Je ne vais pas vous le faire très long car je vous le rappelle, je dicte ! et c'est franc galère ! Mais bon quand même… Mardi c'était Mardi-Gras. Et je peux difficilement faire l'impasse sur les Bugnes Lyonnaises…
Avant tout, petit brin d'explication qui peut s'avérer fort utile à ceux qui souhaite étaler judicieusement leur culture au moment opportun…
Certes, je ne suis pas experte ! Certes, je ne suis toujours pas catholicopraticomachin ! mais j'ai néanmoins reçu une éducation judéo-crétine durant mes jeunes années et ça laisse des traces…
Donc, pour faire court, retenez simplement que Mardi Gras est le dernier des 7 jours charnels… veille du mercredi des Cendres qui n'est autre que le début du Carême… donc, en apothéose, on faisait la fête, on se gavait, on festoyait… Bref, on faisait carnaval ! Eau et gaz à tous les étages avant de se serrer la ceinture.
Y'a du bon là dedans finalement… d'ailleurs si on ne s'applique à prendre que les trucs du genre, y'a du bon dans toutes les religions… hey, sérieux, si on pique un peu par çi un peu par là toutes les occaz de festoyer ou de ne pas bosser, ça peut être super cool !
A Lyon, pour Mardi Gras, les enfants se déguisent dans toutes les écoles de France… les miens ne sont pas passés à travers, voyez plutôt :
Capitaine Eliott, Pirate des Caraïbes !
Hugo, déguisé en Dieu de la Bogossitude !!!(Il était mort de rire en me disant ça !!!)
Et pendant qu'ils défilent dans les rues, les mamans font des Bugnes ! Encore un chouïa de culture ? oki… C'était une tradition… les charcuteries lyonnaises les proposaient juste avant Mardi Gras afin de se rappeler au bon souvenir des Lyonnais qui allaient débuter le carême et donc délaisser leurs commerces… exit pendant 40 jours les quenelles, la cervelle des canuts et autres tablier de sapeur ! voilou, c'est pas plus compliqué !
Aujourd'hui, on trouve deux écoles de la bugne lyonnaise :
Les moelleuses qui sont nouées et ressemblent plus à des beignets genre "pets de nonne". Ils sont cordés et se préparent avec de la levure de boulanger.
Les croustillantes (qu'on appelle oreillettes ailleurs). Ce sont mes préférées. Elles sont légères, elles fondent dans la bouche et craquent sous la dent.
Et comme c'est la grande quinzaine du blanc, et comme je suis d'humeur généreuse, je vous offre MA recette. Allez-y, servez vous, c'est cadeau !
LES BUGNES LYONNAISES
INGREDIENTS
250 gr de farine 3 oeufs 50 gr de sucre en poudre Huile d'arachide pour la friture 50 gr de beurre Une pincée de fleur de sel Un peu de sucre glace Un citron non traité
Facultatif : 1 tasse de lait
PREPARATION
Dans un saladier, mélangez le beurre ramolli, le sucre, la fleur de sel, les zestes du citron hachés et les œufs.
Ajoutez la farine en pluie en remuant énergiquement et longuement pour obtenir une belle pâte homogène sans grumeaux.
Si la pâte est trop dure, on peut ajouter un peu de lait pour la détendre.
Façonnez une boute de pâte et réservez-la une heure au frais.
Etalez ensuite finement la pâte (inutile de fariner la table, la pâte ne colle pas et en plus, ça fausserait le résultat en donnant des bugnes plus sèches). A l'aide d'une roulette à pâtisserie, découpez des losanges de la taille d'une main.
Plongez-les ensuite dans l'huile d'arachide bien chaude en procédant comme pour les frites, en deux bains, pour obtenir des bugnes bien gonflées et croustillantes.
Pour ceux qui les aiment un peu plus gonflées, il suffit de rajouter ½ sachet de levure dans la pâte et de laisser lever 3 p'tites heures…
Mes pierres précieuses en vacances à la montagne...
Je n'ai pas assisté personnellement au phénomène, mais en découvrant les photos, je me demande s'il n'y a pas un kruk étrange qui s'opère sur les enfants en altitude et qui diminuerai l'attraction terrestre... faut que je potasse là dessus... je suis certaine de pouvoir en tirer une théorie qui ressemblera à peu près à :
Plus la terre est moins haute, Moins l'enfant vole plus bas !
Ma semaine de vacances avec ti d'homme s'achevait tranquillou, c'était vendredi soir, il était couché depuis longtemps et dormait profondément...
Moi ? comme souvent, je pianotais sur mon pici. Quelques brins d'articles par-ci, des bouts de discussions par là sur MSN ou encore sur Skype...
Il était 1h du mat à quelques vaches près quand tout à coup soudainement, ma main droite a commencé à fourmiller. Sensation très désagréable. Comme quand on s'est assis sur sa main pendant 1 heure ! Quoi ? vous ne vous êtes jamais assis sur votre main pendant 1 heure ? pourtant, les soirs d'été, quand le ciel est dégagé, que les étoiles scintillent et que l'on est sur la terrasse à essayer de les compter, c'est super rigolo !!!
Mais naaaan ! je plaisante ! Bien sûr que non, moi non plus j'ai jamais essayé un truc du genre. Mais j'ai déjà eu des fourmis dans la main, le bras... Tiens par exemple quand on s'endort après un formidable moment de luxure... Môssieur Chéri d'Amour est sur le dos, enveloppant Madame Chérie d'Amour dans un bras protecteur et détendu. On est là, lovée au creux de son bras, la tête sur son épaule, le nez dans son cou pour se shooter à son odeur de mâle qui nous rend folle... mais bon, là je m'égare ! Bref, notre bras, là, oui, celui qui est côté matelas... faut bien en faire quelque chose ! alors on le plie en 4 ou on le fait tout fin le long du corps, ou encore on le relève... bref, on fait comme on peut mais une chose est certaine c'est qu'à l'instar des Barbies, on ne peut pas l'enlever et le poser sur la table de nuit ! C'est classique, sur le moment on est bien, Chéri d'Amour s'endort, nous on somnole... jusqu'à l'arrivée inéluctable des fourmis qui nous obligent à changer de position ! Mird !
Puisque je suis en train de papoter, j'en profite pour me renseigner en France, en Europe, en Asie et Outre Atlantique :
"oh didon, j'ai la main toute engourdie, une colonie de fourmis dans les doigts... ça t'es déjà arrivé ? c'est quoi ce bazard ?" mais mes contacts n'en savent pas vraiment plus que moi. Et puis je pars tellement souvent dans des délires histoire de rigoler que ma question n'est pas prise au sérieux et paf ! à la trappe !
Les minutes passent et les fourmis ne trépassent pas. Au contraire, elles gagnent du terrain ! à présent elles remontent le long de mon bras, jusqu'au coude !
Réflexe, et là vous n'allez pas me dire que vous ne l'avez jamais fait, je secoue ma main et mon bras histoire de faire circuler le sang. Mais rien n'y fait. ça me fait de plus en plus mal et mes doigts sont de plus en plus difficiles à articuler. J'ai l'impression d'avoir la main et le poignet anesthésiés.
Coriaces et entêtée, je continue de tchater mais j'ai du mal. Je finis par abandonner et aller me coucher avec un aspirine (nan, pas dans mon lit, dans un verre !), pensant que demain il fera jour.
Je ne me suis pas trompée beaucoup ! en effet, samedi matin il faisait jour !
Et mon bras ne bougeait plus du tout. Paralysé ! Quand je dis le bras, c'est un peu fort. En réalité, l'épaule fonctionne, le coude aussi, mais après, plus rien. Ma main est glaciale, comme morte !
J'avoue que je flippe un peu sur le coup.
Je vous passe les détails de la matinée à passer des coups de fils... aux copains pour me renseigner sur cette étrangeté qui me disent aussitôt : déconne pas, appelle le Samu pour demander ce qui se passe et ce que tu dois faire... donc appeler le Samu qui me dit qu'il faut aller rapidos aux urgences les plus proches... donc appeler Mari N°2 pour qu'il vienne chercher Eliott... apprendre qu'il est à 500 bornes de là... donc appeler mamie pour la même chose... appeler Mari N°1 pour le prévenir de garder les grands qui devaient rentrer ce soir... et enfin partir aux urgences ! Arrivée là bas, vu la paralysie et tout et tout, grand branle bas de combat ! Moulti tests, prise de sang, électro cardio, pose de perf pour injection d'iode et direction scanner cérébral...
Il est 20h quand je sors de là bas avec 15 jours d'ITT et un diagnostic rassurant : il s'agirait d'une paralysie radiale. Quesako ? Il s'agit de l'atteinte des trois fonctions principales du nerf radial, avec perte de l'extension du poignet, des métacarpophalangiennes des doigts longs et perte de l'ouverture de la première commissure...
Ouf ! rien de cérébral. M'enfin bon, il faut que je prenne rendez vous avec un neurologue dans 15 jours pour vérifier tout ça et son évolution.
Et pourquoi comment ça m'arrive là comme ça ? Ben on sait pas. Mais il semble que j'écrive beaucoup trop... ;-)
Mais quelle mird ! et comment je fais moi avec 3 loulous et un bras droit en moins ?
Je ne peux pas conduire, je ne peux quasi rien faire... ah oui, et puis en plus, le plus fort, le doc m'a formellement interdit d'écrire ou de pianoter. Le principe étant que pour décoincer le nerfs radial, il ne faut pas que mon coude ou mon avant bras soit en appui.
Ah ben bien ! c'est malin !!! mais jamais je vais tenir. C'est impensable...
Heureusement... la technique pense à tout... et j'ai un logiciel de reconnaissance vocale ! Mais comme mon DD a rendu l'âme il y a 15 jours, je ne l'avais pas ré-installé !!!
Bon, je vous l'avoue, c'est une vraie tuerie à configurer. Il faut parler et s'enregistrer pendant des heures... mais quand c'est en place, ça rend bien service.
Alors donc voilà : depuis lundi matin, je dicte mes petits billets... c'est long, c'est lent, la mise en page est à hurler, mais ça marche !
Certes, l'histoire raconte que ce mot a le pouvoir de sortir les gens d'une situation difficile et même de changer leur vie ! Surtout, il se prononce quand on ne sait pas quoi dire ou quand on sèche sur une question piège ou délicate...Toutefois, je veux bien croire à toutes les sornettes sensées faire rêver la première nymphette venue, avouez que lorsque l'on vous pose une question embarrassante genre : "je peux savoir pourquoi Lucie, avec qui tu es partie tout l'après midi faire du shopping t'a justement appelée à 15h pour te proposer un ciné ?" il n'est pas toujours évident de sortir spontanément, naturellement et sans l'écorcher un "supercalifragilisticexpialidocious" pour éteindre le feu ! Heureusement, la langue française est super riche et nous propose souvent tout un panel de mots colorés pour dire la même chose avant d'en arriver là... Un jour d'inspiration humoristique, j'avais listé "les mots pour le dire"... quand on hésite entre divers noms en "-asse". Soit dit en passant, ce ti billet remporte d'ailleurs un franc succès dans les recherches effectuées sur google après 23h30 ;-)Aujourd'hui, me voilà à nouveau inspirée... Ben oui, j'ai pu constater, au fil de mes rencontres, que chacun a son pti mot bien à lui pour "qualifier" sa façon d'embrasser quelqu'un... qu'ils soient ados, séducteurs, vieux beaux, bourges ou ringards... c'est parfois pathétique !
J'ai fais une liste non exhaustive. ça vous dit ? on fait le tour ? Bise. La bise ne provoque généralement pas de débordements érotiques. Elle évoque plutôt le double (ou quadruple si vous êtes breton) claquement de joue amical où les lèvres font un bruit idiot dans l'air, à la hauteur de l'oreille de votre partenaire. Un geste qui vous rappellera soit votre grand-mère, soit un gala HEC en 1984 (avec «Enola Gay» d'Orchestral Manœuvres en fond sonore).
Embrassade. Pas de quoi se décoiffer non plus. L'embrassade désigne une sorte d'accolade mondaine dénuée de contact labial et/ou épidermique, dont la pratique n'a plus cours que dans certaines ambassades — ainsi que chez quelques familles dangereuses du sud de l'Italie.
Bibi. Ceci était un piège grossier car le bibi est bien sûr un petit chapeau ridicule qui n'a rien à foutre ici.
Bisou. Popularisé par M. Carlos Dolto, le bisou reste à la mode quoi qu'il en soit. Sa sonorité désuète réveille sans doute chez les jeunes d'aujourd'hui la même puérile nostalgie que «les Enfants de la télé» d'Arthur. Rappelons que le bisou au pluriel prend un s et non un x.
Kissou. Si un jour quelqu'un vous propose un «kissou», tournez les talons et marchez droit devant vous jusqu'à ce que vous rencontriez quelqu'un d'autre. Ne laissez pas le «kissou» entrer dans votre vie : ce mot restera un obstacle entre vous et la personne qui l'aura prononcé, ce qui n'est pas du tout pratique pour l'embrasser.
Poutou. Certes, le baiser est un acte tendre. Faut-il pour autant l'infantiliser à ce point ? Non, cela n'est pas souhaitable. Halte au poutou. Reste que le poutou peut parfois conserver une certaine charge érotique s'il est susurré avec la bouche en cœur et des socquettes blanches et une Chupa Chups à la main, mais là on tape dans un autre registre !
Bécot. Tout dépend à qui l'on s'adresse. Il y a dans le bécot un côté très Georges Brassens * («les zamoureux qui s'bécotent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics»). Ça peut plaire à votre prof d'histoire-géo, ou à un zazou de la Bastoche (si ça existe encore), voire pourquoi pas au Premier ministre.
Baiser. Méfiance : ce terme apparemment anodin possède un double sens. Il convient donc de l'employer avec précaution. Ainsi, ne pas confondre: «Je désire UN baiser» avec: «Je désire TE baiser». Deux petites lettres peuvent vraiment changer la physionomie d'une soirée entre amis.
Canard. En plus d'être un mets exquis, un sucre trempé dans le café et un personnage de Walt Disney, le canard est aussi un baiser sur les lèvres sans introduction de langue. On le pratique dans certains milieux bourgeois pour se dire bonsoir avant de se coucher à plusieurs. En Russie, c'est seulement pour se dire bonjour entre présidents.
Smack. Même chose que le canard, en plus chic. Par exemple, dire: «Fais-moi un petit smack» ne déclenche pas d'éclats de rire gras au restaurant Le Colonial alors que : «Fais-moi un petit canard », si.
Galoche, pâlot, pelle, patin.
Il faut savoir où l'on met les pieds quand on sort sa langue. Ces expressions dénomment en effet ce que les Anglo-Saxons appellent le «French kiss», c'est-à-dire un échange bactérien très puissant, avec double rotation bipolaire, inspection des plombages et titillement de la glotte. Soit quelque chose de relativement barbare mais néanmoins très agréable… Voire très érotique avec un ti piercing... ;-) Pour autant, ceci n'a absolument rien à voir avec le mignon baiser dont je parlais aujourd'hui…
Bien entendu, il va sans dire que je compte sur vous pour m'envoyer tous ceux que j'ai oubliés ou que je ne connais pas !!!
C'est justement au moment où la nature entre en sommeil que la mâche connaît sa pleine saison. Un vrai trésor pour les inconditionnels de la salade. En outre, elle est excellente pour la santé.
Ses petites feuilles goûteuses sont aussi bonnes qu'elles sont fragiles. La mâche n'a que des qualités mais elle ne se garde que peu de temps. Achetez-la juste avant de la consommer et profitez de tous ses bienfaits
PROGRAMME DE LAVAGE
Avec ses tiges courtes, la mâche a tendance à se charger en terre sablonneuse sur laquelle elle pousse. Il faut donc soigner la phase lavage. Avec d'autant plus de délicatesse que ses feuilles sont très fragiles et ne résistent pas à un essorage trop violent. Trempez-les dans 2 bains d'eau fraîche additionnée d'un peu de vinaigre blanc, puis séchez-les sur du papier absorbant en les tamponnant plutôt que d'utiliser une essoreuse.
ASSAISONNEMENT: ATTENDEZ LA DERNIÈRE MINUTE
Pour les mêmes raisons de fragilité, la mâche supporte encore moins que les autres salades d'être assaisonnée trop tôt. Elle cuit alors en quelques minutes (mais il y a des adeptes de la salade cuite !). L'idéal est de servir salade et vinaigrette à part et de mélanger le tout dans son assiette. Côté choix de l'assaisonnement, tout est permis, évitez simplement les vinaigres trop forts, du type balsamique, ou ayez la main légère. La mâche s'accorde avec bien des saveurs, notamment l'huile de noisette, surtout si on lui ajoute une note acidulée, comme des tranches de pomme verte ou des quartiers d'agrume.
ACCORDS MAJEURS
Cette salade douce (on l'appelle d'ailleurs «doucette» dans certaines régions), à la saveur délicate et légèrement fruitée, fait de beaux mariages avec bien des saveurs. Les fruits, bien sûr, frais ou secs (noix), mais aussi foies de volaille. Elle accompagne à merveille le gibier, le magret de canard, certains poissons, surtout fumés (saumon, haddock, truite), les fromages, particulièrement les chèvres ou les bleus, mais aussi des chips de parmesan par exemple… à vous d'inventer l'accord qui vous plaît, la mâche se prête presque à tout. Y compris aux soupes dans lesquelles elle est délicieuse.
UN BIEN ETRE RECONNU
Côté nutrition, la mâche a tout pour plaire. Elle est légère, très riche en oméga 3 et c'est le premier légume à avoir obtenu le droit de porter l'estampille "naturellement rige en oméga 3".
CAPITAL SANTE
C'est une bonne source de fer (pour ceux qui ne mangent pas de viande), de bêta-carotènes pour le teint et enfin de vitamine C (100 g de mâche équivalent à une orange et demie en ce qui concerne les antioxydants). Super riche en vitamine B9, qui favorise bonne humeur et sommeil.
Petite recette originale pour Franck et Anthony qui adorent la mâche... une nouvelle façon de l'apprécier...
Ingrédients :
- 1 gousse d’ail - 1 petit oignon - 250 g de Mâche - 250 g de pommes de terre - 2 poires conférence - 750 ml d’eau - 50 ml de crème allégée - 2 pincées de Curry - sel et poivre du moulin
Préparation :
* Faire revenir à feu doux dans une casserole et dans un mélange d’huile d’olive et d’huile de tournesol l’oignon épluché et émincé grossièrement puis la gousse d’ail épluchée et écrasée. Laisser cuire jusqu’à ce que l’oignon soit translucide.
* Ajouter ensuite la mâche, les pommes de terre épluchées et coupées en gros cubes, les poires épépinées et l’eau. Laisser mijoter à feu moyen pendant 20 minutes.
* Ajouter la crème liquide allégée et le curry. Retirer du feu ; saler au besoin et mixer.
Croyez moi, c'est une vraie tuerie ! Avec ça, des ptis râbles de lapin poêlés, un fromage blanc à 40% et le tour est joué !!!
Une semaine de vacances… une semaine de bullage ! Et ben oui, envie de faire relâche ! Flemmarder, buller, ne rien faire ! Et croyez moi, par les temps qui courent ça demande un mental très fort ;-)
Pour ma part, j’ai gardé une image assez précise du paradis terrestre : il y avait du soleil et on ne faisait rien –sauf tâter une pomme de temps en temps pour voir si elle était mûre. C’est d’ailleurs de là qu’est venu le problème. On s’est fait virer et depuis, on est censé gagner son pain à la sueur de son front. Voilà des lustres que le travail est érigé en vertu pendant que l’oisiveté (mère de tous les vices) et la paresse (célèbre pêché capital) sont injustement dénigrées. Avez-vous remarqué, quand on demande aux gens ce qu’ils font dans la vie, ils sortent tout de suite leur CV –CDD de plomberie, prof de chimie en zone sensible- tout en précisant qu'ils font tel ou tel sport 3 fois par semaine... mais il est très rare que quelqu’un réponde : "je fais toujours une petite sieste entre midi et deux".
Et le progrès n'arrange rien. Maintenant on est même censé s’épanouir en travaillant. Trop fort ! Dites, à l’époque, quand un mineur de fond remontait à la surface, est-ce que quelqu’un osait lui demander s’il était épanoui ? En tout cas moi je n’aurais pas pris le risque !
Et bien sûr, tout ça, ça a empiré avec le chômage !!! Dès qu’on exprime une légère lassitude parce qu'on bosse comme une bourrique, on se fait engueuler : "haaan ! comment oses tu te plaindre ? tu sais pas la chance que t’as d’avoir du travail !"… et ben didon ! si on n'a plus d'autre choix qu'entre le chômage et le survoltage, je trouve qu'on est pas loin de dépasser les bornes des limites en matière de civilisation !!!
Et c’est pas tout ! quand on a fini de s'épanouir au boulot, pas question de se vautrer dans le canap’ ! On reste sur la brèche, tonique et survitaminé, toujours en train de bricoler quelque chose, de se muscler la fesse et l'intellect, de combler un vide, de traquer le temps mort… Hey, vous avez remarqué ? même quand on marche dans la rue et qu'on ne sait pas quoi faire à part marcher, aussi sec, on sort son portable pour informer un copain qu'on marche dans la rue… inutile de dire qu'on dérange le dit copain, qui est lui-même très occupé, nécessairement ! Et puis, histoire d'assurer la relève, on envoie les gosses à l'école avec vingt kilos de livres sur le dos, et quand ils reviennent, on les expédie faire du taekwondo, de la flûte à bec, du trapèze volant ou de la poterie Inca… et je vous fais grâce des méthodes révolutionnaires de stimulation prénatale, sensées rendre le cerveau du fœtus plus performant : comme ça, bébé parle à six mois et commence à bouquiner vers dix-huit mois… avec un peu de chance, il passe son bac à 6 ans !
Franchement, j’ai l’impression qu'on s'est fait avoir quelque part et qu'il faudrait réhabiliter quelque peu l'oisiveté, la flemme et le "rien".
Malheureusement, on a tous perdu la main. On ne sait plus comment s'y prendre pour buller correctement. Faudrait ptêt’ envisager des formations accélérées de bullage avec remise à niveau permanentes… parce qu’aujourd’hui, seuls quelques élus sont encore capables de tenir deux heures sur une chaise longue, à regarder la lumière changer sur une colline. On s'ennuie vite et on a la cupabilisette facile. Et tout ça à cause de notre seuil de tolérance à l'ennui qui flirt avec le zéro absolu. Je l’avoue, jusqu’à y’a pas très longtemps, le mien était dramatique, et lorsque j’étais coincée sans possibilité de fuite, les crises étaient violentes. A l’époque où Môssieur Chéri me trainait jusqu’au théâtre, j'ai cru maintes fois imploser d'ennui, retenant un long hululement d'angoisse… c’est d’ailleurs à ce moment que j’ai saisis la véritable portée de la phrase de Woody Allen : "L'éternité, c'est long, surtout vers la fin".
Et pourtant... j'ai découvert récemment que si on a la force de se laisser submerger par l'ennui, on peut facilement l'apprivoiser, surtout si le cadre s'y prête… genre une petite pinède en bord de mer (plutôt qu'un parking entre deux poubelles). D’autant que si l’on regarde de plus près, on peut aisément constater que l'ennui est une terre féconde d'où naît la création. Avez-vous déjà observé un enfant qui s'embête ? il cherche à s'évader ! Il gribouille des dessins sur les murs, il sautille à pieds joints les mains croisées au dessus de la tête, il invente des trucs comme le tire-bouchon, l'art conceptuel ou le vaccin contre la rage. Tandis qu'un enfant qui ne s'ennuie jamais parce qu'on le distrait tout le temps ne fera jamais rien de bien. Enfants, Léonard de Vinci et Emile Coué (inventeur de la méthode) devaient se barber copieusement.
Et comme je me pose toujours des questions existentielles sur le pourquoi du comment que ça s’est passé et où céti que ça cloche, j’ai repris les choses au début du commencement…
Après son exclusion du paradis terrestre, l'homme, qui devait désormais transpirer pour manger, a inventé le lance-pierre pour tuer les ours, puis la roue et la brouette pour transporter les ours, puis l'esclavage pour gagner son pain à la sueur du front des autres. Un jour, il a inventé les congés payés, et tout le monde a découvert La Bourboule, Palavas-les-Flots et le maillot de bain en laine à col roulé qui ne sèche jamais. C'était plutôt sympa et on aurait bien pu s’en tenir là. Mais ça n'a pas duré. Un glissement sournois s'est opéré, et on nous a infligé les vacances trépidantes. Maintenant, au lieu de rester à plat ventre dans l'herbe à enquiquiner une coccinelle, nous voilà censés faire du parapente, du canyoning, du rodéo, du safari-photo, de la visite intensive d'igloos ou de pyramides, ou, au moins, du bricolage et du jardinage…
Et le pire, c’est que tout le monde y passe ! même les retraités…
Avant, le ptit vieux faisait une partie de pétanque entre deux pastis pendant que sa ptite vieille papotait sur un banc avec ses copines. Et le soir, tout le monde se retrouvait au bistrot pour la belote (ou le rami… selon).
Mais aujourd'hui, les "seniors" se démènent comme des malades. Ils font le Kamtchatka, l'Andalousie ou le Vietnam, et bientôt la Lune. Revenus chez eux, ils apprennent le lituanien ou le bantou, ils font de la brasse papillon ou de l'escalade, histoire de mourir en pleine forme ! Et ben oui, faut pas oublier qu’à présent, il est très mal vu de mourir fatigué : ça déprime les autres. De plus… il va sans dire qu’un senior qui arpente la planète à toute berzingue est bien plus lucratif qu'un petit vieux qui vient de louper trois fois le cochonnet, et cette frénésie a l'avantage de booster le commerce... à cette vitesse et dans l'état de névrose où nous sommes, il est bien clair que nous refuserions de réintégrer le paradis si on nous le proposait, juste sous prétexte qu'il ne s'y passe rien.
Et pourtant, comme disait Samuel Beckett : Aaaaah ! me répandre par terre comme une bouse et ne plus bouger !
Sans aller jusqu'à revendiquer cet affalement extrême, je trouve qu'il serait intéressant pour notre qualité de vie de réapprendre l'art du farniente.
Bon alors évidemment, ça se fait pas comme ça, d’un claquement de doigt du jour au lendemain. Moi, j’ai commencé en vacances… c’est évidemment plus facile. En hôtel club, formule All Inclusive… LE meilleur endroit pour réapprendre à Ne Rien Faire… Ah si ! Faire la planche dans une mer tiède… C'est le degré zéro de l'agitation. Ah oui, et aussi rester affalée sur mon transat pendant que les autres vaquaient à des occupations cruciales comme photographier des papillons, s’agiter dans la piscine pendant les cours d’aquagym, visiter des fresques à moitié effacées ou acheter des cartes postales qu'il faudra expédier partout. Quel bonheur… et pour être sûre qu’il ne soit pas gâché par le fameux sentiment d'ennui évoqué plus haut, je me suis lancée à corps perdu dans l’art de la contemplation… oui oui, je ne déconne pas ! j’en ai ainsi conclu que les meilleurs objets de contemplation sont les choses molles ou effilochées comme les vagues et les nuages. Les rares fois où j’ai vu une colonie de fourmis en train de trimbaler des trucs lourds j’ai explosé de rire ! Et quand les excités de la vacance active revenaient de leur excursion en me disant que j’avais loupé quelque chose, ça ne m’atteignait même pas ! Bon, je ne vous cache pas qu’il a été difficile de ne pas replonger au retour des vacances. L'énergie est une drogue dure. Il suffit de deux ou trois jours de trépidation pour rechuter. Mais j’ai tenu fermement. Mon répondeur clignotait fièrement parce qu'il avait avalé 32 messages pendant mon absence… et bien je l’ai ignoré ! Après tout, rien ne m’obligeait à rappeler immédiatement 32 énervés qui allaient immanquablement me demander ce que j’avais fait pendant les vacances…
Au lieu de ça, je me suis allongée près de la piscine, sous le cerisier, et j’ai discuté avec Manouche ! Et on en revient au Chat ! J’en parlais l’autre jour. Le chat est l'hédoniste parfait. Il ne fout strictement rien - sauf bâiller entre deux siestes. S'il quitte un coussin pour un autre, c'est que l'autre est plus mou (ou ensoleillé), et s'il saute sur vos genoux, c'est qu'il a besoin de quelqu'un pour lui gratouiller le menton - le faire lui-même serait moins jouissif. Et si, parfois, tel un Mig-21, il part en vrille, gicle contre un mur, escalade un rideau, éventre la poubelle et trucide un bégonia, c'est que tel est son bon plaisir. Mais vous n'irez jamais faire croire à un chat que le travail est un facteur d'épanouissement. Je confirme et signe donc : on a tout à apprendre à vivre avec un chat !
Juste une précision, pour ceux à qui le bullage fait peur, ne rien faire peut consister à faire une foule de trucs minuscules et peu contraignants comme courir après les papillons, mariner dans la baignoire jusqu'à ce que la peau fasse des plis, zapper trente-huit chaînes de télé, feuilleter un magazine à l'envers, ou lire Bourdieu en se mettant les doigts dans le nez. Tiens, à ce propos, je me suis amusée à un petit sondage… quand j’ai demandé aux passants ce que ça représente pour eux, "rien foutre", 8/10 m’ont répondu : lire. C'est très flatteur pour les écrivains !!
Pour le dépaysement, on peut prendre un bus au hasard et se laisser porter jusqu’au terminus et revenir.
Pour le plaisir, on peut s'offrir une séance de massage ; C’est doublement satisfaisant : on ne fait rien et quelqu'un s'épuise. Ah le confort !
Autre truc pas mal : remettre au lendemain ce qu'on pourrait faire le jour même. C’est super intéressant car le lendemain, on s'aperçoit que ça peut encore attendre un mois ou deux, voire trois ans. (Attention, ça ne marche pas pour tout. Repousser aux calendes grecques le paiement du tiers provisionnel coûte 10%. En revanche, se taper trois heures de queue pour aller voir l'expo du siècle peut attendre.)
Un exercice simple et particulièrement efficace que j’adore faire… jouer le contraste : je fais une méga liste selon laquelle j’envisage de me coltiner toutes sortes de corvées rebutantes et j’y renonce. Ah quel pied ! Prenez Hercule et ses douze travaux. Imaginez qu'après avoir consulté sa liste - étouffer le lion de Némée, récurer les écuries d'Augias, vaincre la reine des Amazones, enchaîner Cerbère, j'en passe et des meilleures -, il décide de laisser tomber. Même chose pour Sisyphe à sa 326e remontée de caillou. Siiii, je vous assure ! Essayez !
Un dimanche de février tristouille et bas de plafond (bon dépêchez vous, il n’en reste que 2), levez-vous à l'aube et révisez le programme de la journée : se pomponner, faire le marché sous la pluie, préparer deux repas équilibrés pour quatre personnes, déguiser le ti bonhomme en enclume pour l’emmener à l’anniversaire du copain de classe, arriver à plonger le pré-ado et ses baskets dans un bain moussant, etc.
Respirez à fond et envoyez tout le monde se balader au parc. Recouchez-vous pour le reste de la journée, sans rien faire d'autre que crapahuter jusqu'au frigo en cas de famine et jusqu'aux toilettes en cas d'urgence. Sur le trajet, si vous rencontrez une chaussette qui traîne, ne la ramassez pas ! c'est plus difficile qu'on ne croit parce que c'est machinal. En revanche, quand vous revenez de la cuisine avec une tartine beurrée, vous pouvez vous caler dans votre fauteuil face au pici et rédiger un truc sur cette époque farfelue où la Wonderwoman participait activement à la libération de la femme en prouvant que bosser à plein temps et élever des triplés (en restant pimpante) était à la portée de la première venue.
En bref et en bonne Miss Météo qui se respecte, j'ai très envie de vous dire : Faites-vous une vie "belle à peu agitée" avec parfois, pour vous amuser, un "vent force 4 mollissant dans la nuit". Guettez attentivement les premiers symptômes de rechute. Si vous vous surprenez à cavaler après un bus, accepter des heures sup’ ou passer un coup de fil en épluchant les carottes pendant que la lessive tourne, avant de péter les plombs, ruminez ce proverbe africain :
"Pagayer contre le courant, ça fait marrer les crocodiles".
Tout ça pour vous dire que je suis en vacances depuis vendredi dernier et que j’ai rien foutu de la semaine !!! et ça… c’est que du bonheur !
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La Pensée du jour
Il ne faut jamais remettre à demain ce que l'on peut faire d'une seule...
Décrire par le seul moyen du vocabulaire l'odeur délicieuse qui innonde la maison depuis que les lys se sont ouverts n'est pas un exercice facile...
Ce parfum entêtant, lourd, capiteux, sensuel, un peu miellé, un peu animal, presque écœurant...
Typiquement, je dirais que c'est un parfum qui me fait chavirer parce qu'il enivre l'âme plutôt qu'il ne brûle les sens. Il est clair que j'adore et me régale depuis hier soir, mais je ne suis pas certaine de supporter lorsqu'ils seront tous ouverts.
Il arrive que le Lys sente si fort qu'il donne mal à la tête. D'ailleurs, il est d'usage de ne jamais décorer une table avec des lys car ses arômes sont si puissants qu'ils arrivent à masquer celui des plats et peuvent incommoder les invités.
En attendant, avec ce parfum dans ma maison, c'est tout un décor qui s'installe. Je n'irai pas jusqu'à dire que ça sent la mer, mais indubitablement, c'est le sud, le vent, et la mer n'est pas loin.
- Allo ?
- Miss Diane-Eve ?
- Elle même !
- Je suis la fleuriste. j'ai un bouquet à vous livrer, zêtes chez vous ?
- ah ben vi ! suis chez ma maison et je bouge pas !
15 minutes à peine s'égrainent sur mon horloge atomique lorsque la jeune fille tire la chevillette et fait "cherrer" la bobinette... (je me suis toujours demandé quel verbe c'est-il donc "cherra" ?).
- Voilà pour la Miss !
- Oulala didon, mais c'est un vrai truc de dingue ! Et quien es qui m'envoie ça ?
- Je l'ignore, mais il y a une petite carte qui vous en dira peut-être un peu plus...
La petite carte n'en dit pas plus... mais le bouquet est somptueux ! Roses rouges et Lys blancs...
C'est un message codé ! Vite, chercher dans mes tablettes... petit manuel du savoir comprendre les fleurs qui parlent...
Si je ne suis pas trop out of the plaque, il me semble que
Le blanc : Symbolise à la fois la pureté des sentiments, la franchise et la simplicité. Les lys insérés dans un bouquet donnent rendez-vous, le nombre indiquant l'heure...
Le rouge : Témoin de l'ardeur des sentiments, il s'utilise pour une déclaration passionnée. Et dès que la fleur possède un parfum, l'invitation aux ébats intimes est clairement affichée !
Et ben nom d'une carabistouille en plâtre ! qui m'en veut à ce point ? ;-)
En tous cas MERCI !!! c'est très gentil...
Mais quand même, c'est super trop embêtant et vachement super gênant... bon enfin, après tout, comme disait ma psy : "vous n'êtes pas maître des sentiments des autres. Vous ne pouvez pas les empêcher." En y réfléchissant bien, elle n'a pas tort ! Et pi zut ! si je reçois un truc pareil c'est bien que je dois le mériter, nan ???
ps : et j'en connais une qui va faire une syncope ! mdr !
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La Pensée du jour à faire pâlir tous les Marquis de Sade... à faire rougir les putains de la rade...
Dans le business comme dans les love affairs, il est bien rare que tout roule comme on veut. Et j’en connais tout plein qui, avec leur tendance fataliste, baissent les bras et pointent aux abonnées frustrées…
Et ben non ! ça suffit la dégonfle. Y’a toujours moyen d’obtenir ce que l’on veut… ou presque ! Vous pouvez me croire… dans le genre je sais ce que je veux et je l’aurais, j’en connais un rayon… que dis-je : un diamètre !
Alors pour celles (ou ceux ?) qui ont envie de se secouer les plumes j’ai mis au clair quelques petites méthodes assez efficaces… on est bien d’accord, il s’agit là d’exemples, pur fruit (pub !) de l’abondante fertilité du jardin exotique de mon imagination ;-)
LA METHODEGUERRE DES NERFS
Action :
J’ai tout pour être heureuse, tout serait parfait dans le meilleur des mondes, sauf que je n’ai pas les moyens de me payer cette divine bague Cartier sur laquelle je louche comme une malade depuis des mois, alors qu’Albert… il les a les moyens lui… hein, ce cher Albert… No problemo. Faut y aller à l’usure.
Réaction :
Commencer, sous des prétextes fallacieux, par le faire passer régulièrement devant la boutique et, à chaque fois, freiner des quatre fers devant l’objet de ma convoitise en poussant des « han » et des « oh » d’envie, l’œil humide et la voix chevrotante. Une fois sur deux, entrer pour essayer la bague, lui faire voir comme elle me va bien, marquer une hésitation puis repartir piteusement. Garder le silence une bonne demi-heure, genre au bord du suicide, avant de pester sur le thème : « évidemment, je suis exploitée. Je ne gagne pas assez de fric pour me payer ce que je veux. Ma vie n’est que frustration, et gnignigni et gnagnagna… » Entre deux refrains, annoncer que j’ai perdu ma bague. L’autre, la moche, la vieille, et que, par voie de conséquence, je n’en ai plus. De bague. Souligner discrètement l’approche de mon anniv ou de Nowel ou de la St Val ou que sais-je y’en a toute l’année des occaz pour se faire offrir un cadeau ! Tous les matins, râler parce que je n’ai pas de bijoux. Inviter Steph à dîner pour qu’elle raconte en détail comment Phil, son copain à elle, lui en a offert une, de bague, et combien ça l’a bouleversée de plaisir. Comme je ne lésine pas, le réveiller régulièrement en hurlant la nuit, et expliquer à Albert, hagard, que je viens de rêver qu’on me volait ma bague, enfin LA bague. Si après un bourrage de crâne d’un mois ou deux, Albert ne m’a pas fait mon petit cadeau, le laisser tomber ! Ce mec est borné.
LA METHODESURENCHERE
Action :
Mon boulot m’enthousiasme mais j’en ai ras les écoutilles de cette planche à tréteaux pourrie-bancale qui date de Jérusalem (Mathusalem ? c’est pas assez !) et qui me sert de bureau. Surtout depuis que j’ai repéré dans un catalogue, un sublime truc hyper-design qui coûte la peau duc mais derrière lequel je me verrai très bien mener mes petites affaires.
Réaction :
Entrer en fanfare dans le bureau du boss, la mèche en bataille et l’œil furibond. Attaquer d’abord sur les impôts, mon loyer, le coût du pot de Nutella, bref, l’inflation en générâââââle, et demander direct une augmentation de 500 euros ! Estomaqué, le chef partira illico dans une diabolique tirade sur la récession qui durera une plombe mais pourra se résumer en deux mots : niet popov pour l’augmentation. Pas démontée, expliquer alors qu’il me faut ab-so-lu-ment un gsm et un pocket pc pour être sur la brèche en permanence. Toujours empêtré dans ses explications et de plus en plus tassé dans son fauteuil à roulettes, Big Chief rétorquera que s’il m’accorde ce privilège, il faudra qu’il fasse la même chose pour les autres, et patin-couffin, que c’est pas une vie. (ça fait déjà 2 fois qu’il me refuse mesquinement deux trucs vitaux). Là, prendre un air dépité, au bord des larmes, genre petite fille à qui on ne va tout de même pas refuser un bonbon à la menthe, et lui demander si au moins il m’accorderait, question de me prouver qu’il estime mon boulot, de me changer ce bureau tout merdique ? ça va lui paraître bien peu de chose au bonhomme. D’un sourire paternaliste (et soulagé), il me gratifiera de ce don, ne se doutant pas que le bijou que je compte me faire livrer dans les vingt-quatre heures va lui ruiner ses bénéfices d’une année !!!
LA METHODEBLUFF
Action :
Je veux absolument dîner aux chandelles et déguster ce confit de canard pommes sarladaises dont il a le secret mais, c’est évident, vu l’émeute qu’il y a devant la porte, « Chez Robert » affiche complet.
Réaction :
Pas effrayée par le carnage, fendre la foule d’un air qui ne souffre aucune réflexion et se planter bien droit devant le serveur-chef. « J’ai réservé au nom de Gonfler, G.O.N.F.L.E.R., trois personnes. » Interloqué, rapport au fait que c’est archicomble, le garçon va parcourir tois ou quatre fois la liste des élus. « Je suis désolé, mais je ne vois pas. » Se pencher alors sur le cahier, légèrement excédée, genre laisse-moi voir, le bigleux » et faire semblant de chercher mon nom. « Je ne comprends pas, j’ai appelé à 19h et on m’a dit qu’il n’y avait pas de problème ». La je suis contrariée comme c’est pas permis. C’est bien la peine de réserver si le zombie qui répond est pas cap de noter la convers’ ! Pas de soucis. Mi-perplexe, mi-navré, le garçon va m’inscrire en priorité absolue sur la liste d’attente et la première table qui se libérera sera pour moi. Je vais poireauter peut-être 15 min mais je grillerais quand même 15 personnes ! bon rapport qualité prix.
LA METHODEULTIMATUM
Action :
Je veux vivre avec lui de toute mon âme, mais Môssieur ne semble pas disposé à me laisser débarquer chez lui avec mes cartons, ma collection de plantes carnivores et mon araignée fétiche.
Réaction :
Après avoir tenté la douceur (mon doudou, on va se faire un vrai nid d’amour), la discussion adulte (je te pèse le pour et le contre, je divise par deux et je retiens huit), je passe au forcing, bref, à l’ultimatum. J’explique sans faiblir, devant sa mine contrariée, que cette situation bancale me devient impossible, qu’il est grand temps que notre relation évolue et que soit il dit oui, colle mon nom sur la boîte aux lettres et me fait de la place dans les placards, soit je le quitte sur-le-champ et sans préavis. Si d’aventure, le gentleman restait campé sur ses positions, surtout, tenir ses promesses et sortir de sa vie immédiatement. Sinon, je ne serais plus jamais crédible à ses yeux et mes menaces le feront doucement ricaner. En prime, c’est en découvrant ma détermination qu’il risque de craquer le blaireau. A moins, bien sûr, qu’il n’ai cédé (le faiblard) dès que je lui ai mis le marché en mains…
LA METHODE YA-T-IL UN PSYCHIATRE DANS LA SALLE ?
Action / Réaction :
Vous pouvez aussi, mais là, c’est à vos risques et périls, je ne garanti rien, c’est SGDG (sans gigoter du genou), carrément jouer la dingue, la fêlée qui entre en transes dès qu’on lui oppose un refus. Le truc congénital, quoi. Genre : « Quand on me dit « non », je sors ma carabine à canon scié et je tire dans le tas. » Pour obtenir qu’on vous envoie en déplacement à Rome, plutôt que cette super-pouf de Sylvie Truc De La Muche… alors là, ne pas hésiter à faire un cirque qui ferait passer Sarah Bernhardt pour une minimaliste. Se jeter tête baissée aux genoux du chef, l’attraper par le Loden et se laisser trainer jusqu’à l’ascenceur, faire la roue dans son burlingue, se scotcher à son pare-brise, le persécuter jusqu’à la cantine en braillant bien fort dans ses oreilles que, vouais, c’est dans votre karma de partir là-bas révolutionner le business romain. Les yeux allumés, le carré à l’horizontal, la truffe humide, l’hypnotiser derrière vos lentilles de couleur en le tenant fermement par la cravate, les talons de vos escarpins plantés dans ses Weston. S’il est un brin trouillard, il va vous coller votre ordre de mission dans la minute qui suit. A moins qu’il appelle Vinatier… et là, je ne peux plus rien pour vous ;-)
LA METHODEAPPEL AU SECOURS
Action :
J’ai un dossier urgentissime à traiter (comprendre que le beau ténébreux ambiance danseur de tango m’a enfin filé un rencard), mais je dois, en même temps, filer à l’autre bout de la ville pour déposer un petit carton (45 kg, 1,50 x 2 m) chez un client.
Réaction :
N’ayant pas le don d’ubiquité, ma solution s’appelle Martine, 53 ans, chignon violet, lunettes papillon : la secrétaire du boss, qui n’est pas exactement ma meilleure copine. Rentrer dans son bureau profil bas, m’asseoir en face d’elle, la regarder droit dans les yeux et, d’une voix d’outre-tombe, lancer un bouleversant : « Martine, j’ai besoin de vous. » Marquer un temps d’arrêt. Ça fait quinze ans que personne n’a eu vraiment besoin de Martine, c’est ce qu’elle est en train de se dire. Pour une fois, la voilà qui se sentirait presque indispensable. Baisser la tête, renifler un petit coup… ma victime est à point pour lui servir ma salade. Dix minutes plus tard, Martine se déplacera le nerf sciatique en tentant de rentrer mon carton dans l’ascenseur. Moi, je serais déjà dans les bras de Ricardo…
Voili voilou ! vous voyez, c’est pas compliqué… À vous de jouer !
Ps : entre nous soit dit, la méthode 5 est la plus mauvaise… je vous la déconseille vivement !
Au début, c'est tout beau tout rose, on est tout feu tout flamme et on a tendance à idéaliser le Jojo avec lequel on va faire tandem...
Mais quelques SAINT VALENTIN plus tard...
AVANT
APRES
Il a une petite barbe de trois jours à mourir
Il a une râpe à fromage qui me laboure l’épiderme
C’est un artiste, il joue du violon comme un Dieu !
C’est un casse couille, je vais le lui faire bouffer son Stradivarius
Il est raide mais c’est pas grave, quand on aime…
Je lui déconseille vivement de me refaire le coup du Mc Do
Ses potes sont très sympas, ils m’ont tout de suite adoptée
Ras le bol de sa horde de dégénérés qui campent à la maison
Il est sain, tu vois, il roule en vélo
Il ne peut pas s’acheter une caisse, comme tout le monde ?
Il a un grand studio, genre loft
Il n’y a même pas une porte pour fermer les chiottes !
Il est jaloux, ça m’exite
Il me colle, il me colle !
On passe des journées au lit, le pied !
Une vraie larve, toujours vautré dans son plumard
Il est taureau
Quelle plaie ces signes de terre
Sa mère est vraiment sympa
Elle me fait encore une réflexion, la vioque, et je la défenestre
Il est vachement cérébral, comme mec
Il ne me touche plus depuis trois mois
Il a un style très cool, très destructuré
Il a le look SDF, on dirait un clodo
Il est très fin, très délicat
Je me demande s’il n’est pas pédé
Il fait des spaghetti carbonara à grimper aux rideaux
Je ne veux plus jamais croiser un plat de pâtes de ma vie
Il est confortable, tu vois, sécurisant
Il est obèse
Il est très jeune, très frais
Age mental : 3 ans !
Il est très disponible
Il peut pas se trouver un boulot, non ?
Il m’initie à l’alpinisme, c’est d’enfer
Je me tire avec le premier qui me propose un week end à la mer
Il est marié mais il va la quitter
Il est marié et il ne la quittera ja-mais
Il est marié mais il va la quitter
Il sucre les fraises papy. Complètement sénile
Il a 20 ans de plus que moi mais il est très jeune d’esprit