samedi 31 mai 2008

Vos nouvelles du samedi, le samedi !

Le Journal 3d de La Fêlée
Des petits perso 3d relookés par des doigts de fée...


c'est ICI

vendredi 30 mai 2008

Une porte ouverte

C'est LA mauvaise semaine de l'année. Celle où rien ne va. Celle ou je n'ai pas envie, pas le courage, pas le goût. La seule semaine où personne ne me dit : "T'es vraiment trop toi... c'est nature ou tu le fais exprès ?"
Le reste de l'année, il est là, avec moi. Imperceptible, invisible, impalpable... pour tout un chacun. Mais pour moi, il est là. Vous savez, comme cette ombre qui nous suit où que l'on aille et quoi que l'on fasse. Quand on est petit, on essaie de marcher plus vite qu'elle et on s'amuse à sauter sur celle des autres. Parfois, souvent, il est seulement là. A d'autres moments, il se fait plus présent dans ma tête parce qu'un événement me renvoie à un passé... Quand il était là... ou à un conditionnel... Si il était là...
Mais cette semaine, celle du 27 mai au 1er juin, depuis 1991, elle n'est pas comme les autres. Un peu comme si une porte était restée ouverte... et je ne peux m'empêcher de pousser cette porte et d'entrer. On sait jamais... si il se passait une autre chose... si le fait de reprendre l'histoire à ce moment là me permettais de choisir une autre issue... Et puis tu sais Véro, c'était la pleine lune...
Il faisait très chaud pour la saison. La veille, jour de la fête des mères, nous avions fait une très grande fête de famille pour les 70 ans de Mamie Charlotte...
Le lendemain soir, comme souvent depuis que j'habitais en appartement, je suis allée rendre visite à mes parents et à mon frère...
C'était un lundi soir, le 27 mai 1991, il était presque 19h...
Quelques jours auparavant, j'avais trouvé une "Cox" dans une boutique. Mon frère était fou des WW. Taillée dans du cristal, je l'avais trouvée superbe. Je l'avais achetée pour la lui offrir à son anniversaire, au mois d'août. Et puis, une tite voix... un de ces sentiments que l'on ressent et qui nous poussent à faire des trucs qu'on ne sait pas expliquer, m'a dit : "T'es nulle. N'attends pas pour lui offrir. Tu trouveras autre chose en août. Offre lui maintenant." J'ai écouté la tite voix. Il était super content. Presque gêné. Un cadeau, comme ça, sans raison, et de sa sœur...
On n'a jamais eu le temps d'en parler tous les deux, mais je sais qu'il m'en voulait un peu d'être partie de la maison.
Oh bien sûr, on ne s'entendait pas toujours bien. Deux caractères forts et divergents ça fait des étincelles... Il était parfois cassant, parfois distant... mais si souvent adorable. L'orgueil nous empêchait d'en parler... nous avions une façon pudique de nous aimer.
17 ans que je suis sortie de la maison pour rentrer chez moi.
On venait de s'embrouiller la crinière par l'intermédiaire de ma mère au sujet de sa participation au cadeau commun de Mamie. J'avais payé, il devait me rembourser et... il jouait la provoc' en disant qu'il n'avait jamais rien promis.
Ça, je le dis maintenant, avec le recul et les années... mais sur le coup, j'étais un peu en colère... et lui aussi... et ma mère encore plus de voir que nous n'étions pas d'accord.
Le mardi soir, ma mère m'a téléphoné à l'appart. Elle était bizarre. Elle tournait autour du pot... pour enfin me dire : "Y'a un problème. Ton frère est sorti hier soir, il n'est pas rentré. On n'a pas de nouvelles."
Primo : colère intense. Comment ? il était sorti hier soir, pas rentré et on me le disait que ce soir ??? Oui bon ok, il avait 18 ans. Mais c'était un lundi. Il avait boulot le lendemain. C'était une vraie marmotte et il lui fallait ses 12h de sommeil pour être en forme. Et puis il n'était jamais pas rentré.
Deuzio : retour au presque calme et questions multiples. "As-tu cherché de partout ? son employeur, les copains, les hôpitaux, les commissariats ?" ... "Oui. Toutes les pistes."
Troizio : "bon, qu'est-ce qui s'est passé lundi soir ? C'était la semaine... il travaillait. Vous alliez passer à table quand je suis partie. Pourquoi il est sorti ? Pour aller où ?" – "LB lui a téléphoné. Il a pris une douche. Il s'est habillé tout de propre. Il a dit qu'il sortait. Ton père lui a rappelé qu'il avait boulot et qu'il n'arriverait pas à se lever. Il a répondu : t'en fais pas, je serais là à 11 heures. LB est venu le chercher. Ils sont partis".
A 1h du mat', mon père s'est réveillé. Frédéric n'était pas rentré. Il était inquiet. Il a téléphoné à LB pour savoir ce qui se passait. Il ne l'avait jamais fait. Jamais. Mon frère sortait depuis longtemps avec ses copains. Des fois, il rentrait à 6h du mat'. Mes parents étaient habitués. Mais là, cette nuit là, y'a eu un truc bizarre. Cette sensation inexplicable qui dit que aujourd'hui c'est pas normal.
LB était rentré chez lui. Il bredouille vaguement qu'il avait laissé mon frère en ville... soit disant une mésentente sur l'heure du retour... soit disant qu'il voulait rentrer à pieds... 2h auparavant... Y'a quand même 15 bornes !!! Mon père a pris la voiture pour aller à sa rencontre. Personne. Tourner, virer, faire le chemin dans tous les sens. Personne.
Mercredi soir, on décide de développer un portrait récent et d'aller arpenter les rues et ruelles de la ville pour demander si quelqu'un avait vu... on sait jamais... un jeune homme de 18 ans... En parallèle, maman rappelle les commissariats pour signaler sa disparition. "Madame, votre fils a 18 ans. On ne fait pas de recherches" – "mais il n'est pas parti. Il a disparu !" – "Peu importe Madame, votre fils est majeur !"
Au fil de nos appels, j'essaie de rassurer maman... mais je n'y crois même pas. Quelque chose me dit qu'il n'est plus là. Déjà. Sans savoir pourquoi, j'ai un truc foireux précis dans la tête... je n'arrête pas de penser qu'on va le retrouver noyé dans le Rhône... Je me souviens même qu'à un moment j'ai dit à maman : "tu sais maman, il ne peut être que mort sinon on aurait des nouvelles".
Pendant 72h, on va travailler le jour... la tête ailleurs, en se disant qu'il sera à la maison le soir et qu'on lui passera une super brasse de folie de nous avoir laissées sans nouvelles... Et on arpente les rues de la ville la nuit, sa photo à la main. On s'adresse à tout le monde. Les jeunes, les anciens, les délinquants, les gens biens... les cafés, les bars, les salles de jeux, les squats, les sectes et même les églises... et pourtant Dieu le savait déjà, on n'a jamais été clients !
Maman appelle régulièrement les hôpitaux et les hôtels de police...
RIEN.
Samedi matin, 10h... le téléphone sonne dans l'appart. On vient de passer la nuit en ville... j'ai la tête dans le brouillard. Pas le courage de me lever, F répond. C'est sa piplette de mère. Quand F revient dans la chambre, il est pétrifié. Elle vient de lui lire un article du journal intitulé "Demande d'identification de victime". Il ne trouve pas ses mots. Il me demande vaguement de lui donner une description de mon frère le soir où il est parti. Je trouve sa question con. On vient de passer notre nuit à le décrire...
Une question aussi stupide... je comprends qu'il y a un truc grave derrière tout ça. Mais quand même, je l'envoie balader en lui disant c'est quoi cette question à la con ?
En fait, lui, il sait déjà. Il a compris. Il ne veut pas y croire.
Il insiste. Il précise des fois que je réponde autre chose que ce qu'il sait pertinemment. Je me redresse, je bafouille.
Il me demande : "un jean bordeau ?" – oui. "1,80 m ?" – oui. "un blouson en textile léger chamaré dans les tons verts ?" – oui. "type européen ?" – oui ! "environ 25 ans ?" – nan ! il en a 18 !!!
Je voulais pas ! Lui non plus. Tout le reste était exact mais je le refusais. Alors je m'accrochais au seul et unique détail qui ne collait pas.
On a vite compris. Le jeune homme en question était à l'Institut Médico Légal, il fallait prendre contact pour l'identifier.
Je me souviens comme si c'était ce matin.
...
J'étais dans la cuisine. A la fenêtre. Je tenais ma tête entre mes mains... je criais... je hurlais...
NOOON ! Pas ça ! Pas Lui ! NOOON !
Je crois que je hurlais si fort que tout l'immeuble m'a entendue... je savais et je voulais pas !
F me parlait, je ne l'entendais pas.
Mes parents n'achetaient pas le journal. Ça voulait dire qu'il fallait d'abord que j'accepte l'idée, puis que je téléphone à ma mère. Téléphoner à ma mère... Nan. Pas possible. Pas maintenant. Pas pour ça. C'est pas vrai ! Toute façon c'est pas vrai...
- Maman ? c'est moi. Il était habillé comment Frédéric lundi soir ?
- ... (tout comme la description du journal)
- Je crois qu'on l'a retrouvé. C'est dans le journal maman...
- Qu'est-ce qui est dans le journal ?
- Y faut téléphoner à l'IML maman. Y faut aller l'identifier.
- Attends, reste calme, pleure pas. C'est sûrement pas ça. Téléphone à ton père pour lui dire...
Ce qui s'est passé après ? je n'ai pas le courage de le raconter ce soir.
Une chose est sûre c'est que c'était lui. Mon petit frère. Ma tite luciole.
Ce grand dadet qui m'avait pété le coccyx en me filant un coup de pied au cul en chahutant quelques mois plus tôt... Lui qui m'avait pourri la gueule en me traitant de tous les noms parce que j'avais collé des bandes rouges sur les portières de ma voiture et que ça faisait plouc... Lui qui avait les yeux brillants y'a 5 jours quand je lui avais offert cette "Cox" en cristal...
C'était Frédéric qui attendait dans son tiroir réfrigéré depuis le mardi matin que quelqu'un vienne l'identifier...
Et ce sont les policiers du 7ème qui l'on trouvé à 5h30, écrasé au pied d'une grue de 50 mètres de hauteur.
Ceux qui l'on envoyé à l'IML sans papiers.
Ceux qui ont dit à maman, le mardi à midi que son fils ... même description... était majeur et qu'ils ne feraient pas de recherches !
Ceux qui ont fait passer cette annonce le samedi avant de le mettre dans la fosse aux inconnus...
Comment c'est possible ça ??? hein ??? comment on peut ne pas faire le rapprochement quand on trouve un JH non identifié à 5h30 et qu'une maman vient signaler la même disparition à 12h ??? hein ??? comment ???
Je vous l'ai dis, ce qui s'est passé après, je n'arrive pas à l'écrire. Pourquoi, comment, qu'est-ce qui s'est passé ce soir là... Ça viendra, j'en suis sûre. Pour le moment j'y arrive pas.
Ce que je sais aujourd'hui, c'est que je n'avais pas encore 23 ans et que ma vie a basculé ce jour là. Parfois cette vie, elle pèse des tonnes et ça m'étouffe...
Ce que je sais aussi c'est...
"Putaiiiiiiiiin, meeerde ! pourquoi t'es pas là ?"
17 ans que je lui ai dit "Tchao, à demain !". 17 ans que je n'ai plus entendu le son de sa voix...
Il était en haut de l'escalier, j'étais à la porte d'entrée. Et cette porte, ça fait 17 ans que je n'arrive pas à la fermer...

jeudi 29 mai 2008

Huummm, c'est la pleine saison des Fraises !!!


Si un parfum pénétrant n'est pas toujours gage de goût, l'absence d'odeur est en revanche un signe de manque de saveur !
Légère (seulement 35 kcal/100 g) et rafraîchissante (elle est composée à 90 % d'eau), la fraise est pour tous, le fruit qui symbolise l'été. Riche en vitamines C, elle arrive à point nommé pour prendre la relève des agrumes dans nos assiettes.
La fraise est en effet particulièrement intéressante pour son apport vitaminique, qui stimule nos défenses immunitaires. Il suffit d’une portion de 150 g (ce que l'on consomme habituellement) pour couvrir l'apport journalier recommandé (AJR) en vitamine C, soit 80 mg pour l’adulte.
L'apport en minéraux est modéré mais diversifié et équilibré. Comme dans la plupart des végétaux frais, le potassium domine avec environ 150 mg/100 g ; le calcium est présent avec un taux non négligeable de 20 mg/100 g ; le fer avec 0,4 mg/100 g (avec du cuivre et du zinc qui facilitent sa bonne assimilation) ; le magnésium avec 12 mg/100 g...
Attention cependant, la fraise fait partie des aliments "histamino-libérateurs" : sa consommation libère de l'histamine dans l'organisme, ce qui provoque chez un sujet prédisposé l'apparition de phénomènes de type allergique (urticaire notamment).
CONSERVATION
Choisissez les fraises rouges, sans tâches, bien brillantes et fermes. Ne les prenez pas forcément grosses (elles sont alors souvent gorgées d'eau) mais toujours bien odorantes.
Plaisir gourmand mais fragile, les fraises sont à consommer dès leur achat. Conservez-les, dans leur barquette perforée et dans le bac à légumes du réfrigérateur, au maximum 3 jours si elles ne sont pas très mûres.
Elles se prêtent mal à la congélation, aussi, si vous en avez beaucoup, faites-en plutôt des confitures ou des coulis.
DEGUSTATION
Préparez-les au dernier moment, en évitant de trop les manipuler et de les exposer à la chaleur.
Lavez-les rapidement, sans les faire tremper, et ne les équeuter qu'après, sinon elles perdent de leur saveur et de leurs vitamines, et risquent de se gorger d'eau.
Pour que leur parfum s'exhale mieux, n'oubliez pas de les sortir du réfrigérateur quelque temps avant de les déguster.
Servez-les en dessert : nature, au sucre, à la crème fraîche ou à la chantilly, macérée au vin rouge, au kirsch ou au champagne ! Les fraises entrent aussi dans la composition de salades de fruits, de pâtisseries (tarte, charlotte…) et de confitures.
Sans oublier le fraisier, qui n'est pas que le nom de la plante qui produit les fraises, mais aussi celui d'un gâteau composée de 2 couches de génoises parfumées au kirsch, séparées par une couche de fraises et de crème au beurre.

mardi 27 mai 2008

Une histoire de pomme...


Au four, en tarte, à la poêle ou tout simplement à croquer, la pomme reste notre meilleure alliée !
Elle recharge l'organisme en minéraux et en vitamines variées, surtout si on la mange avec la peau.
En outre, pensez-y mesdames, la pomme est le coupe faim idéal. Elle apporte en moyenne 5 fois moins de calories qu'un pain au chocolat et la pectine, fibre soluble qu'elle contient, renforce l'impression de satiété durablement.
Parfumées, toniques, gourmandes, rustiques ou équilibrées...
A chacun sa pomme pour prendre soin de sa santé !

D'ailleurs, je me souviens que je vous avais déjà incités à manger des pommes... par ICI

lundi 26 mai 2008

Ma tarte au citron meringuée



Ingrédients :
1 pâte brisée ou sablée (au choix)
2 citrons non traités
200 g de sucre
5 oeufs
20 cl de crème fraîche
1 pincée de sel

Préparation : Préchauffer le four à 180°C (T6)

Garnir le plat à tarte avec la pâte piquée avec une fourchette. Recouvrir de papier sulfurisé et de haricots secs.

Laisser cuire 10 mn (la pâte ne doit pas colorer)

Dans un saladier, mélanger deux oeufs entiers et deux jaunes (réserver les blancs), la crème fraîche et le sucre.

Ajouter le jus des deux citrons ainsi que leur zeste râpé très finement

Sortir la pâte du four, retirer les haricots et le papier. Garnir avec le mélange et enfourner 1/2 heure.

Pendant ce temps, préparer la meringue : monter en neige avec une pincée de sel les 2 blancs réservés + le blanc du dernier oeuf. Lorsqu'ils sont bien fermes, ajouter doucement le sucre en continuant à battre.

Sortir la tarte du four, étendre rapidement la meringue dessus et remettre au four 10 mn maxi. La merignue prendra alors une joli teinte dorée.

Faut appeler un chat un chat !

Je vous avais déjà longuement parlé des chats... ICI !
Aujourd'hui, il me vient l'envie de vous présenter les spécimens qui se sont installés dans ma tite maison au fil du temps, çà et là, assis sur les buffets ou couchés sur la poutre de cheminée.
Tout est parti de ce chat en bois qui m'a été offert pour mes 20 ans... y'a un p'ti bail...


Le chat est d'une honnêteté absolue : les êtres humains cachent, pour une raison ou une autre, leurs sentiments. Les chats non.


Au fil du temps, j'ai trouvé sympa l'idée de multiplier ces félins à la maison. En fait, si je préfère les chats aux chiens c'est parce qu'il n'y a pas de chat policier ;-)

Celui là, je l'ai trouvé à Aillon le Jeune, en savoie, dans une boutique de souvenirs. Rien de très exceptionnel si ce n'est l'année... le moment... la toute première fois où je partais en vacances aux sports d'hiver avec mes enfants.


C'est l'année où Minette m'a adoptée que j'ai constaté qu'il suffit de croiser son regard avec celui d'un chat pour mesurer la profondeur des énigmes que chaque paillette de ses yeux pose aux braves humains que nous sommes...

Le chat qui pêche...


Lui, c'est le curieux qui regarde ce qu'a attrapé le chat qui pêche !


Un couple de chats amoureux..


Finalement, maman chat sans matou...


Samantha, ma minette


Hugo, mon minou


Eliott, mon chaton


Mes trois amours


Un jeune papa et son petit


Les plus récents, craquant non ?

dimanche 25 mai 2008

Bonne Fête Maman

Des dessins d'artistes... en herbe !Et leur vision croustillante de leur maman... :-)Je vous laisse apprécier, sourire et commenter.


Un dessin, un collier de pâtes, une boîte à bijoux en carton de boîte à chaussures, un poême gavé de fautes d'orthographe mais appliqué autant que faire se peut... Je pense que ce sont les plus beaux cadeaux qu'une maman puisse recevoir, ils ont une valeur inestimable. Et chaque année, depuis 13 ans, c'est toujours un moment "émouvant". Je les garde précieusement depuis toujours... Après, lorsque les années ont passé, on les regarde ensemble et on se bidonne pendant de longues minutes !!! c'est un cadeau Double Effet !

D'ailleurs, en parlant de ça, Samantha est furax car aujourd'hui, elle voulait les revoir...
Elle m'a fait mourir de rire tout à l'heure quand elle m'a dit :
- maman, y sont où tous nos dessins de fête des mères ?
- euh, je les ai rangés !
- oooh, nOOOOOOOOOOOOON ! t'as pas fait ça ??? hein maman, t'as pas fait ça !!!
- si, ça prenait trop de place dans mon dossier. alors je les ai rangés. mais t'en fais pas, y sont pas loin, et tous rassemblés.
- ah, chu contente de savoir qu'ils se tiennent compagnie, mais si tu pouvais me dire où ça m'arrangerait
- ah ben ça non, ma fille, je ne peux pas te dire où. mais c'est dans la maison, c'est sûr !

Ben oui ! je les ai rangés ! Où est le problème ? c'est que dans mon langage, "Ranger" signifie souvent perdu à tout jamais !!! mais je ne jette rien. Je range... ce qui je dois dire présente un avantage certain : quand on tombe par hasard sur un truc disparu depuis 10 ans, c'est un bonheur inexplicable :-))

Après moultes fouilles archéologiques, nous en avons retrouvé 3... c'est déjà ça, hein ?

Artiste : Samantha

Année : CM1

Artiste : Hugo

Année : CE2


Artiste : Eliott - Année : Maternelle moyenne section

samedi 24 mai 2008

Le Gala !


Il est sorti, il est en ligne, vous pouvez le visualiser
ICI

N'hésitez pas à laisser vos impressions,
la critique est constructive !
Lâchez vous
chez La Fêlée ou sur ce billet,
je transmettrais ;-)

C'est un véritable travail d'artistes !
Grand Bravo à eux deux.

J'avais promis ? Le bêtisier !

Le 31 mars 2008, c'était l'anniv de mon Spider Patate... j'avais fais un kruk...
Genre une tite vidéo ICI pour lui souhaiter un bon anniversaire.

Je vous avais promis le bêtisier, le voici, le voilou...


Spider Patate à Magny-Cours...

ça vous tente quelques tours de piste avec
Spider Patate sur son R1 ???C'était le 5 mai 2008, à Magny-Cours...
Une caméra embarquée qui n'a pas froid aux yeux !!!


vendredi 23 mai 2008

The Gala !!! J-1


Alors voilà, ça fait des semaines qu'on en parle, qu'on attends...

Des jours que l'on trépigne d'impatience...

Des nuits qu'il et elle ne dorment plus, ou mal, ou presque pas...

On va se régaler. Je le sais, je le sens... ça va être un truc de dingues !

LE GALA c'est géant !

c'est quoi Le Gala ??? c'est... un gala !

Comme les Oscars ???
Meuuuuh Naaannnn ! c'est Francophone !
Comme les Césars ???
Meuuuuh Naaannnn ! c'est pas du cinoche !

Ce sont les Blogue'Or 2008 !

Du jamais vu !
Un prix décerné à chaque meilleur blogue francophone dans de multiples catégories...
Faut le voir pour y croire !!!

Ne le loupez pas. c'est Samedi 24 mai 2008 à 18h (locale-quebec)

ICI


Et avant tout, et après tout, et pendant que, et tant que j'y suis, et puisque c'est le moment où jamais, et comme... et parce que...

Merci

à nos deux producteurs du JT favoris,
à ces deux fous qui ont eu cette idée,
à ces amoureux qui nous ont entraînés dans leur folie...
(je dis nous paske je me sens un tout chti peu concernée étant miss météo france...)

RENDEZ-VOUS DEMAIN ICI

Vous serez là, hein ???? hein que vous serez là ???
Aaaah, je l'savais ! je savais que je pouvais compter sur vous...
Vous ne le regretterez pas...

La Quenelle... étrange animal !

Petit brin de conversation, hier soir, à table avec les Grem's...
- Dis maman, c’est quel animal la quenelle ?
- ^^ !!!
Alors vois-tu, mon titou, la quenelle est un petit animal sauvage, vivant en meute dans les sous bois. On en trouve particulièrement en région Lyonnaise. La quenelle a 6 petites pattes dont 2 palmées au cas où il soit nécessaire de prendre le large. Adulte, la quenelle mesure 10 cm du museau à la queue. Sa fourrure est toute blanche et très courte. L’été, la quenelle s’épile entièrement pour ne pas souffrir de la chaleur mais aussi dans un soucis esthétique. Elle a sur le sommet de la tête 2 petits cornets en guise d'oreille, très utiles pour s'orienter car la quenelle est astygmapresbimyope. Son alimentation est
essentiellement composée de fougères et de glands. D’ailleurs, il n’est pas rare d’assister à des combats sans merci entre meutes de quenelles et troupeaux de sangliers, ces derniers étant également friands de glands. On dit alors de ces belligérants qu’ils gland’ouïlle ! Cependant, dans les meutes huppées, il arrive qu'elle se nourrisse de gâteau de foie de volailles.
Il n’y a pas de période privilégiée pour la reproduction de la quenelle. On peut assister à de formidables parades nuptiales tout au long de l’année, celles ci étant observables principalement les nuits de pleine lune. "Vol-au-Vent" Cette danse, bien que très dangereuse, est adorée par les jeunes quenellidés qui la pratiquent à toute allure. Les cérémonies s'achèvent par une série de poursuite/cache-cache sous les champignons halogènes. C'est lorsque l'un d'entre eux clignote que la nuit de noces s'effectue. Afin que Dame Quenelle puisse donner naissance aux quenellos, le mâle grimpe tout en haut d’un arbre et fabrique un grand nids avec des matériaux de récupération. En attendant, la femelle va à la piscine pour se détendre.
- Mamaaaan ! Stooop ! arrêtes... Ce que je voulais dire c'est : est-ce que la quenelle est un aliment fait à base de matières animales ou est-ce une partie d'un animal ???
- Aaah ! mais fallait le dire tout de suite mon titou. Je t'aurais simplement expliqué que nan. Encore que, dans certaines variantes, ...
- Mamaaaan ! Ne recommence pas. Manges tes quenelles en sauce financière, ça va refroidir. Tu sais que t'es vraiment grave ??? tu prends des cours ou c'est dans le sang ?
- Un peu de respect jeune fille ! le jour où tu atteindras les sommets de ma gravitudité, nous prendrons le temps de nous asseoir, le visage dans le vent et nous en reparlerons... peut-être même partagerons nous quelques... Quenelles !
- Pfff ! t'es désespérante !

--- INFO --- INTOX --- INFO --- INTOX --- INFO --- INTOX --- INFO ---

La quenelle est une spécialité culinaire lyonnaise.
La quenelle « nature » se compose obligatoirement de semoule de blé dur ou de farine, de beurre, d’œufs, de lait et/ou d’eau et d’assaisonnements. La « quenelle de brochet » comprend en plus de la chair de brochet hachée, la « quenelle de veau » de la chair de veau, et la « quenelle de volaille » de la chair de volaille.
On prépare d'abord la pâte à quenelle, appelée panade avec la farine ou la semoule et l’eau ou le lait. La panade est chauffée pour être desséchée, puis éventuellement refroidie. On ajoute éventuellement la chair hachée à la panade, qu'on appelle alors mêlée. Les quenelles sont ensuite formées (on dit « pondues ») puis pochées. C'est dans cet état qu'elles sont vendues chez les traiteurs.
Avant d'être consommées, les quenelles sont préparées en sauce à la tomate, aux écrevisses ou béchamel (préparée avec une sauce aux écrevisses, aux carottes, au céleri, et au cognac, elles sont dites quenelles sauce Nantua). Elles sont souvent gratinées. Les quenelles doublent de volume lors de leur préparation.
Source : Wikipédia

jeudi 22 mai 2008

Manger des escargots...


Quel que soit votre âge, vous n’avez peut-être jamais été tenté par le challenge consistant à manger une douzaine d’escargots de Bourgogne… Comme je vous comprends. Moi-même, pourtant pas farouche de la fourchette, je trouve ça déplaisant de s’en prendre à des mollusques gastéropodes innocents alors que des milliers de lapins à la moutarde courent librement la garenne. Je pense même pouvoir dire que c’est une allergie congénitale. La vue des escargots m’écœure et difficile pour moi d’imaginer en manger un sans vomir sur la table. Bien que courageuse et aventurière, j’ai toujours repoussé cette échéance au jour où je n’aurais vraiment pas le choix, comme par exemple si je suis invitée à dîner chez Christine et Jean-Louis.
Et justement, voilà que Christine et Jean-Louis ont eue la délicieuse idée de m’inviter… comme par un sacré coup de faute à pas de chance ! Christine m’annonce non sans une certaine effervescence qu’elle préparera des escargots ramenés il y a peu de temps d’un séjour en Bourgogne. La maîtresse de maison n’étant pas du genre à plaisanter, il va falloir honorer sa cuisine, prendre sur moi et ne pas faire l’enfant. En clair, je vais devoir manger des escargots pour la première fois de ma vie !!!
Certes, c’était jusque là une idée rocambolesque, mais je me dis que ça n’est finalement qu’un mauvais moment à passer. Sans compter qu’il faut bien qu’il y ait une première fois pour qu’il n’y en ait pas de suivantes ! Et puis de nos jours, avec la faim dans le monde et tout le tralala, on ne doit pas faire la fine gueule. On mange sans faire de commentaires blasés, on ne laisse rien dans son assiette, on félicite le talent de la chef, on se réjouit de la qualité et de la diversité de la cuisine française, et surtout, on ne prend pas les pauvres pour des ostrogoths sous prétexte qu’ils ne mangent des huîtres en tube qu'une seule fois par an pour le 31 décembre. De nos jours, quand on a la chance comme moi d'être invité à manger des escargots chez Christine et Jean- Louis, on fait comme si que. Ne l'oubliez jamais.
Partant de là, j'ai dû passer plusieurs étapes périlleuses.
Je devais d'abord faire comme si c'était succulent. Wahou. Bien évidemment, personne ne devait se rendre compte que c'était la première fois sinon j'allais avoir droit au bizutage et là, plus de limites... on me forcerait à avaler des rognons de mouton crus, du gloubiboulga ou un Big Mac avec le grand Coca pour voir si je suis cap'. Il s'agissait donc d'arborer le plus beau sourire et de lâcher un truc genre : "hum, génial, des escargots, ça fait si longtemps". Mais j'en étais incapable, et Christine se serait douté de quelque chose. J'ai donc opté pour "ah, mais je ne vous ai pas dit, ma cousine vient d'investir dans une fabrique de soutien gorge à col roulés en kevlar. C’est bien pratique pour faire du scooter" ce qui n'avait rien à voir avec les p'tites bébettes cachées dans leur coquille mais qui m'a permis de détourner efficacement la conversation.
Je devais ensuite surmonter cette envie de vomir menaçante. Le plus simple était donc de penser à quelque chose d'encore plus écoeurant au moment d'introduire le mollusque en bouche. J'ai alors imaginé que je devais manger une tartine de ce fromage immonde qui grouille de vers… ou encore que je suis soudain obligée de passer une soirée entière « entre filles » ! Ainsi, j’éviterais de trop penser à ce que je suis en train de faire. J’ai aussi envisagé de les stocker 3 par 3 dans ma bouche puis prétexter un besoin urgent pour aller tout recracher dans les ouatères. Mais 12 ça fait beaucoup et je ne voulais pas que l’on pense que j’avais la colique ! Avec tout ça, le sourire ! Important le sourire. Indispensable le sourire. C’est lui qui assure à Christine que je me régale. Pour cela, je me racontais intérieurement des blagues que je ne connaissais pas histoire de me dégourdir les zygomatiques.
Finalement, je suis venue à bout de cette douzaine. Je suis toujours en vie. Quel goût ça a ? Ben disons que dès l’entrée en bouche, on pense à de la morue fumée. Mais en fait, pas du tout ! c’est plus proche des bouraks au fromage tirant sur le sandre à la tartare. Comment digère t-on les escargots ??? bonne question ! Qui parle de les digérer ??? 

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La Pensée du jour
ça craque plus facilement sous la chaussure que ça ne fond dans la bouche

mercredi 21 mai 2008

Dans mon jardin…

Il y a quelques matins, doucement mais irrésistiblement, m’est venue l’envie de faire un tour dans mon jardin.
Envie d’ouvrir une parenthèse sur ma vie et ses contraintes, sur le temps qui n’attend personne.
Besoin de changer mes idées, d’arrêter les horloges.
Dans la pelouse gorgée de rosée, je me suis promenée à petits pieds…
A ce moment, la journée commence tout juste. L’air est doux, le soleil pleut dans les branches du cerisier avec une implacable douceur. Du parfum enivrant de la glycine lorsque je passe sous la pergola menant à la piscine, aux feuilles d’eucalyptus qui doucement se réchauffent et dégagent des arômes envoûtants lorsque mes mains traversent ses branches, tout n’est que délice et subtilité. Le ciel d’un bleu pur m’invite à la douceur… cette douceur de vivre dans le calme, sans se poser watt mille questions. La nature m’invite tendrement à savourer les frangrances, déguster le charme des couleurs, jouir de ces minutes suspendues...
C’est alors qu’une hirondelle est venue se poser sur mon épaule… Quelle audace ai-je pensé ! Pourtant, timide et retenue, elle restait sur ses réserves. Depuis quelques semaines, je la regardais, que dis-je, je l'admirais. Elle n'était jamais loin, faisait quelques timides apparitions...
Et ce matin là, elle est venue jusqu'à moi. Etait-ce la tranquillité du moment ou la sensation de se sentir hors du temps, quand tout le monde dort encore ??? De peur qu’elle ne s’envole, je me faisais prudente, je retenais mon souffle, je n’osais plus bouger. Que voulait-elle me dire en s’approchant si près ? Et comment savait-elle que je ne la chasserais jamais ? Je l’ai écouté chanter, elle m’a écoutée parler. Dans le regard que nous avons échangé avant qu’elle ne s’envole, j’ai compris qu’elle serait là le lendemain. J’aime ce rendez-vous avec elle chaque matin, et parfois je me dis que je pourrais presque passer ma journée dans le jardin.
Je pourrais presque passer mes journées dans ce jardin... C'est le presque qui compte, le conditionnel qui fait la différence. Quand l'idée me vient, ça semble une folie. Il y a cette vie qui m'attend, les enfants, la maison, le travail...
Mais voilà.
Depuis quelques jours, j'éprouve beaucoup de plaisir à m'évader dans ce havre de paix. Il y a le soleil qui est arrivé avec une intensité mate, une force tranquille. Il y a cette hirondelle avec qui j'ai fais connaissance. Il y a quelque chose de léger qui flotte...
"Je pourrais presque passer mes journées dans ce jardin". Cette phrase me vient toujours au même instant. Juste avant de retourner à la vie qui court, quand il semble qu'il est trop tard pour bousculer le temps, quand j'entends déjà le téléphone qui sonne.
Trop tard ? Pourtant l'avenir est ce que l'on a décidé d'en faire... La folie me poussera peut-être à tout bousculer, à découvrir un autre rythme, d'autres plaisirs, et pourquoi pas m'envoler avec cette hirondelle... Ou bien je me résignerais à répondre à ce téléphone qui sonne – j'ai du boulot et je ne sais pas voler... Sans compter que cette hirondelle a elle aussi sa colonie, elle a déjà fait son nid et bientôt ses petits seront là...
Mais peu importe. Ce qui compte c'est le moment de la petite phrase. Je pourrais presque... c'est bon la vie au conditionnel, comme lorsque j'étais enfant et qu'avec mon frère et ma cousine nous nous inventions des histoires en nous promenant dans les bois de St Pierre : "on aurait dit qu'on serait...". Une vie inventée qui prend à contre-pied les certitudes. Un petit vent de folie sage qui change tout sans rien changer...

lundi 19 mai 2008

samedi 17 mai 2008

La Patat'Mobil d'un Super Héros...

J'en entendais parler depuis quelques temps... Je l'ai découverte hier !
Il m'a fallut 24 heures pour trouver les mots qui conviennent...
J'en suis encore estomaquée ;-)


Tout ce que l'on peut attendre d´une Patat'Mobil est là : le sublime de sa couleur, la puissance de son moteur et le luxe de son intérieur.
Cette édition limitée est une voiture belle et captivante, douée de performances remarquables.
Avant tout, la Patat'Mobil, modèle exceptionnel, est équipé d´un moteur !!!
Ses lignes sensuelles qui se veulent musclées... Sa robe soigneusement froissée épouse harmonieusement les formes athlétiques de son châssis. Ses barres de toit sont comme... PERSONNE !!!
La Patat'Mobil allie de manière innovante technologie du siècle dernier, puissance archaïque, design obsolète et confort spartiate.
L´intérieur de la Patat'Mobil est une expérience unique et somptueuse.
Des lignes épurées et une élégance simple, très simple... utilisant des matériaux anciens, qui viennent compléter la sellerie en velour délicatement surpiquée.
C'est dans un soucis de confort pour ses passagers que la Patat'Mobil n'a ni soufflerie ni chauffage...
Ce modèle unique possède également une sono'Mobil d'une puissance inégalable avec chargeur colossal de 123 cassettes !!!
Véhicule sportif par excellence, la Patat'Mobil est équipée d'une trappe à skis pour les week-end à Valto entre copains...
Un environnement élégant aménagé avec un souci méticuleux du détail : pas moins de 2 vitres électriques automatiques et une petite lumière sur la clé de contact pour faciliter l'introduction de celle-ci dans la serrure !
Tout a été pensé pour l'aisance de chacun dans la Patat'Mobil : ainsi le coffre est équipé de deux haut parleurs pour le chien qui attend patiemment d'attraper son biscuit... c'est vous dire la longueur de ce vaisseau.
Autant vous dire que la Patat'Mobil exprime à la fois la passion et la retenue.

Vos nouvelles du samedi, un samedi !

Encore très fort, pour notre plus grand plaisir,
c'est le J3d de
La Fêlée.


Diane-Eve, en direct du Festival de Cannes,
vous propose d'aller le découvrir
PAR ICI...

vendredi 16 mai 2008

C'est le printemps !

Je ne sais pas ce qui se passe, mais en ce moment les mecs sont déchaînés, les chiens sont lâchés, la chasse à courre grandeur nature et c'est moi qui fait la biche...
Certes, je n'ai peut être pas d'aussi beaux yeux, mais j'ai au moins les jambes aussi velues... Naaan, je plaisante, c'était juste pour la caser car en réalité, j'utilise un puissant désherbant en début de saison pour être tranquille ! Si vous êtes intéressées mesdames, faites vous connaître.
Sérieusement, c'est le printemps... Et ça compromet le précaire équilibre hormonal des mecs, leurs instincts ancestraux rappliquent au grand galop, à la vitesse de la mer qui monte au mont Saint Michel, telle une immense vague déferlant sur la côte en granit rose de la pointe du Raz, un soir de tempête hivernale, lorsque l'océan déchaîné arbore cette couleur vert foncé, si caractéristique, que tous les marins connaissent et savent que bientôt il sera trop tard pour rentrer au port.
C'est tangible, palpable, pratiquement concret, ce n'est pas un vague ectoplasme, pas un feu follet, pas un feu de paille, ni même de broussaille, comme ceux qui se déclenchent spontanément dans la savane, à l'heure où le soleil, au zénith, écrase sous sa chape de plomb le continent africain, lorsque les lions cherchent un coin d'ombre, lorsque même les énormes pachydermes sont terrassés par la chaleur suffocante, lorsque tous les animaux décident d'une trêve, jusqu'au moment où, à la faveur du crépuscule, ils se retrouveront autour du même point d'eau, et que la nature reprenant ses droits la trêve sera rompue, à l'heure où l'air que l'on respire est pareil à une coulée de lave en fusion et que l'on se surprend à s'imaginer installé à une terrasse de café du Boul'Mich, devant un demi pression glacé, dont le crépitement de la mousse immaculée laisse deviner la légère amertume du breuvage, que le verre se vêt d'une fine pellicule de buée, que bientôt de fines gouttelettes se cristallisent dessinant de minuscules rivières, pendant que le timide soleil printanier joue en ombre et en lumière avec les robes légères et fleuries des jeunes filles, si arachnéennes qu'elles ne parviennent à cacher leurs charmes et leurs attraits, si aériennes qu'un obligeant souffle de vent mutin découvre leurs jambes, délicieusement délivrées de leur armure de Nylon qui les ont emprisonnées tout l'hiver, ravies de jouir de cette liberté retrouvée , pendant que d'une délicate caresse, leurs escarpins effleurant avec élégance les pavés, qui n'existent d'ailleurs plus depuis que les étudiants, en Mai 68, les ont balancés sur la tronche des C.R.S. vu qu'ils n'avaient rien d'autre sous la main et que les loquedus d'en face ils ne prenaient pas des gants pour envoyer des grenades lacrymogènes et des grands coups de matraque et que tout le monde est bien d'accord qu'il faut préserver le patrimoine mais il n'y avait que les pavés pour riposter, donc pour conclure sur cet émouvant chapitre de l'Histoire avec un grand "H" et de mon histoire avec un petit, il est vrai que le Boul'Mich n'a plus de pavés mais si j'avais dit qu'elles arpentaient le bitume, les esprits mal tournés auraient trouvé à redire..., donc pendant que d'une délicate caresse, leurs escarpins effleurant les pavés, elles esquissent de leurs courbes gracieuses un agréable ballet, ce qui leur brûle les entrailles au printemps, aux mecs, c'est un immense feu, comme ceux que nous faisions à la Saint Jean et qu'assis en rond, en grattant une guitare, nous maltraitions des complaintes toute la nuit durant, trouvant que les filles étaient séduisantes, la lumière des flammes découpant leur silhouette dans l'ombre mystérieuse de l'odorante pinède, les chauds reflets orangés jouant avec leur visages et mettant de l'or dans leurs yeux, partant en voyage imaginaire avec les flammèches, très haut dans le ciel, jusqu'au firmament, chevauchant une météorite, faisant un voeu secret en apercevant une étoile filante fendre d'un trait lumineux la voûte céleste, sans supposer un seul instant que l'une de ces poussières d'étoile, telle les cigognes de mon enfance, nous apportait un merveilleux présent et que peut être à cet instant j'arrivais de Mypos, ce brasier qui pousse tous les mâles de la création à se reproduire pour assurer la pérennité de l'espèce, et même s'il est vrai que ce but n'est plus primordial depuis des siècles, cet embrasement c'est l'instinct qui reprend le dessus à cette période de l'année.
Tout ça pour dire que les mecs sont chauds !
Tout ça pour dire que les mecs ont le feu dans le pantalon à cette saison !
Cela dit, pour être honnête, il faut les comprendre... car si j'en juge par la vitesse à laquelle diminue la longueur de nos jupes et augmente la profondeur de nos décolletés, si j'en juge par le rayonnement qui illumine nos visages et par notre évidente satisfaction de voir les hommes se retourner, plus ou moins discrètement sur nous, par le plaisir que nous prenons au passage de désirable à désirée, je ne serais pas loin d'imaginer que la reproduction intensive des hormones ne concerne pas exclusivement la gent masculine, à moins que cela ne soit le chant des oiseaux ou celui des cigales, peut être même la parade nuptiale du paradisier de Nouvelle Guinée, plus précisément de Papouasie, qui agisse sur nous, les filles, comme un aphrodisiaque.
Mais après tout... en Mai fait ce qu'il te plaît et moi c'est de plaire qu'il me plaît, je trouve ce plaisir plaisant ne vous en déplaise.

mercredi 14 mai 2008

Un Inventaire Le Nécessaire Du Superflu

- Demain, il fait super beau, 25°C annoncés, je me met en robe- Ah, bonne idée. Mais, tu voulais pas y aller en scooter ?- Ben si... mais ça va pas être simple. Comment veux-tu que j'emmène une robe sur ma mob ?
- Euh... tout simplement dans ton sac !
- Ah, mais c'est là que ça se complique. Je vais pas avoir la place... car je dois aussi prendre une autre paire de chaussures !- Je ne te parle pas de ton sac à mains ! prend un autre sac.
- Mais j'ai déjà un second sac, j'emmène mon repas le matin et il y a beaucoup d'autres choses dedans ! sans compter que ma robe sera froissée... faudrait que j'emmène un fer à repasser... et puis ce serait risqué. Si mon tupperware de salade à l'échalote se renverse sur ma robe, ça va pas l'faire...
- Bon, pour le fer, lâche l'affaire, et pour le reste, tu peux peut-être en enlever un peu ?- AAAHH NON ! ça c'est pas possible !- Pourquoi c'est pas possible ???- Chu pas prête !- (MDR) Qu'est-ce que tu as de si important dans ton sac ?- Ben... seulement ce qui m'est indispensable. Et tu comprends, comme je ne me déplace pas toujours avec les deux sacs, j'ai certains trucs en double, par sécurité... en gros, dans mon sac, j'ai :

Un passeport
Deux livrets de famille
Trois cartes d’identités
Quatre cartes de famille nombreuse

Et une souris blanche égarée

Une dizaine de post-it, un crayon, une gomme
Un arc en ciel
Un souffle glacial
Une compil musicale perso
Trois photos et quelques mots d’enfant

Et une autre souris blanche égarée

Une pince à épiler qui épile
Un taille crayon qui taille
Un coupe ongles qui coupe
Un stick à gerçures, un gommage en dose d’essai
Un petit nécessaire de couture
Quelques épingles à nourrice

Et…

Cinq ou six souris blanches égarées

Six tickets de bus tarif familial
Quatre entrées piscine poinçonnées
Une recette de pâte à crêpes
Une jeune femme allongée sur la plage
Un
coucher de soleil aux Maldives
Une boîte de sel fin, une sauce vinaigrette
Trois clés usb, Des sauvegardes sur CD d'un vieux pici, Un agenda de l’an 2000
Une paire de lunettes à ma vue
Une paire de lunettes à la vue du soleil
Un string en dentelle
Une clé allen
Un avis d’imposition de l’année dernière
Un billet de quelques roupies, Trois timbres de Marianne, Une carte de donneur d’organes, un chéquier en cours, trois souches pour mémoire, des cartes de fidélité
Une minute de silence, une coccinelle relookée, une dernière volonté
Deux amendes de stationnement
Plusieurs numéros de téléphone anonymes, une oreillette stéréo
Un vernis à ongles pour les mains, Un vernis à ongles pour les pieds
Un dissolvant pour les deux, quelques morceaux de coton
Un fou rire mémorable, Deux cure-dent dans un sachet papier
Un super héros et son cheval d’acier
Quatres places assises, un clown pathétique, deux tigres affamés
Un petit sachet étanche, une gousse d’ail, une poignée de lentilles, les clés d'un cadenas au cas où je le retrouve
Une foule de tickets de caisse effacés, des bonbons au persil pour les after poivrons à l'ail, des briquets vides, un mini vapo d'Allure Sensuelle
Quatre vieux stimorol à la canelle, un trèfle à quatre feuilles, des granules d'arnica
Un téléphone qui sonne, plusieurs stylos, un seul fonctionne, je ne sais pas lequel
Une promesse, un espoir et quelques déceptions
Des étoiles dans les yeux, un chat dans la gorge, une couille dans le potage, des pieds dans l'plat, une dent contre Big Boss,
Un boulet au quotidien, un skud pour se détendre, une katyusha pour les trémas
Et…

Plusieurs souris blanches égarées.

vendredi 9 mai 2008

Y'a pas de lapin non plus !!!

J'ai tout écrit, dans mon précieux cahier.
Celui dans lequel je consigne depuis longtemps les choses les plus graves, les plus douloureuses, les plus personnelles.
Ces choses qui méritent que je prenne un stylo et que je couche sur le papier ces tranches de vie qui ont tellement de valeur qu'elles laissent des traces.

Je suis sortie, j'ai bu un café, j'ai fumé une cigarette dans le jardin. Je suis revenue près du pc car je n'ai pas réussi à m'en empêcher...
Et vous savez quoi ? Et ben oui ! Vous, vous savez quoi... et vous avez tout juste ! Vous êtes moins naïfs que moi. Je vois même chez certains un petit rictus limite vexant.

Il n'y a pas plus de lapin que de beurre en broche !!!

Sauf que cette fois, j'ai bien entendu ce qui a été dit "des dizaines de fois" ET, ô miracle, j'ai compris le message.

Je relirais toute cette histoire... un peu plus tard. Un peu comme si je lisais une nouvelle, écrite par quelqu'un d'autre. Logiquement, ça devrait m'aider.
Quand on lit un livre... on aime ou on s'emmerde, on ri ou on pleure. Dans tous les cas, on en sort enrichi, on a appris, on a découvert.
Et fatalement, au dernier mot de la dernière page, on le referme soigneusement et on le range. Parfois avec regret parce qu'on aimait bien cette histoire, parce qu'on s'était attaché aux personnages, parce qu'on avait déjà imaginé la suite... mais y'a plus rien d'écrit. On le relira peut-être un jour, mais on connaîtra la fin, ce sera pas si intéressant...

Il n'y a pas de fées !

Pourquoi penser qu'une situation est féerique sinon pour se donner l'illusion que les fées peuvent changer quelque chose... sinon pour croire que cette fois l'histoire sera belle... sinon parce qu'on a tellement besoin de ce qui nous manque tant...
Mais il n'y a pas de fées. Pas plus que de bonnes étoiles !!! même celles qui filent... elles filent, et voilà. On peut bien faire tous les voeux que l'on veut, les plus simples comme les plus fous, il n'y a pas de magie. Nulle part.
Il y a le destin. Et surtout, il y a l'avenir !
Et dans cet avenir, il y a sûrement plein de choses belles et douces, il y a sûrement quelqu'un, qui m'attend, quelque part... à condition bien sûr d'aller frapper aux bonnes portes. Au lieu de continuer, fascinée, à faire le siège de celle qui ne veut pas s'ouvrir...
Je ferais mieux d'aller jardiner, nettoyer, me promener. Mais je ne peux pas.
Mes mains tremblent. Mon estomac est noué. Ma voix s'est éteinte en même temps que cette petite étincelle qui brillait dans mes yeux.
Je crois que je devrais écrire une sorte de rapport. Reprendre l'histoire depuis le début. J'ai besoin de comprendre. Je me dis : "Si je raconte tout en détail, si je m'applique bien, à la fin, quand je me relirais, je pourais croire pendant deux secondes que la couillonne de l'histoire c'est une autre nana que moi, et là, je pourrais peut-être me juger objectivement. Peut-être."
Je suis donc là, assise devant mon petit pc, les fenêtres sont ouvertes, j'entends les oiseaux.
Mes enfants sont au collège. Ma messagerie est en route. Mes enfants, je sais à quelle heure ils reviennent. Mais le petit lapin qui me signale l'arrivée d'un message, je n'ai aucune idée du moment où il va se manifester, je ne sais même pas s'il le fera. Bizarrement, je n'y crois plus. Quelque chose s'est brisé. Peut-être avec les mots "sacrifier" ; "compliqué" ; "dizaines de fois" ; "erreurs passées"... qui résonnent dans ma tête.
Je sais que je devrais m'occuper à autre chose, mais je ne peux pas, il faut que j'écrive tout ça maintenant, si j'y arrive.

jeudi 8 mai 2008

Ramasser ses dents...


J'ai voulu accorder de l'importance aux gestes.
J'ai cru que je savais lire dans le regard.
J'ai entendu mais je n'ai pas voulu y croire.
J'ai été présomptueuse.
J'ai souvent mis la tête dans le sable.
J'ai pensé qu'il a des signes qui ne trompent pas.

Et finalement...

J'ai ramassé mes dents !

Putain que ça fait mal de ramasser ses dents...

mercredi 7 mai 2008

Trop bonne... Trop pomme !!!

P'tit neurone saturé... trop plein... alerte... s.o.s... papa tango charly...
Les évènements se bousculent au portillon et je ne sais par où commencer.
Alors on va traiter les priorités :

Grand 1 / Vous dire MERCI d'être fidèle à mon absence :-)

Grand 2 / Vous rappeler que je traverse une zone de turbulences professionnelle. Mon île, vous savez, celle sur laquelle je me sentais en sécurité... mon île menace de disparaître. J'ai un sursis. Je pourrais m'y réfugier tous les matins durant quelques mois encore... Dans tous les cas, elle sera submergée début septembre ! J'ai appris ça hier, confirmé ce matin. Je vais devoir remonter dans les bureaux. J'en ai mal au ventre ! et à la tête ! et au coeur ! et... partout ! J'ai l'impression que personne ne comprend... ou ne veut... ou n'écoute... ou ne voit...

Grand 3 / J'en ai MARRE. Oui, j'en ai marre d'envoyer l'ascenceur et qu'il ne redescende jamais. C'est vrai quoi, à la fin, c'est chiant de devoir toujours monter pour chopper ce chmurtz d'ascenceur. La réciprocité... Je donne, je reçois. ça vous parle ? moi j'ai été éduquée comme ça. Et pas seulement par mes parents, mais aussi par la dure école de la vie. Et c'est un truc tout con qui se vérifie chaque jour. Prenons un exemple complètement fictif... c'est une métaphore !
Le lundi, je croise mon voisin, je lui dis bonjour. Il ne me répond pas. Je pense qu'il est peut-être distrait.
Le mardi, je croise mon voisin, je lui dis bonjour. Il ne me répond pas. Je me dis qu'il est peut-être dans un mauvais jour.
Le mercredi, je croise mon voisin, je lui dis bonjour. Il ne me répond pas. Je me dis que je le saoûle peut-être avec ma courtoisie...
Le jeudi, je croise mon voisin, je lui dis bonjour. Il ne me répond pas. Alors je lui demande si je le saoûle... il me dit que non, évidemment non, il aime beaucoup que je lui dise bonjour, mais il avait plein de trucs qui l'ont empêché de me répondre les 3 jours précédents.
Le vendredi, je croise mon voisin et IL me dit bonjour. J'ai le sourire. Mon neurone efface, sans même me consulter, les 4 premiers jours de la semaine, et je me dis que j'ai bien fais d'insister.
Le samedi, je croise mon voisin, je lui dis bonjour. Il ne me répond pas. Je ne comprend plus rien. Mon neurone se file des coups de pieds au cul de ne pas m'avoir consultée. J'ai les boules.
Le dimanche, j'ai bien dormi, je croise mon voisin, je ne lui dis rien. J'attends. J'attends que ce soit lui qui dise bonjour. Mais mon voisin ne dis rien. Il attends patiemment que je lui dise bonjour.
Je crois que mon voisin aime bien que je lui dise bonjour. Je crois aussi que mon voisin aime bien ne pas me répondre. Je crois que mon voisin ne sais pas le mal que ça me fait. Je crois que mon voisin n'a pas tout compris... Je crois que mon voisin ne sait pas qu'il faut donner pour recevoir.

Grand 4 / J'ai décidé de ne plus dire bonjour à mon voisin tant qu'il ne me renverra pas l'ascenceur... après tout, il ne sait même pas si je vais bien, alors !!!

Grand 5 / Mon scooter de feu me joue des tours de cochon. Je tombe en panne au bout de 8km et suis obligée d'attendre qu'il refroidisse, c'est à dire une quinzaine de minutes, avant de pouvoir redémarrer. Quel gain de temps ! je vous disais que je gagnais 20 min de marche par jour... et bien j'en passe 30 à attendre qu'il redémarre.... résultat, je perd 10 minutes par jour !!! c'est génial.

Grand 6 / Il n'y a pas de grand 6

Grand 7 / Ah si, y'a un grand 6. Il fait un temps superbe. Je suis en repos jusqu'à lundi soir. J'ai des tonnes de trucs à faire... à commencer par "NE PAS ATTENDRE QUE MON VOISIN ME DISE BONJOUR"... Je crois qu'il n'en a rien à foutre et ne le fera pas ! Pourquoi le ferait-il ? je l'ai toujours fait... même quand il n'avait pas d'excuses, je lui en ai trouvé ??? !!!

Grand 8 / Celui ou celle qui a ou a eu dans sa vie le même "voisin" me laisse un com', j'aimerai savoir comment on fait.

Grand Neuf / C'est la grande quinzaine du blanc ! on en profite ! tout à -50% dans les rayons !

Grand 10 / Si vous connaissez un voisin qui dit bonjour, si vous avez un scooter à donner, si vous avez une place en or à offrir, si ... ne soyez pas timides ! dites le !