an, une heure à la quinzaine... Elle a énormément progressé mais comme elle partait de zéro et qu'elle n'a quasiment que son propre soutient pour y arriver, ben ça ne suffit pas et elle se plante régulièrement.
Faut dire aussi qu'elle a souffert trois longues années des agissements d'un salopard qui l'a humiliée comme il n'est pas permis de le faire. Elle lui avait spontanément accordé sa confiance, il en a abusé. Quand elle s'en est rendue compte, elle a choisi de pardonner. Elle pensait que tout le monde à droit à l'erreur et qu'il ne faut pas condamner trop vite. Une occasion en or servie sur un plateau d'argent pour une crapule de son espèce ! Il s'en est réjouit, il a joué les repentis et il a recommencé de plus belle. Elle ne voyait jamais arriver le coup fourré car les excuses et autres stratagèmes étaient à chaque fois différents. La sincérité qu'il affichait était hallucinante. Il n'hésitait pas à promettre, à jurer, à proposer des témoignages en gage de preuves... Pire encore, il la faisait culpabiliser en prétextant que s'il agissait comme ça c'est parce qu'elle avait fait ou dit ceci ou cela. Quand j'y pense, une véritable pourriture. Et dire que c'est gendarme ça... ça fait réfléchir non ? Bref, il a réussi à la démolir complètement. La briser en mille petits morceaux, au point qu'elle était persuadée d'avoir à peu près la valeur d'un résidu de sous-merde non recyclable ! et encore ! Alors elle s'auto-détruisait lentement.
Elle ne cherche pas d'excuses. Tout au plus, ce sont des circonstances exténuantes ! Ce genre de souffrance laisse des traces et occasionne malheureusement certaines réminiscences.
Il y a quelques temps, elle avait questionné sa psy car elle ne comprenait pas pourquoi elle en prenait plein les gencives sans raisons. La spé des boyaux de la tête lui avait répondu que ce n'était pas elle qui était visée... il s'agissait d'angoisses relatives à une histoire passée dont elle faisait les frais... Elle a compris.
Samedi soir, elle a oublié de réfléchir avant d'agir. Déjà la veille, et encore dans l'après midi même, elle avait eu besoin de parler... mais les personnes à qui elle s'est adressée n'étaient pas "les bonnes" et ces discussions, au lieu de la réconforter, n'avaient eu pour effet que de semer le doute dans son esprit. Elle s'était d'ailleurs amèrement rebiffée en assurant que depuis le premier jour l'honnêteté et la franchise avaient toujours été de mise. Mais voilà. La fatigue d'une semaine difficile, la déception d'avoir espéré que, et une poignée de mauvais conseils... elle a balancé un skud.
Ce matin, au réveil, elle espérait que ce ne soit qu'un de ces mauvais rêves qu'elle fait souvent ces temps. Mais en vérifiant, elle s'est rendue compte que non. Les larmes ont coulé sur ses joues en silence... elle savait que c'était une fois de trop.
Elle a passé la journée à "faire semblant". Rester optimiste et garder le sourire pour ne pas perdre la face. Mais ce soir, elle est seule, en tête à tête avec l'immensité de sa connerie. Il n'y a plus personne à bluffer. Elle se déteste. Elle s'en veut comme jamais. Si elle était assez souple, elle se mettrait volontiers une bonne série de coup de pied au Q, suivi d'un kick frontal rotatif avec élan et doublé d'un pétage de dents dans les règles de l'art. Quand bien même elle y arriverait, ça ne changerait rien. Nan, ce qu'elle aimerait, c'est lui demander pardon. Elle aimerait surtout lui expliquer que ça n'a aucun rapport avec l'enclume, la choucroute, les grignotages de binouses, les copains ou les déménagements de copines. Le problème c'est Elle. C'est son insécurité. C'est son manque de confiance. C'est sa peur de ne pas être à la hauteur. C'est aussi sa crainte perpétuelle d'être à nouveau trop naïve. Le problème c'est que dans un moment d'égarement, elle a, elle aussi, transposé ses douleurs passées sur le présent.
Voilà. J'arrête. Je sens bien qu'elle a pas trop envie que j'en parle "plusse". Je sens bien qu'elle voudrait aller se coucher pour s'endormir en espérant que demain sera un autre jour... Je vois bien qu'elle est malheureuse. Mais qu'est-ce que je peux faire pour elle ? hein ? à part vous raconter tout ça, à part vous dire à quel point elle regrette. Je savais, moi, qu'il fallait pas l'envoyer ce putain de sms. Si elle m'avait parlé, à moi, je lui aurait dit tout ça. Qu'il faut pas qu'elle s'inquiète, qu'elle peut avoir confiance... tout ça tout ça. Je vais pas lui dire maintenant : "tu vois, c'est bien fait pour ta gueule, t'avais qu'à profiter de ta soirée guacamole/saucisses/merguez avec ton ami et tes loulous au lieu de psykoter à fond sur une copine qui déménage et que tu soupçonne niaisement d'être assez fortiche pour te piquer ton copain". Nan, ça je peux pas lui dire. D'abord pask'elle va m'envoyer dans mes buts en me disant que la première venue est tout à fait apte à faire tourner les sens de qui que ce soit pourvu qu'elle soit moins chieuse qu'elle. Ensuite, pask'elle a pas d'humour quand elle a les boules... et elle a franchement les boules ! Surtout pask'elle a mal depuis ce matin et que je l'aime bien. Elle s'en veut tellement qu'elle mérite pas que j'en rajoute une couche. Et puis si je la laisse tomber, elle aura qui demain matin pour trouver la force de commencer une nouvelle journée ? Nan, sérieusement, je peux pas faire ça. Et puis bon, c'est pas tout carrément de sa faute non plus. Mettez vous à sa place 2 minutes. Oui, je sais, il est tard... mais juste 2 minutes. Ok ? c'est fait ? alors ??? il l'aurait pris comment le Môssieur ??? No Comment, on est d'accord !
Bon aller, c'est pas l'tout mais je vous laisse. Je dois encore publier ce billet, trouver une photo qui colle, vérifier que toute la p'tite famille a de quoi s'habiller demain, sortir la poubelle marron, préparer la table du déjeuner, faire un ti tour aux toy' (histoire d'être tranquille...), me brosser les dents, régler le réveil sur 6h, et surtout, aller coucher la Tite Banane...
Ps1 : la "Crapule" se sera reconnue. Double effet kiss cool : 1/ il sera très fier que je parle de lui ici et 2/ ça va lui faire des guilis dans le ventre de savoir qu'elle est malheureuse.
Ps2 : "Les conseilleurs" ont sûrement envie de sourire... mais modérato. Peine perdue. Elle n'est pas open.
Ps3 : Beaucoup trop chère, désolée les enfants, on ne peut pas !
Ps4 : Elle me dit qu'elle n'a toujours pas envie de fraises... je sais pas trop ce que ça veut dire. C'est un code je crois. Elle me dit qu'il comprendra s'il passe par là.
Ps5 : Elle a mal...
Ps6 : Faut qu'j'y aille... elle est trop pas bien la Tite Banane !

mercredi 11 juin 2008

En route vers les étoiles !

Une fois par semaine, je peux quitter le job à 15h. Peu importe le jour, le principal étant d'avoir suffisamment d'heure dans la cagnotte. C'est cool !
J'ai remarqué qu'en général, les gens prennent le vendredi. Sans doute ont ils l'impression de rallonger le vikène.
Moi, j'ai choisi le mercredi. Parce depuis le début de l'année scolaire, j'ai Eliott du mardi soir au mercredi soir -et des fois même jusqu'au jeudi matin en fonction des indisponibilités de son papa- :-/. Je le vois aussi 1 vikène sur 2, mais ça fait quand même pas beaucoup ! Alors, pour profiter un peu d'être avec lui, je rentre le plus tôt possible.
Depuis une semaine, nous avions un projet lui et moi. Nous voulions construire une navette spaciale ! Ah ben oui, faut c'qui faut ! on va pas faire chiche, tant qu'à se lancer dans la construction, autant faire preuve d'ambition ;-)
J'ai découvert ça sur le blog d'Eric !!! ;-) Il racontait que son petit N avait adoré ça. J'ai trouvé l'idée sympa et je l'ai proposé à Eliott qui a aussitôt demandé : "Quand est-ce qu'on fabrique la notre de navette ?"
Il m'a fait rire car l'idée de départ c'était de l'offrir pour la fête des papas... Mais plus le vaisseau prenait forme et plus Eliott trouvait ça génial. Si bien qu'en s'appliquant à préparer les inscriptions à coller sur la carlingue, il me dit :
- didon maman, pourquoi je dois lui faire un cadeau à mon papa ?
- ben, parce que c'est la fête des papas dimanche
- oui, mais je préfère me faire un cadeau à moi ! je voudrais l'appeler Eliott ma navette...
- comme tu veux mon chéri, c'est toi qui choisit !
Du coup, la navette s'appelle Eliott et plutôt que de longs discours, je vous offre un petit reportage en images !

Pas n'envie de fraises... j'veux d'la patate ;-)


... ça m'a fait rire !

dimanche 8 juin 2008

Monsieur Connard !


Roooh oui, je sais... je vous ai déjà longuement écrit hier...
Mais bon, là, chui inspirée ! Non pas qu'il se dévoile, mais qu'il s'affirme !!! D'une constance surprenante depuis plus de 20 ans...
Monsieur Connard !
Quand on le rencontre on n'y croit pas. C'est trop beau !
Je l'ai déjà dit, et prenant le risque d'être considérée pour la mémé qui radote je le répète :
"on est toujours le con d'un autre"
Mais là c'est cosmique, la connerie galactique, intersidérale, qui se mesure en années lumière, la super connerie plus grosse qu'une nova, plus dense qu'un trou noir, plus dangereuse que de l'antimatière, la connerie universelle, celle qui éclipse les autres, celle qui nous absorbe de sa masse gélatineuse et flasque, celle qui nous englue telle la mouche dans la toile alors qu'inexorablement l'araignée approche, celle qui nous paralyse telle Blandine dans le cirque sentant sur sa nuque gracile le souffle rauque des lions, celle qu'on sait ne pouvoir combattre telle la chèvre de Monsieur Seguin lorsque le soleil commence à embraser l'horizon déchirant le voile noir de la nuit, l'incommensurable, la majestueuse, celle qu'on cultive de père en fils, de génération en génération, évolutive, auto‑alimentée, à embrayage automatique, quatre roues motrices, turbocompressée et pour une fois, de fabrication Française, modèle déposé, reproduction interdite, même partielle, droits déposés dans tous les pays, un fleuron national, le jour de gloire est arrivé, la connerie parfaite, le con parfait, tellement énorme qu'il inspire le respect, cet homme mérite le nom de Monsieur, cet homme mérite le nom de "Monsieur Le Connard".
C'est exactement ça ! Mais "Le" est de trop. C'est vrai, la particule renforce l'exceptionnel de la rencontre, accentue le coté dramatique de la scène. C'est "Le Cid" qu'a écrit Corneille, "Cid" çà aurait fait tarte. En revanche là, ça lui donne trop d'importance, et en plus je n'ai pas l'exclusivité. Tout le monde a droit à son "Monsieur Connard", Vous avez droit au votre. Le vrai, celui qui rassure, celui qu'infailliblement on retrouve à la même place, immuable, comme la pyramide de Kéops, le Kilimanjaro, la grande muraille de Chine, défiant le temps, celui dont on sait qu'il l'est plus que soit, celui avec lequel on peut se comparer si on se fait traiter de con, la référence, le "Maître étalon", celui qu'on connaît bien, comme un voisin, comme un ami.
Si je me l'approprie, je ne pourrais plus regarder la France profonde dans le blanc des yeux, je ne serais plus la force tranquille si je vous pique le votre, je vais me faire rétamer aux élections si je le garde pour moi, en égoïste. Il en faut pour toutes les couches de la société, pour les prolos, pour les bourges, pour les chômeurs, pour les cadres, les petits, les moyens, les supérieurs, pour les émigrés, les immigrés, de bon gré, de mauvais gré, de malgré, pour un panel représentatif de toutes les tranches d'âge de la population.
Je suis même prête à faire des sondages, j'ai des copains, SOFRES, BVA, IBM, on pourra organiser des concours, régionaux, nationaux, internationaux, agricoles, vinicoles, arboricoles, interpole, distribuer des Césars, des Molières, des 7 d'or, même des Oscars, on élira des rois, des reines, des Miss monde, des Monsieur Univers, mais c'est promis, je ne vous piquerais pas votre "Connard", vous ne sauriez le supporter.
J'imagine déjà les manifs, "moi y en a vouloir mon Connard", les concentrations de connards. Alors, je vous le dis, je ne le fais pas pour la France, je ne le fais pas pour moi, je le fais pour les psys et leurs divans ! Je le fais pour vous !
Oui, je sais, ça c'est Diane-Eve... toujours prête à prendre la défense de la veuve et de l'orphelin, toujours dévouée pour les oeuvres humanitaires, comme France Gall, Chantal Goya où Dorothée, c'est les restos du coeur et l'abbé Pierre réunis, on trouve tout chez elle, c'est les Galeries Lafayette, à chaque instant il s'y passe quelque chose, c'est le Printemps, le B.H.V., le BHL, elle philosophe.
Je ne vous l'ai jamais dis, mais en fille très organisée, j'ai un "répertoriage"... Un savoureux cocktail pour désigner une classification. Vraisemblablement dérivé d'un savant mélange de répertoire et de coloriage. Les personnages étant hauts en couleur.
La particularité de mon répertoriage c'est qu'on peut facilement passer d'une catégorie à une autre suivant le moment et l'humeur.
On peut surtout descendre, mais il arrive, rarement, de pouvoir remonter.
Faut pas rêver, Monsieur Connard ne pourra jamais devenir "Mouais of bof" où " Nul H.", ni même "Sombre crétin". (promis, je vous explique dans quelques jours...)
Mais Monsieur Connard, c'est un cas particulier.
Même comme frappé par la lumière divine, même avec une brusque augmentation de son Q.I., une poussée d'intelligence, une reproduction intensive de ses neurones, un bouillonnement de matière grise, même un miracle n'y changerait rien.
Envisager une greffe ? j'y ai bien pensé. J'ai même essayé ! mais c'est impossible ! on s'expose immédiatement au phénomène de rejet. Il repousse la plus petite dose d'intelligence comme deux pôles d'un aimant qui se contrarient. C'est pour ça qu'il est dangereux, quand tu l'approches, il te vide de ton intelligence. Plus tu en as, plus le vide créé est grand, et plus tu es vulnérable. La nature a une sainte horreur du vide, et lui il est comme une masse gélatineuse qui se déverse, se répand, s'introduit partout, il te comble de connerie. On ne s'en rends pas compte, lui non plus, mais on devient con. Pour lui ça ne change rien, ce n'est qu'une infime partie, une poussière microscopique, une particule insignifiante dans son immensité céleste...
Bon j'arrête de parler de lui vous allez être jaloux... ;-)

samedi 7 juin 2008

La terre appelle la lune... répondez la lune !

L'homme a une opinion sur la crise économique, pas sur la manière dont on va finir le mois. La femme, c'est le contraire.
L'homme se tait quand il va mal. La femme, c'est le contraire.
L'homme se tait quand il va bien. La femme, c'est le contraire.
A croire que l'homme et la femme ne sont pas faits pour se comprendre. En disant ça, on a vite fait de se retrouver étiquetée androphobe, féministe attardée voire, handicapée du dialogue.
Ça fait un moment que je potasse, que je me renseigne, que je fouine, que je me documente... Aujourd'hui, j'ai quelques réponses. Hey, pas d'la niotte. C'est cautionné par des mecs qui ont d'abord pris le temps de décrypter le langage des baleines, des ordinateurs et des trous noirs, pour enfin se pencher sur nos problèmes de communication. Conclusion de l'un d'entre eux : "Ce qui est étonnant, ce n'est pas le nombre de divorces. C'est le nombre de gens qui restent mariés."
Il a pas tort le garçon, car si nos amis les hommes et nous mêmes employons les mêmes mots, on est bien loin de parler la même langue. D'où ça vient ? C'est culturel. Ah ben nous v'la beaux ! on est bien avancés avec ça. Comment s'en sortir ? Comme en pays étranger : apprendre les rudiments de la conversation. Avec cette difficulté supplémentaire qu'on n'en est encore qu'au brouillon du manuel. On ne désespère pas... c'est largement mieux que rien. Car on part de très bas !
Pourtant nous, les femmes, sommes très douées pour comprendre. Même à demi-mot. C'est dire qu'on ne demande pas grand-chose. Mais, même ça, c'est très au-dessus des capacités de production de l'homme. Qu'il soit sapiens, on n'en doute pas. Mais taciturne, c'est une évidence. Dans le meilleur des cas, ça nous laisse juste perplexe. Homme passe le week-end dans sa famille. Il rentre. Femme lui demande : quoi de neuf ? Homme répond : rien. Trois jours plus tard, Femme apprend que sa sœur est enceinte et se marie le mois prochain. Admettons que ce genre de nouvelle soit moins importante pour lui que pour nous. Admettons aussi qu'il exulte en silence.
Car on sait que l'homme fait beaucoup de choses en silence. Principalement souffrir. Quand un couple va de travers, Femme hystérique de chagrin, se résout à demander le divorce. Et Homme se décide enfin à ouvrir son clapet : "Depuis un an, je sentais que quelque chose n'allait pas." Femme sidérée : "Et il n'a rien dit. Alors qu'il y a un an c'était encore rattrapable."
Il semblerait que face à un problème, l'Homme se rencoquille dans sa bernique. Alibi : il veut nous protéger. "Ce n'est pas la peine que tout le monde aille mal, quand moi je ne vais pas bien", dit-il. C'est gentil. Sauf que, à force de ne pas comprendre pourquoi il se mure dans son malaise, on finit par croire qu'on a fait quelque chose de travers. Qu'il nous trompe. Qu'il ne nous aime plus. Ou n'importe quoi d'autre. On devient cinglée.
Mais pourquoi vous cherchez des raisons ? demande l'Homme, avec une horripilante candeur. D'abord, parce qu'il y en a. Ensuite, parce que les hommes eux-mêmes nous induisent à décrypter ce qu'ils ne disent pas. Pour eux, agir passe avant parler. Et l'action a un sens. Parfois même, valeur de déclaration. Et quand Femme annoncera volontiers à tout le monde qu'Elle et Homme sont amoureux, Homme, lui, choisira de ne rien dire mais de le montrer... en faisant le café, dans ma cuisine, en le servant, avec mes tasses, pour bien montrer qu'il sait où tout se trouve dans la maison. Je me souviens de Franck, parti à la montagne une semaine avec sa copine et qui avait laissé de côté sa passion du hors-piste pour lui apprendre à skier. Pour lui c'était clair : "Quand tu en es là, ça sent déjà le mariage" m'avait-il dit avec le plus grand séreux. Est-ce que ça explique le grand succès des moniteurs de ski ? (roooh, ça va, je plaisante !)
Mais forcément si on applique à tout cette grille de décodage, il y a des moments où on se méprend. Parce qu'on surinterprète. Quand l'Homme lance un message, la Femme réagit au métamessage.
Des exemples ? pouahaha ! trop facile...
Si on partait en week-end ? (Il m'aime)
Je reste dormir. (Il m'aime)
Il faudrait qu'on repeigne ton salon. (Il s'engage)
Si on invitait tes parents ? (Il s'engage un max)
Pas ce soir, je n'ai pas le temps. (Il ne m'aime plus)
C'est qu'en plus il faut tenir compte de leur grande pudeur. Et ça leur prend très jeune... le fils d'une copine, 6 ans, passait son temps à me dire "t'es moche". Bizarrement, c'était assez désagréable. Et ma copine de m'expliquer : "Quand il t'agresse, c'est qu'il te trouve sympathique. Si tu lui étais indifférente, il ne réagirait pas." Outre qu'elle connaît son fils par coeur, elle a derrière elle cinq ans d'analyse... ;-)
Aujourd'hui, on sait que les femmes se servent de la parole pour resserrer les liens. Ce qui est important n'est pas tant ce qui se dit que le fait de se parler les unes aux autres. Chez les hommes, le ciment de l'amitié, c'est de partager une activité. Qu'ils la pratiquent ou qu'ils y assistent. Retaper la maison de campagne, jogger le dimanche matin, prévoir de déboulonner François Pignon, ou affiner le logiciel Orca IV. Ensemble. C'est pour ça que l'homme est interloqué quand on lui demande angoissée par tant de non-dit : "tu m'aimes". Pour lui, c'est l'évidence : "si je ne t'aimais pas, je ne serais pas là". On se retrouve confrontée à cette déduction : l'amour de l'homme est inversement proportionnel à la quantité de mots qu'il prononce.
Et pourtant, parfois, il parle. A des gens qu'il aime bien. Et on équarquille les yeux quand cet Homme, qui s'affale le dimanche après midi devant un grand prix en proférant de temps à autre une onomatopée ravie, devient un monstre de loquacité pour peu qu'on se retrouve dans un dîner. Plus moyen de le faire taire. Il raconte l'histoire du mec qui aborde une fille dans un bar, explique à l'informaticien comment débuguer son PC, entame un cours d'oenologie comparée à propos du pichet de rosé et, quand on appelle un taxi, conclut sur la crise des transports. Tout le monde l'adore. On n'y comprend plus rien.
A noter tout de même que l'Homme ne parle pas du tout des mêmes choses que la Femme. Ses sujets de prédilection sont d'ordre affectif. Elle analyse la rupture de Pierre et Caro, elle suppute la durée du nouveau couple de Sophie, elle confirme que Carine est définitivement une immonde garce. L'Homme, lui, énonce des faits : "S'ils ne s'entendaient pas, c'est mieux qu'ils se séparent." Etale des connaissances : "Deux couples sur trois divorcent en région parisienne." Donne des informations : "Carine gagne 40 k€/an." Car le domaine de compétence de l'Homme, c'est le concret. C'est aussi pour ça qu'on ne se comprend pas. On a peur de faire du ski nautique ? On est prête à convenir que c'est parfaitement irrationnel, mais qu'on a peur quand même. Ce goût amer dans la bouche, ce ventre qui fait des 8, cette brume de sueur froide, ça ne trompe pas. Lui ? Il explique. "Tu ne peux pas te faire hacher par l'hélice, tu es à plus de dix mètres du bateau." (Justement) Il démontre "Le pire qu'il puisse t'arriver, c'est de lâcher." (Justement) Il prouve : "Tu ne te cogneras pas la tête contre le fond, c'est trop profond. " (Justement) L'homme a cette tendance énervante à être carré. Ce qu'on aurait voulu qu'il nous dise ? "Moi aussi, j'ai eu peur la première fois. C'est normal."
Rien de plus masculin que cette manière de croire que tout peut se régler en 2 temps trois mouvements. D'aller droit au but. La femme se promène. L'Homme va d'un point à un autre. La femme procède par suggestion. Exemple tout bête (y'a du vécu, là...) : Elle, en voiture : "Tu veux t'arrêter pour boire quelque chose ?" Lui : "Non, ça va." Elle, 50 Km plus loin, furieuse : "Tu aurais pu me demander si moi j'avais soif" Lui, énervé : "Si tu avais soif, tu n'avais qu'à le dire." Elle pense que lorsqu'on est attentive aux besoins de quelqu'un, il semble normal qu'il s'intéresse aux nôtres. Et elle est frustrée qu'il ne le fasse pas. Lui, en revanche, se sent manipulé. Il comprend : "Elle me le demande uniquement pour que je lui demande." Et ça le rend fou.
"Si les hommes ont tant de mal à nous entendre, c'est aussi qu'ils ne nous écoutent pas". Erreur ! L'Homme et la Femme n'ont pas la même manière de montrer qu'ils écoutent. La Femme pose des questions. Montre qu'elle suit en disant "Mmm ", "Ah bon", "Oui". Elle regarde bien en face la personne qui parle. L'Homme, pour montrer qu'il est attentif conserve le silence. Quand il parle à un autre homme, ils sont moins souvent face à face que côte à côte. Ce qui éclaire d'ailleurs d'un jour nouveau cette allégation de Saint-Exupéry selon laquelle l'amour serait de regarder ensemble dans la même direction ;-)
En tout cas, voici pourquoi nous chopons régulièrement les boules quand, au resto, cet homme qui ne dit rien, s'assoit de biais et regarde ailleurs pendant qu'on lui confie les plus précieux de nos états d'âme, eh bien, il est attentif. Mais comment le savoir ? Car le "Mais si, je t'écoute", quand il est accompagné de tous les signaux qui disent le contraire, ne sonne tout simplement pas crédible. Voilà aussi pourquoi les hommes s'énervent. Prétendent qu'on les interrompt tout le temps. Nous, on essaie bravement de montrer qu'on s'intéresse et eux interprètent ça comme une tentative pour prendre le contrôle de la conversation. Il y a de quoi ne pas s'en sortir. D'ailleurs, les hommes interprètent beaucoup de choses comme des tentatives pour prendre le contrôle. Femme au téléphone, du bureau : "je rentrerai tard ce soir". Homme illico : "si tu veux que je fasse les courses, tu me le demande franchement s'il te plaît".
Soit. Demandons-le lui franchement. Demandons lui franchement n'importe quoi. De réparer l'étagère de la salle de bain. D'aller au moins une fois à la réunion de parents d'élèves. De payer l'électricité. De remplir les papiers pour le prêt. De nous faire une petite bise avant de partir. Qu'obtient-on ? Rien. Pas un oui. Pas un non. Juste rien. Zéro effet. On comprendrait, s'il nous expliquait pourquoi. Qu'il a prêté la perceuse à un pote. Qu'il finit trop tard tous les soirs. Qu'il n'a plus une thune. Que la banque le refuse, le prêt. Qu'il est plutôt du soir. Mais rien. Ça nous abruti d'inintelligence et d'énervement. Résultat : devant l'absence de réaction, on répète. Du coup, il se met à interpréter ça comme un ordre. Et résiste de plus belle. C'est parti pour la spirale infernale chaque fois que Femme répète sa demande, Homme en retarde l'éxécution. C'est si fréquent qu'un éminent scientifique lui a donné un beau nom savant : "schismogenèse complémentaire" Traduction : ça commence à se gâter et ça n'est pas près de s'arrêter.
Heureusement, dans sa mansuétude, pour arrêter tout ça, l'inventeur du langage a imaginé le coup de gueule. Une manifestation oratoire que l'Homme aime bien... et la Femme que je suis aussi... ;-)


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La Pensée du jour
Pourquoi ils ne disent pas ce qu'ils pensent et ne comprennent pas ce que l'on dit ?