vendredi 30 novembre 2007

Top Saison : le chicon !

De plus en plus douce... Grâce à des sélection successives, les variétés nouvelles sont beaucoup moins amères. Toutefois, des petits producteurs continuent à cultiver des variétés anciennes au goût plus typé, vendues notamment sur les marchés du nord de la France. (tant pis pour nous, n'est-ce pas Jack ?)
Comme elle pousse hors sol dans la plupart des cas, l'endive est très peu sale et n'a pas besoin d'être lavée, les éventuels traitements ne concernent que la racine. Otez les feuilles abîmées et coupez finement le trognon.


Choisissez la ferme, avec des feuilles bien serrées, et blanche ourlée de jaune pâle. Plus verte, elle est un peu plus amère, ce que certains consommateurs apprécient.
Evitez-la si elle présente des marques rouges d'oxydation, signe qu'elle a trop attendu sur l'étal.
Elle n'apprécie ni la lumière qui la fait verdir, ni la sécheresse. Pour préserver sa fraîcheur et son léger croquant, gardez-la 5 à 6 jours au plus bas dans le bac à légumes du réfrigérateur, dans un sac en papier ou, à défaut, dans un sac en plastique ouvert.
Traditionnellement, elle est présente en abondance durant l'automne et l'hiver, mais sa saison s'étire de plus en plus et on la trouve désormais toute l'année. Cependant, un temps frais un peu humide lui garantit une meilleure qualité.
Cuisson parfaite ? Coupée en deux, elle est savoureuse doucement braisée et caramélisée avec un peu de sucre et de beurre. Emincée, sautée à la poêle, elle préserve son croquant. Préparée avec du jambon ou à la béchamel, le court-bouillon qui la détrempe l'affadit. Préférez une cuisson à la vapeur, elle n'en sera que plus savoureuse. Enfin, si vous l'appréciez vraiment douce et sans aucune pointe d'amertume, faites-la cuire avec un peu de sucre en poudre ou préparez-la avec de la crème fraîche.


Côté forme ? Légère, à peine 15 Kcal/100g, elle se croque à volonté. Ses feuilles étant creuses, à l'heure de l'apéritif, vous pouvez les garnir de préparations légères (fromage blanc aux herbes, dés de jambon...). Elles seront plus originales que le pain.

Noël n'est pas loin, faites vous plaisir... préparez vos endives en salade avec des lanières de saumon fumé et assaisonnez de manière originale : faites réduire de moitié 20 cl de bière et 1 c à s de cassonade que vous incorporerez ensuite à une vinaigrette classique au citron et à la moutarde.

Limande au beurre safrané


Ingrédients :
700 g de filets de limande
800 g d'endives
1 citron
1 dosette safran en poudre
80 g de beurre
1 sachet de court-bouillon
1 c à c rase de sucre
sel, poivre

Fendez les endives en quatre puis en rondelles. Mettez-les dans une sauteuse avec 30 g de beurre, le sucre, deux cuillérées d'eau, une de jus de citron et du sel. Couvrez, faites cuire 10 min en remuant souvent.
Versez deux litres d'eau et le court-bouillon dans une casserole, ajoutez-y les filets. Portez doucement à ébulition et laissez frémir environ 3 min.
Versez le safran et le reste de jus de citron dans une petite casserole, portez à ébullition. Laissez infuser 2 min. Chauffez et incorporez le reste de beurre en fouettant. Salez, poivrez.
Répartissez les endives sur les assiettes, posez dessus les filets de limande. Nappez de sauce et servez aussitôt.

Bien au sec... Après 5 min de cuisson, retirez le couvercle si les endives ont rendu de l'eau et faites évaporer.

jeudi 29 novembre 2007

Petit brin de conversation hautement philosophique…

Ce matin, comme tous les matins, nous nous réunissons, en grappe, pour fumer notre première cigarette. « Grappounette » devrais-je dire, car nous n’étions que trois à braver le froid. Depuis un moment déjà, nous n’avons plus de « zone fumeur » civilisée… et oui, doucement mais sûrement, nous sommes classés, rangés, répertoriés : PNG ! (personae non gratae).
Alors on fume dehors. Et encore, pas n’importe où ! car même dehors, ça dérange. Trop près de l’immeuble de bureaux, la fumée monte jusqu’au 1er étage et bien sûr, c’est embêtant.
Au printemps, en été, no problemo !
En automne, ça devient déjà moins cool quand le vent s’amuse à fumer notre clop en 2’’ chrono…
Mais en hiver… c’est l’enfer… euh, oui, enfin, l’enfer mais sans les flammes !
On râle, on peste, on maudit l’hiver ! On essuie aussi les réflexions sympathiques, moqueuses, ironiques, et surtout systématiques des non-fumeurs qui se gaussent de nous voir frigorifiés pour fumer notre clop. Ils ne comprennent pas…
Mais bref, le problème n’est pas là. Je ne vais pas vous faire l’article et vous dire que « fumer c’est cool ». Non, pas du tout, ce n’est pas le but.
Je voulais juste vous faire partager un peu l’ambiance et l’humeur de ce jeudi matin… il faisait tellement froid que la conversation tournait forcément autour de la météo de moins en moins clémente pour nous, pauvres intoxiqués… et chacun y est allé de son p’tit dicton foireux, en assurant que « c’est le paysan de tel endroit qui me l’a dit, donc c’est du costaud… » :
Avant tout, la parole du chef :
Suivie de très près par la parole du sous-chef :
Pour finir par ma parole... qui vaut c'qu'elle vaut !

mercredi 28 novembre 2007

A quoi servent la vergeoise et la cassonade ?




Vergeoise et Cassonade sont toutes les deux des sucres, presque de la même couleur brun doré, mais elles sont d'origine et d'usage très différents.

La vergeoise brune ou blonde est le sucre préféré des gens du Nord. Elle est obtenue à partir d'un sirop de sucre de betterave, coloré et parfumé par des cuissons successives : pour la vergeoise blonde, on recuit le sirop une fois seulement. Pour la vergeoise brune, plus foncée et à l'arôme plus soutenu, le sirop est recuit deux fois. Composée essentiellement de fructose et de glucose, deux sucres qui ne cristallisent pas, la vergeoise a une consistance souple et légèrement humide. La vergeoise traditionnelle à l'incomparable saveur ne se trouve guère que dans le nord de la France. La vergeoise industrielle est moins parfumée.

Ses utilisations sont quasiment les mêmes que celles du sucre blanc. Elle caramélise bien, à condition de ne pas trop la cuire, car elle durcit et devient amère. Petit inconvénient, la vergeoise a tendance à prendre en bloc : pour lui rendre son moelleux, écrasez-la au rouleau à pâtisserie.

La cassonade est un sucre roux cristallisé obtenu directement à partir du jus de canne à sucre. Son parfum et sa couleur ambrée ensoleillent les desserts les plus sages. Son parfum de rhum et sa couleur sont dûs à la présence de sels minéraux et de matières organiques qui, en caramélisant, lui donnent sa délicieuse saveur.

Utilisez-la dans les recettes exotiques : ananas flambé, punch ou salades de fruits. Elle se glisse dans les recettes anglaises en renforçant le parfum des crumble, pudding, cake et chutney... Elle permet aussi d'obtenir une belle croûte caramélisée sur les crèmes brûlées et les gratins. Pour sucrer le café au rhum, c'est un délice !

lundi 26 novembre 2007

Happy Birthday to me

Des retrouvailles qui démarrent mal…

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Full de sms et d’appels téléphoniques de bon matin, c’est super sympa, ça fait plaisir.
Par contre, ce qui est beaucoup moins glop, c’est lorsque mon téléphone sonne au bureau à 8h25 pour me signaler que mon fils est renvoyé du collège !
Double effet Kiss Cool : Douche glacée sur l’instant et grosse colère en perspective.
Mon Cher Hugo a décidé de jouer les bouffons de service ce matin. N’étant jamais à court d’imagination quand il s’agit de se faire remarquer, il n’a pas trouvé mieux pour mettre un peu d’ambiance dans la cour du collège que d’organiser un lancé de pétards… Et ben voyons, pourquoi pas ! un 14 juillet le 26 novembre, ça c’est de l’innovation !!!
J’ai l’air de plaisanter, mais ce n’est que de l’ironie ! en réalité, ça me désole.
Mon garçon n’a pas compris qu’il a choisi la pire des options pour se faire remarquer ET apprécier. Il cherche à faire rire ses camarades… et il pense y parvenir… mais il n’a pas encore compris que ce sont des rires de moquerie et que ces jeunes gens ne seront jamais ses camarades.
Avoir un trublion sous la main est fort pratique ! En effet, celui-ci se charge volontiers de braver les interdits… ça lui donne l’impression constante d’être un héros. Et lorsque ça tourne mal, les « faux-amis » peuvent rester sereins : « Perturbator » paiera les pots cassés !
Les plus malins iront même jusqu’à lui faire payer la facture de leurs âneries.
Quel que soit la classe, quel que soit l’établissement, il ne faut que quelques semaines pour être élu bouc-émissaire, et le reste de l’année pour endosser toutes les turbulences.
Résultat : 1er trimestre du cycle secondaire à se faire une sale réputation et toutes les années qui suivent à traîner ses casseroles.
Le rideau tombe ! Applaudissements. Merci ! Merci ! Mais je ne suis que la mère. Applaudissez plutôt Hugo dans ses rôles principaux :
« Hugo l’Agitateur » – « Hugo le Bouffon » – « Hugo le Cancre ».
Re‑applaudissements s’il vous plait. Des vrais, comme "Au théâtre ce soir", pas des rires en conserve, pas des rires et des applaudissements enregistrés, du direct.
La Gloire...

dimanche 25 novembre 2007

Soirée à la crêperie !


Très agréable soirée hier ! Comme je vous le disais précédemment, j'étais invitée au resto. C'était une crêperie : Le Grain de Sel, à Lyon 3. Tout était bien : la déco, l'ambiance feutrée, le cidre, les crêpes et même le patron qui a émaillé la soirée de petites attentions. C'était excellent.
J'ai mangé comme une Ogresse, quelle honte quand j'y pense ! Une grande assiette composée de salade, pommes, roquefort, raisins secs et pignons grillés en entrée. Une immense crêpe aux épinards, jambon, oeuf et crème fraiche pour suivre. Une gigantesque crêpe chocolat, banane, glace à la fraise et chantilly pour finir. Il y avait pas mal de monde, le service était un peu long, ce qui n'est pas un mal quand on a un bon coup de fourchette comme le mien... ça permet de laisser glisser entre les plats.
Seule petite ombre au tableau : le petitou n'a pas mangé grand chose. Juste une crêpe au nutella. ça fait pas lourd dans l'estomac pour tenir jusqu'au déjeuner du lendemain matin. Mais de toute façon, je crois que ça aurait été la même chose dans un autre restaurant. J'ai constaté, pour l'avoir vécu à maintes reprises avec mes loulous, que les enfants petits mangeurs se délectent surtout du plaisir d'être au resto... bien plus que de ce que l'on peut mettre dans leur assiette !!!

vendredi 23 novembre 2007

Tu m'em...(chose) avec tes proverbes à la c... !

En trois ans, j’ai dû entendre cette phrase une bonne centaine de fois. Evidemment, je vous vois venir, vous allez me dire : si tu l’as autant entendu c’est que tu en fais souvent l’usage. Oui, je confirme, et je le revendique même !
Mais dites-moi, où est le problème ?
Quel mal y’a-t-il à adosser son raisonnement sur des vérités d’expérience ???
Faut-il être présomptueux pour se croire au dessus, à l'écart ou à l'abri de ces principes inscrits dans notre histoire.
Faut-il être suffisant pour s'imaginer être l’exception qui confirme la règle !
Faut-il être arrogant pour dire "dans mon cas c'est différent".
Faut-il surtout être inintelligent pour ne pas savoir transposer le sens général du proverbe sur son propre cas !
Ah, le proverbe ! Oui j'aime l'utiliser et je m'y réfère souvent. N'ont-ils pas "fait le monde" ? Le proverbe..., cette "formule condensée et incisive qui contient une morale ou une vérité d'expérience que l'on juge utile de rappeler. Le proverbe est surtout générique. Il peut être imagé, métaphorique, mais ce n'est pas une obligation. Souvent très anciens les proverbes nous servent généralement d'argument d'autorité. Son auteur a été oublié, contrairement à la citation ou l’aphorisme". Aphorisme ??? c’est quoi cette bête ??? c’est dangereux ??? non, pas du tout, "l'aphorisme est un trait de l'esprit, qui présente un caractère plus descriptif, spirituel, savoureux, original voire paradoxal, sans perdre de sa pertinence. On ne peut se contenter de lire un aphorisme au premier degré, au niveau de sa signification immédiate. Mais, contrairement à des proverbes ou à des maximes par exemple, il ne s'agit pas ici de chercher une vérité cachée, il n'indique pas la solution d'un problème, il est un point d'appui pour penser autrement". (source : Wikipédia)
Spontanément et sans rapport avec la couleur du ciel, quelques exemples qui me traversent l’esprit !
A vous de jouer et de distinguer aphorisme, dicton, proverbe, citation et autre maxime.
A défaut du pardon, laisse venir l'oubli.Ce qui ne tue pas nous rend plus fort.Celui que tu aimes te fais pleurer, celui que tu hais te fais rire.Celui qui a une conduite vicieuse et ne se corrige pas, celui-là peut être appelé vicieux.Celui qui veut peutC'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire.Crois, si tu veux, que des montagnes ont changé de place ; mais ne crois pas que des hommes puissent changer de caractère.Curieux que l'on se réjouisse tant de voir ceux qui gâchent leur vie !La connaissance non partagée n’a pas vraiment son utilité.La méfiance est universelle, l'intolérance est épidémique et la confiance aux autres en voie d'extinction.L'amour et la haine sont des parents consanguins.Le mariage est la seule condamnation à vie qui peut être suspendue pour mauvaise conduite.Le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance.Le rejet est le pire poison pour le cœur de l’homme.Le snobisme, c'est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet.Le verbe "aimer" est le plus compliqué de la langue. Son passé n'est jamais simple, son présent n'est qu'imparfait et son futur toujours conditionnel.Les fautes sont grandes quand l'amour est petit.Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque.Les menteurs ne gagnent qu'une chose, c'est de ne pas être crus, même lorsqu'ils disent la vérité.L'Homme qui n'a personne à aimer est comme l'oiseau sans branche pour se poser.Mieux vaut laisser aux gens le remords de vous avoir grugé que le regret de vous avoir comblé.Nous devons vivre avec nos lacunes et malgré nos lacunes.On n'aime que les femmes qu'on rend heureuses.On ne peut pas éliminer les tentations ; il faut apprendre à choisir et à dire non.Prendre les femmes pour ce qu'elles ne sont pas et les laisser pour ce qu'elles sont.Qui fait le malin tombe dans le ravinQui n’aime pas ne fait que des faux pas.Qui ne perçoit pas et ne définit pas ses propres obligations ne peut ressentir la fièvre de l’autonomie et de la liberté.Qui part à la chasse, perd sa placeRira bien qui rira le dernierUn homme qui a peur de dire la vérité ne devrait pas faire le malin devant les autres.

jeudi 22 novembre 2007

Wha-Whaou ! Bonne Humeur et pourquoi pas le succès ???

Tout le monde sait que la météo est une science exacte qui permet de connaître le temps qu’il aurait dû faire. Et l’horoscope n’a rien à lui envier… il nous permet de savoir ce qui aurait pu se passer si on l'avait lu !

Depuis longtemps, je m'applique à lire l’horoscope la semaine suivante, quand il est bien périmé ! Solution à avantages multiples : ça me soulage quand les prévisions étaient mauvaises (ouf, j'suis passée à côté d'un truc terrible) et ça me fait sourire quand elles étaient bonnes et qu’il aurait dû m’arriver des tas de trucs fabuleux… genre : voyage, gains d’argent, rencontre idyllique... touçi touça
Mais une fois n'est pas coutume et feuilletant un magazine hier matin, je lis pour la semaine en cours : "ça repart ! plus les jours passeront, plus la conjoncture se fera dynamique. Et vous pourrez le constater grâce à deux éléments. Le premier, c'est que vous aurez de plus en plus de rendez-vous ou de réunions dans votre boulot ; le second, c'est que vous croulerez sous les invitations pour des sorties ou des fêtes ! vous pourriez d'ailleurs faire une rencontre amusante au cours de l'une de ces aventures."
Trop drôle ! il se trouve qu'en effet, dans mon boulot ça bouge fort et je me suis vue confier pour les semaines à venir un job dont je n'ai encore jamais fait l'expérience et qui m'intéresse beaucoup. D'autre part, j'ai reçu 2 invitations pour ce week end à l'occasion de mon anniversaire. Samedi soir pour un dîner et dimanche après midi pour une ballade. Bon, pour la rencontre amusante... on verra ! j'hésite entre Casimir et Brad Pitt... je ne sais pas ce qui m'amuserai le plus.
En tous cas, motivée par ces quelques lignes qui collaient vraiment à la réalité, j'ai cherché à en savoir plus... et j'ai trouvé un condensé pour l'année à venir : " Ami Sagittaire, devant vous, une année de bilan, de choix imposés, de prise de conscience : jusqu’à l’été 2008, peu ou prou entravé, vous paierez les factures de vos erreurs passées. En même temps, vous pouvez renaître de vos cendres et, côté cœur, des amitiés sublimes et de grandes envolées romantiques sont dans l’air. Propices, les projets artistiques."
Et là, je souris de bon cœur, car en effet, je vois bien à quel niveau se situe ma prise de conscience. Je vois bien aussi mon choix imposé (attendre juillet pour retrouver Eliott). Pour les factures à payer, c'est clair, il y en a encore... au propre comme au figuré d'ailleurs et il faudra bien jusqu'à juillet pour que ce soit de l'histoire ancienne. On ne cicatrise pas d'un coup de baguette magique et les découverts ne s'épongent pas d'un claquement de doigt.
Renaître de mes cendres... je l'ai déjà fait, je maîtrise la chose et je me débrouille pas trop mal. J'ai surtout une volonté hors normes et des objectifs simples mais précis.
Les amitiés sublimes... j'en ai eu un aperçu la semaine dernière, lors de la visite surprise d'un ami de très longue date. J'ai d'ailleurs profité de notre "vieille" complicité pour tester un peu l'évolution mentale et la détermination amoureuse de celui que j'avais au téléphone... je ne regrette rien, au contraire, car même si cette bouffonnerie m'a valu quelques insultes, sans cette présence fortuite, je serais retombée dans un piège !
Les grandes envolées romantiques... ça ferait du bien après les années de merde que je viens de traverser.
Les projets artistiques...??? et pourquoi pas ! j'ai déjà commencé d'ailleurs. Mardi matin, Julien entre dans mon bureau et me lance une question-affirmation : "t'as une belle voix toi !?!?!". Euh... ben c'est pas à moi de le dire, je ne m'écoute pas. "mais si, t'as une belle voix". J'étais justement au tel alors je demande à mon interlocuteur ce qu'il en pense et il me répond "ah ça oui, très agréable". Aussitôt, le rendez-vous était pris pour faire les enregistrements l'après-midi même. 7 messages à enregistrer. Bon, le texte n'était pas difficile à apprendre, d'ailleurs je me suis contentée de lire. Le plus difficile était de trouver un ton aimable, cordial et plaisant. A présent, chaque passager entrant dans un parking aura le plaisir d'entendre ma douce voix lui indiquer ce qu'il doit faire. Pas moins de 4 millions de personnes par an !!! Et voilà, c'est le début du succès ! Demain, c'est sûr, j'envoie ma candidature à la prochaine StarAc !
C'est tout. C'est simple et ça m'a fait sourire car il y avait de nombreux mois que je ne lisais plus mes horoscopes ! Merci Christine Hass et Elisabeth Teissier, même si c'est du pipeau, ça m'encourage !!!

mercredi 21 novembre 2007

Les gamberges nocturnes

On ne s’endort pas. Alors on rumine. On dérive. Et c’est sûr, dès demain matin, on divorce, on démissionne, on flingue cette vermine de Lambert. A croire que notre cerveau se branche sur un autre logiciel en nocturne. Au point qu'on s’étonne parfois du tour délirant de nos pensées.
En fait, le principe est très simple : on gamberge comme on se couche !
Soit avec entrain, quand on adore son lit. Vite s’allonger, se détendre, s’enfouir douillettement, se lover à l’abri des soucis et du bruit. Et se laisser aller à la rêverie voluptueusement.
Soit on va se coucher contrariée, tendue, réticente. Peur de perdre quelque chose, son temps, un bout de vie, peur de sombrer dans un gouffre insondable. Et pour faire face à cette menace, déployer une intense activité cérébrale. Les yeux grands ouverts, repasser la journée au crible, « tiens, j’ai oublié d’écrire aux impôts », analyser les évènements, « j’aurais dû proposer à Marie de venir dîner », explorer l’équation « est-ce que ça vaut le coup de faire réviser la chaudière ? ». Sans oublier l’examen de conscience en s’avouant avoir refusé un resto pour une migraine fantomatique.
Bref, on peut se faire du cinéma à foison ! Notre homme, parti en déjeuner d’affaires un samedi à midi, est revenu à 18h. On imagine son vis-à-vis : chevelure abondante, décolleté généreux, drôlement potentiel le client. On la voit grimper d’ici, la courbe des ventes. Et, s’il faut vraiment des preuves, il suffit de le regarder gisant à côté, ça saute aux yeux qu’il récupère. A partir d’un détail, on extrapole et les vieux conflits remontent, réactivés. On pense à son attitude avec les enfants, (qui ne sont pas ses enfants), cette façon de leur faire sentir qu’ils sont tolérés. Ce ton pour leur dire « mouche-toi » ou « finit ton assiette ». Demain on divorce pour sauver nos enfants…
La tête en fuite sous l’oreiller, les heures blanches nous renvoient tout ce que la vie nous vole. Notre patron nous refuse le pont de la toussaint ? A l’horizontale, on laisse monter sa révolte. On lui assène notre démission, on lui jette à la tête notre profond dégoût pour ses méthodes de management préhistoriques. C’est d’ailleurs l’instant délectable où l’on peut régler tous ses comptes sans frein. S’imaginer en salle de réunion, guettant qu’un collègue se débine d’une pirouette sur un problème, « je ne suis pas qualifié ». Pour renchérir, « moi, si », et lui rafler le dossier. Et on se passe en boucle la scène fatidique, le sourire des témoins, la tête de la victime… un jour on le fera… C’est aussi au lit qu’on écrit les plus belles lettres d’injures ou que l'on conseille fortement à sa boulangère revêche de se faire embaucher aux archives municipales, en lui rappelant que dans son métier, « le sourire n’est pas optionnel mais obligatoire ». Et si dans un élan de fureur nocturne, on se lève et on l’écrit, le lendemain on en fait sagement des confettis. Idem pour nos sublimes lettres de condoléances concoctées au cœur de la nuit. Le corps détendu, la conscience chevillée au cœur de notre sensibilité, on trouve les mots pour évoquer « notre peine infinie » devant « l’absence cruelle » de la belle-mère d’une copine et « tout notre être vibre » en songeant qu’il n’y a pas de mort pour elle, « juste un passage ». Le lendemain, on réalise qu’on ne connaît même pas le prénom de cette dame qu’on n’a vue qu’une fois et qu’on a la considération quelque peu emphatique.
Une fois embarquée sur le toboggan de la gamberge, impossible de freiner, car elle procède d’un mécanisme impitoyable. Il est impossible de s’endormir sans passer par un seuil de vulnérabilité. D’abord accepter de s’absenter de la vie. Quand notre vigilance baisse, notre volonté faiblit, nos défenses tombent et notre inconscient s’exprime beaucoup plus. On se retrouve face à soi-même, saisie d’hyperlucidité, on ne se censure plus, les émotions affleurent. C’est aussi l’inconscient qui nous fait bondir à 4h du mat’, le cœur à 140, avec l’ultime certitude que notre passeport est périmé. Et c’est vrai. Et même si l’on n’a pas prévu de partir en voyage, c’est angoissant parce qu’on butte sur notre impuissance immédiate. Parfois le flash vire au cauchemar. Notre fille se penche à sa fenêtre pour parler à une amie et bascule tout à coup. Non, on va faire poser un grillage solidement fixé. A moins qu’on installe une alarme à la fenêtre, dès qu’elle s’ouvre la sirène mugit tel un Airbus au décollage. Et si on plantait carrément des cactus sur le rebord de la fenêtre ? On remonte l’oreiller, soulagée. C’est peut-être ça, la solution ?
Lorsque les ruminations se succèdent, les cernes se creusent, et on finit par se demander si un demi Xanax ne règlerait pas notre cas. Avant d’en arriver là, on peut revoir nos habitudes pour dompter notre sommeil…
En repérant nos véritables besoins qui peuvent varier de 5 à 12h de sommeil. On peut se croire insomniaque alors qu’on est une petite dormeuse qui s’entête à rester au lit.
En pratiquant un sport un peu intense qui augmente le sommeil réparateur. Mais attention : en journée seulement car le soir, l’organisme n’arrive plus à se déconnecter.
En conjuguant un sommier rigide et un matelas ferme. D’après une enquête récente, un lit neuf permet de gagner une heure de sommeil et réduit la durée totale des éveils.
En dînant léger, d’une salade verte (elle contient un hypnotique doux), d’un plat de pâtes, riz ou PDT associés à de la viande maigre et du fromage à 20%. Erreur à ne pas commettre : carburer au coca, thé, café ou vitamine C après 17h.
En notant que l’heure idéale pour se coucher se situe entre 22h30 et 23h. Guetter alors les signes de baisse de la vigilance : les paupières se font lourdes, l’œil dérape, se brouille, la parole s’empâte et les pensées s’embrument. Ne pas louper le moment !
En regardant la télévision. Au hit-parade des émissions soporifiques : les séries américaines, les soirées d’autocongratulation « Les Césars », « Les Molières ». On dort aussi très bien en se cultivant devant « le droit de savoir » ou « vol de nuit ».
En prenant un bain tiède. Abaisser la température corporelle provoque l’assoupissement.
En se massant le thorax avec de l’huile essentielle de lavande mélangée à de l’huile d’amande douce.
En faisant l’amour : le cerveau libère davantage d’endorphines, qui provoquent l’assoupissement.
Si malgré tout, on se réveille en pleine nuit, le cerveau alerte, la bouche sèche, les pieds frais et envie de faire pipi, inutile de croire qu’on va se rendormir sur commande ! le mieux c'est de se lever, filer aux toilettes, boire un verre d’eau -mieux encore, du lait, il contient un somnifère naturel, le tryptophane-, et enfiler des chaussettes. Se mettre alors dans la position que notre corps préfère, fermer les yeux et feindre de dormir, sans chercher le sommeil. Et le trouver.


Bonne Nuit !!!

mardi 20 novembre 2007

Une organisation... Béton !

Honte à moi ! Je n’ai pas rédigé de post depuis samedi… fichtre diantre ! tout se perd !
Et puis non, tiens, j’vais m’la jouer Lavoisier et affirmer que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Et le pire, c’est que ça se vérifie ! En l’occurrence, c’est toute l’énergie que je mettais à phosphorer pour créer mes articles qui a migré dans un nouveau réservoir, ô combien chronophage : la vie en famille !
Samantha et Hugo sont revenus à la maison depuis vendredi. C’est toute une organisation pour ne pas être à côté de la plaque le matin ou le soir. Lorsque la machine est bien huilée et parfaitement réglée, tout roule. Mais le moindre grain de sable dans les rouages peut tout faire capoter. Que ce soit le linge, les provisions, les devoirs, les repas… tout est imbriqué et seule une organisation béton permet de rester cool et de se dégager un peu de temps pour les loisirs.
Prenons les courses et les repas : j’en avais déjà parlé ici, prendre 15 minutes en fin de semaine pour composer les menus de la semaine suivante fait doublement gagner du temps : 1/ on fait les courses pour la semaine. 2/on ne se pose pas la question fatale « qu’est-ce que je prépare à manger » tous les soirs.
Et cette magnifique transition m'amène tout droit à vous raconter notre soirée...
Mé-Mo-Rable !
Dès le retour du boulot, petite séance "soutien scolaire" avec Hugo. Très vite, on enchaîne avec la sympathique visite de Me XX de l'AEMO. Visite qui, je précise, n'a pas de caractère amical ou sympathique. Blabla, blabla, blabla. Petits pics et minis fions fusent dans le salon, on fait dans l'élégance, la finesse et la dentelle. C'est la grande semaine du blanc, on en profite !
18h45, elle décide de partir... OUF !
Vite, on allume la cheminée. Mine de rien, ça caille sévère !
Petit coup d'œil au menu pour constater que j'avais tout juste le temps de me mettre aux fourneaux. Ce soir, c'est bœuf aux carottes ! il faut que ça mijote une bonne heure pour être tendre. ... Une délicieuse odeur d'oignons, de viande, de laurier envahit la cuisine... hum, cette maison revit ! je vous fais grâce des détails culinaires liés à la préparation de ce plat familial qui nous permettra d'avoir à manger tous les trois pour demain à midi. En effet, le mercredi, y'a pas cantine ! Sam et Hugo rentrent manger comme des grands à la maison. Il faut donc prévoir un repas qui se réchauffe facilement.
20h15 : "A table les enfants !"
(hugo) Dis maman, c'est quoi ?
(maman) Du bœuf aux carottes.
(hugo) Hum, ça sent bon !
(maman) Donnes moi ton assiette Eliott. (oui, j'ai oublié de vous dire, Eliott est là ce soir)
(Samantha) c'est quoi ces machins blancs qui flottent ?
(maman) ben... la sauce était un peu trop liquide. J'ai mis de la farine, mais y'a eu comment dire ??? une boulette ! enfin, des boulettes de farine ! t'inquiète, c'est pas méchant, ça mord pas.
Tout en servant mes chers bambins, mon sourire s'estompe à mesure que les morceaux de viande rebondissent dans les assiettes... en général, c'est mauvais signe... mon inquiétude devient sérieuse au moment où j'entreprends de couper la viande d'Eliott... une tronçonneuse serait la bienvenue !
Je préviens alors l'assistance qu'il n'y a pas de danger dans les assiettes mais qu'il va falloir aiguiser ses crocs pour venir à bout des quelques morceaux de... bœuf ! musclé le bœuf !
Un peu d'humour devrait détendre l'atmosphère... je lance alors :
"ce soir, c'est moellons de boeuf aux carottes !"
Pour éviter les histoires, je décide prudemment de retirer les morceaux de l'assiette d'Eliott qui n'a pas encore une machoire d'acier.
Le silence régnait. Et là, c'était encore plus mauvais signe qu'une viande qui rebondit.
Lorsque je m'assois à mon tour pour couper ma viande... je sens poindre la colère !
(maman) Et dire que j'ai payé si cher et c'est dur comme du chien !
(samantha, toujours diplomate) mais non maman, c'est pas si terrible que ça, ça se mange.
Elle avait du mal à articuler, sur le coup, j'ai cru qu'elle avait la machoire scellée.
(hugo) Aïe, mes bagues !
(maman) je peux te la mouliner si tu veux Hugo. (vous comprenez, je voudrais pas saccager le travail de l'orthodontiste)
(hugo) ben... t'es sérieuse ? ouais, j'veux bien !
(maman qui mouline la viande) Et toi Sam, je te la mouline aussi ?
(sam, qui n'en finit plus d'être diplomate) non non, ça va aller. Son sourire est figé. On aurait dit qu'elle avait mangé du ciment.
Hugo est soulagé. Sa viande hachée a, d'après lui, un délicieux goût de pâté ! (c'est toujours ça). Sam, voyant que je m'apprête à mouliner mes morceaux, se décide à laisser de côté sa courtoisie et accepte de suivre avec nous cette sage décision. Oui, faut vous dire que tout à l'heure, dès le premier croc, je me suis déchiré la gencive. Musclé ET hargneux le bœuf ! même la lame de la moulinette faisait la gueule.
Finalement, nous avons dégusté un succulent hachi de moellons aux carottes avec boulettes de farine en surface.
Vous voulez ma recette peut-être ??? non, bien vrai ??? parce que sinon, y'a pas de problème, je vous la donne. Le plus dur, c'est de trouver un boucher qui vende du moellon de bœuf, et le plus délicat, c'est de faire flotter les boulettes de farine. Le reste, c'est un jeu d'enfant.
Conclusion, je confirme : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Même le moellon de bœuf !

Et c'est le temps qui court...


Le temps est écoulé...





Le gong a retenti...






La page est tournée...

samedi 17 novembre 2007

L'anniversaire de Zoé

Aujourd'hui, nous étions invités à fêter les 1 an de Zoé. Biscuit de savoie, fondant au chocolat, brioches, tarte aux myrtilles, tarte au citron, îles flottantes, mousse au chocolat... jus de fruits multiples et pour les amateurs, champagne de rigueur !
La famille était au rendez-vous, un moment convivial et très agréable.
Au fait, Zoé est ma petite cousine. Pas seulement par sa taille, à un an ça semble évident, mais "petite" par nos liens de parenté. Zoé est la fille de ma cousine germaine. Non, ma cousine ne s'appelle pas Germaine, suivez un peu, c'est pénible !
Et si Hugo n'a eu aucun mal à comprendre que Zoé est sa petite petite cousine, il a un peu tiqué quand je lui ai dit que la réciproque était vraie. Comment pouvait-il être son petit petit cousin alors qu'il a 10 ans de plus qu'elle... étrange bizarrerie de la langue française.

Tarte aux épinards et au fromage de chèvre

Ingrédients :

1 rouleau de pâte brisée
800 g d'épinards frais
2 tomates
3 jaunes d'œufs
150 g de fromage de chèvre frais (style Chavroux)
2 crottins de Chavignol
15 cl de lait
50 g de lard salé en tranches
2 c. à soupe d'huile d'olive
2 c. à soupe de pignons
sel, poivre, coriandre en grains

Préparation :

Préchauffer le four à th. 200 °C. Ebouillantez les tomates, pelez-les, épépinez-les et pressez-les légèrement pour enlever leur eau de végétation. Coupez-les en petits dés.

Etalez la pâte brisée dans un moule à tarte, ourlez le bord, piquez le fond avec une fourchette et cuire à blanc 20 min. (n'oubliez pas de garnir le fond de papier sulfurisé + haricots secs).

Pendant ce temps, lavez et équeutez les épinards. Faites-les blanchir 3 min. Egouttez les bien.

Grillez les tranches de lard sans graisse dans une poêle. Ajoutez les épinards et 1 c. à soupe d'huile d'olive. Laissez cuire 2 min à feu moyen en remuant jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'eau.

Ecrasez le chèvre frais avec les jaunes d'œufs. Délayez avec le lait et ajoutez les dés de tomate et les grains de coriandre. Salez un peu, poivrez. Incorporez les épinards et versez cette préparation sur la tarte.

Déposez les crottins de Chavignol coupés en tranches par-dessus et éparpillez les pignons. Glissez au four et cuisez 20 min à 210 °C.

Dès la sortie du four, arrosez la tarte d'un filet d'huile d'olive et servez aussitôt, très chaud.

Bon Appétit !

Anatomie revue et corrigée


On avait déjà remarqué que le corps humain est hyper-flexible !
On peut avoir le coeur sur la main, l’estomac dans les talons, les jambes à son cou, le doigt dans l’oeil jusqu’au coude ...
Eliott quant à lui, a décidé de simplifier un peu l'anatomie en créant des génériques.
Alors qu'il venait de se cogner, il dit alors : "Aïe, je me suis fais mal au...(il cherche son mot) au poignet de la jambe !"
Après tout, il n'a pas tort. Pourquoi se compliquer l'existence, les articulations n'ont qu'à bien se tenir ! 4 poignets : 1 à chaque bras, 1 à chaque jambe et pour les coudes, même punition !
Belle petite perle du vendredi soir.

mercredi 14 novembre 2007

Origines... Latine !

Je ne m'en lasse pas, elle fait partie de mes playlists et mon body se move tout seul dès que les premières notes parviennent à mes oreilles...


mardi 13 novembre 2007

La science infuse... la connerie diffuse !

Je sais pas vous, mais moi, je ne supporte pas ces gens qui savent toujours tout.
Non, je ne parle pas de ceux qui pensent avoir inventé l'eau tiède. Ceux là, c'est encore autre chose...
Je pense à ceux qui supposent que l'on va répondre ceci ou faire cela et qui anticipent... la plupart du temps à côté de la plaque ! Je suis sûre que sans chercher très loin, vous en connaissez un comme ça.


"je ne t'offre pas de fleurs car tu vas les mettre à la poubelle"
"je n'appelle pas car tu vas me raccrocher au nez"
"tu ne viens pas chez elle avec moi parce que je sais comment tu vas réagir"
"j'ai préféré ne rien te dire car je savais que tu allais râler"

Je crois sincèrement que ces gens passent à côté de leur vie et font échouer beaucoup de choses. On ne peut ni ne doit dire et penser comme ça. C'est absurde. Même au bout de 30 ans de vie commune, on ne peut pas anticiper la réaction de quelqu'un. Tout simplement parce que notre comportement est sujet à des fluctuations en fonction du contexte dans lequel on se trouve à ce moment là. Et un contexte, c'est très vaste... Tout dépends du lieu, du moment, des personnes, de ce qui s'est passé dans la journée de la personne, de la façon dont les choses sont amenées...
pour donner un exemple tout simple, (et ce n'est qu'un exemple j'insiste) : si j'avais reçu des fleurs ou un coup de fil ce soir, ma réaction aurait été différente de celle d'hier soir... et sûrement différente de celle de demain !!! Hier soir, j'étais isolée dans ma bulle, concentration extrême, besoin de calme et de silence pour arriver en pleine possession de mes moyens au tribunal ce matin. Ce soir, je suis vidée, minée, contente et outrée en même temps ! j'ai besoin d'en parler, j'ai besoin d'une oreille pour m'écouter, j'ai besoin d'une voix pour m'encourager. Demain, j'aurais tourné la page et entamé ce nouveau chapitre que la vie et la juge m'imposent. Je n'aurais plus besoin de ce qui me manque ce soir et ... je ne serais sûrement pas d'humeur à encaisser une excuse foireuse du type : "je n'ai pas osé appelé car je pensais que... j'ai eu peur que..."

lundi 12 novembre 2007

Quand le rêve devient réalité...

J'adore ! la musique, la chanteuse, le clip, l'histoire... un vrai moment de détente et de bonheur. ça me donne envie de danser, un peu comme elle à la fin du clip, et surtout, un sourire s'affiche sur mon visage, comme si j'y étais. Serais-je moi aussi une éternelle rêveuse ???


Ma patience a des limites Mr Spock...


CODE PENAL
(Partie Législative)
Article 222-16
(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002)
(Loi nº 2003-239 du 18 mars 2003 art. 49 Journal Officiel du 19 mars 2003)

Les appels téléphoniques malveillants réitérés ou les agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d'autrui, sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.
Attention : cette loi s'applique AUSSI aux SMS...

Créatures étranges et maléfiques...

L’époque de Noël approche… Pour autant, je n’avais pas imaginé que les croissants de samedi matin avaient été déposés par un Lutin. Je sais bien que ces représentant du Petit Peuple, d’allure gracile, n’hésitent pas à rendre service aux humains… il paraît même que certaines chaumières ont leur propre Lutin. Ce qui ma foi est fort enviable car ceux-ci aident aux tâches domestiques, surveillent la cuisson, consolent les enfants tristes et prennent soin des animaux. Ça fait rêver ! Mais ces petits démons, espiègles et malicieux, souvent représentés avec de longues oreilles, ne sont traditionnellement pas très dangereux : ils font plus de farces que de réels dégâts… et ce n’est pas le cas ici ! pas de blagues pour le plaisir de rire, mais une véritable destruction organisée !
Je n’ai donc aucune envie de jouer, encore moins de plaisanter avec cette personne. J’ai effectivement apprécié de niaquer des viennoiseries samedi matin, Samantha a bel et bien vérifié devant la porte dimanche, mais ça s’arrête là. J’en ai parlé pour le fun, j’ai dis merci par politesse, mais j’ai délibérément choisi de ne pas mystifier la chose...
Il n’y a pas l’ombre d’un Lutin là dessous ! Il s’agit juste d’un homme qui ne sait plus comment faire pour que je réponde à ses sms et que j’ouvre ma porte. Un homme qui est allé trop loin… un peu comme Maurice, le poisson rouge que le petit garçon envoie en pension parce qu’il a dépassé les bornes des limites…
Quoi ? je suis sévère ? non… réaliste. Si aujourd'hui Maurice est en pension c'est qu'il a tout fait pour !!! Entre autre saloperie, si je garde un souvenir amer des croissants, c'est parce qu'à l'époque où il lui arrivait d'aller à la boulangerie au saut du lit... (ô comme c’est romantique…) il était tellement vicelard qu’il profitait de ce moment pour téléphoner à ses maitresses !!! il n’y a qu’une ordure pour être capable de distiller des mots doux dans l’oreille d’une femme de bon matin alors qu’il sort à peine du lit d’une autre pour aller lui acheter des croissants !!!
Aujourd'hui, ses déclarations d’amour enflammées par sms n’ont aucune prise sur moi, pas plus que la livraison de croissants, de fleurs ou autre cadeau. Il pourrait bien faire passer la patrouille de France au dessus de la maison et leur demander d’inscrire aux fumigènes bleu blanc rouge : « je t’aime minette » que ça ne changerait rien. Inutile de préciser qu’apprendre par cœur la parade nuptiale du paradisier de papouasie et de m’en faire une démonstration dans un but aphrodisiaque serait pure perte de temps.
Même si son attitude vis à vis de moi est flatteuse, même si ces attentions sont évidemment un plus dont je tiens compte, je suis et resterais insensible à tout ce qu'il pourra inventer pour contourner l'obstacle... J’ai été claire : qu’il organise les confrontations demandées et qu’il ai les couilles de larguer définitivement sa niakoué en lui expliquant pourquoi devant moi.
C’est enfantin et c’est l’unique Sésame !

dimanche 11 novembre 2007

Tout se perd ...

Ben voilà quoi, forcée de constater que les jours se suivent et ne se ressemblent pas !
J'ai coutume de dire pour les trucs exceptionnels que je ne suis pas prête à faire tous les jours :
"c'est pas tous les jours dimanche et lendemain férié" !!!
Et là, ça se vérifie assez facilement puisque aujourd'hui c'est férié ET dimanche.

Résultat : il n'y avait ni croissant ni pain au chocolat seuls et abandonnés devant ma porte ce matin... snif
Je savais bien que c'était juste une manœuvre visant à me faire ouvrir la porte... dommage.

Minestrone au potiron

Préparation : 20 min
Cuisson : 50 min

Ingrédients :
400 g de chair de potiron
3 pommes de terre
300 g de fèves pelées surgelées
250 g de lard en un seul morceau
100 g de macaronis coupés
1 bulbe de fenouil
2 tomates
1 bouquet garni
1 oignon
1/2 bouquet de basilic
2 gousses d'ail
Sel - poivre - huile d'olive

Préparation :
Dans une grande cocotte, faites revenir l'oignon pelé et haché et le fenouil émincé avec 3 cuillérées d'huile. Ajoutez les 2 tomates concassées et l'ail écrasé. Laissez cuire encore pendant 5 min.
Epluchez les pommes de terre et coupez-les en dés, puis versez-les dans la cocotte avec 2 l d'eau, le bouquet garni, le lard coupé en six morceaux, du sel et du poivre. Couvrez et laissez mijoter 20 min.
Ajoutez les fèves, le potiron coupé en dés, le basilic et les pâtes. Cuisez encore 20 min.

Rectifiez l'assaisonnement et servez fumant.

Conseil : vous trouverez des fèves PELEES surgelées chez Picard. Si vous n'avez que des fèves surgelées non pelées, n'oubliez pas de les ébouillanter pour pouvoir retirer la fine peau blanche qui les enrobe avant de les ajouter à la soupe... sinon ça gâcherait vraiment votre minestrone.

samedi 10 novembre 2007

Kiss Cool... Effet surprenant !

Albums photos

Comme je vous le disais,
j'ai commencé à poser mes photos de vacances sur internet. Enfin, les paysages bien sûr, pour le reste, ça ne regarde pas le grand public.
J'ai choisi de les laisser libres de droit, si ça vous dis, d'un clic vous pourrez en faire votre fond d'écran.


Vous pouvez CLIQUER ICI pour les consulter.

Sinon, j'ai placé un lien dans la colonne de droite, sous mes pierres précieuses.


Bonne visite.

Le thon c'est bon !!!

Quelques minutes s'égrainent à peine sur mon horloge atomique, dont le biorythme élémentaire est calé sur mon petit déjeuner, que vous imaginez être le début du commencement d'un bon week end, lorsque le bip de mon portable m'informe de l'arrivée d'un sms !
Pas franchement surprise, je souris en me disant que c'était sans doute mon livreur de croissants... comme y'avait pas d'urgence, je finis tranquillement de me brosser les dents avant de prendre connaissance de la missive.
Et bien une fois de plus, je n'y étais pas du tout. En voyant le nom de l'expéditeur, je regrette déjà la niaiserie de mon petit rictus...
C'était en réalité le deuxième effet kiss cool !!! un kiss pas cool du tout d'ailleurs. Et oui, le premier effet c'était hier soir, lorsque j'ai stoppé très fermement en un seul et unique message, Monsieur Spock qui repartait dans de grandes envolées lyriques en inondant mon portable de sms plus foireux les uns que les autres. Sur le coup, pas de réaction hormis un "ok, bye". Je pensais que l'affaire était réglée... mais ce matin, Monsieur Spock a dû louper une marche en montant dans son téléporteur... ce qui j'imagine l'a mis en rogne... du coup, je me faisais gentiment traiter de "conne doublé de salope"... Bon, ok. Jusque là, ça me laisse plutôt froide d'autant que ce type de réaction ne me surprends pas vraiment. En effet, tout le monde sait que l'insulte est souvent l'argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire. J'efface le message, je pose le tel sur la table et je me m'installe confort devant le pc pour alimenter mes albums photos sur Flickr. Mais quelque part, je savais que ce texto serait certainement le premier d'une longue série. Les grands jours de Monsieur Spock, c'est du costaud en général. Ça n'a pas loupé ! dans la foulé, une déferlante d'insultes et reproches en tout genre sont venus saturer ma boite de réception.
Je ne bronche pas. Je reste zen et je continue de télécharger mes albums photo. Je me dis que ce garçon est élégant, intelligent et rafiné. Tout ce que j'aime.
Et là où vraiment je le remercie, c'est qu'il a réussi malgré tout à me faire rire à gorge déployée lorsqu'à la fin de son dernier sms il m'a traitée de "gros thon" !!! j'avais l'impression d'avoir à faire à un ado frustré qui ne savait plus quoi inventer pour essayer de me vexer et me faire réagir.

Depuis ce matin, c'est donc moi la nouvelle petite sirène...
mi-femme ; mi-thon !

Surprise au réveil !!!

Un croissant et un pain au chocolat m'attendaient devant la porte ce matin ! ils étaient seuls, abandonnés... ça faisait vraiment de la peine... je n'ai pas résisté, je les ai fait rentrer au chaud, je les ai installés devant un grand bol de café noir et quand j'ai senti qu'ils étaient bien réchauffés... je les ai dévorés !

PS : Merci à celui qui a eu cette excellente initiative !!!

vendredi 9 novembre 2007

Tout simplement contente !


Aujourd'hui
13 visiteurs de France,
1 du Pérou,
1 des Etats Unis et
1 du Canada !!!
Tout est relatif mais...
Pour moi, c'est GENIAL !!!

!!! merci !!!

Un lapin !!!

J'y crois pâââ !!! mon rendez vous de fin d'après midi m'a posé un lapin !!! A moi ! Non mais vous vous rendez compte ?
Ça me rappelle un passage du livre que Gilles a écrit... C'était il y a longtemps... très longtemps... à cette époque, je déboulais souvent dans son bureau en lui disant : ohlala tu sais pas c'qui m'est arrivé ? et je lui racontais mes péripéties au jour le jour... A cette époque, un mot, un détail, une anecdote lui servait de support pour rédiger un chapitre entier... son interprétation était fantasmagorique, ses extrapolations abracadabrantesques... mais c'était fabuleux... Une héroïne était née : Lolita...souvent ridiculisée... à mourir de rire et c'est ce qui fait tout le charme ! ce passage me fait encore beaucoup rire à chaque fois que je le relis, je vous l'offre :
Préparée Made In Lolita, une jupe fantasme et un chemisier de soie négligemment noué sur le nombril, comme seuls et uniques vêtements, parée de mes lentilles violettes, maquillée d'un soupçon de rouge à lèvres, trois gouttes de parfum aphrodisiaque distillées aux endroits stratégiques, plus sensuelle que jamais, irrésistible, merveilleuse Lolita. Je l'ai attendu jusqu'à 10 heures.
A moi ! Non mais tu t'rends compte ? A moi ! Oser me poser un lapin !!! Comment cet avorton, ce play boy de bazar, ce dragueur de gamines, ce gigolo d'HLM, comment ce gugus avait‑il osé me poser un lapin. Il ne l'emporterait pas au paradis ce coup là.
J'étais tellement en rogne que j'ai envoyé se faire voir un mec qui avait eu la fâcheuse idée de me tirer de mes pensées avec une drague de basse‑cour du genre : "Vous avez du feu mademoiselle".
Ce n'est d'ailleurs pas vrai puisqu'il m'a dit : "Excusez moi de vous aborder cavalièrement, mais je vous observe depuis une heure et je tiens à vous dire que je n'ai jamais vu une femme aussi ravissante que vous. Vous dégagez un tel érotisme que je n'ai pu m'empêcher de vous aborder et si un imbécile à eu la maladresse de ne pas venir à votre rendez‑vous je me ferais un plaisir de vous offrir un verre." Et en plus il était pas mal, mais vraiment mal tombé, vraiment très mal tombé. Finalement, j'ai été idiote de le laisser filer, celui‑là ! Cela m'aurait calmé, et vengé. Mais avais‑je réellement envie de me calmer ?
En revanche, j'avais vraiment envie de me venger. La vengeance est un plat qui se mange froid, la mienne serait glaciale. Attends seulement qu'il ai le malheur d'interpénétrer mon rayon d'action, volatilisé, pulvérisé, désintégré.
Je t'inhibe Pablo.
Lorsque sa voix chaude parvient jusqu'à mon oreille ce lundi matin, j'étais maîtresse de la situation, mon plan d'attaque était près, j'allais savourer ma vengeance. Il me suffisait de le laisser s'enferrer dans des explications foireuses et de porter l'estocade mortelle.
Les mots s'égrenaient dans l'écouteur et je me sentais fondre, ma colère s'évaporait, ma rancoeur s'évanouissait. "Vengeance", me criait mon instinct, "Mais c'est quoi, la vengeance ?", répondait mon corps. Me venger, mais me venger de quoi ? Le pauvre, terriblement pressé de me rejoindre, il avait éclaté son moteur de voiture. Trois heures, pendant trois heures à sillonner la campagne, sous la pluie, à la recherche d'un téléphone pour me prévenir. Quand il y était parvenu, j'avais déjà quitté le restaurant, il n'avait pas mon numéro sur lui car il l'avait précieusement rangé chez lui. C'est vrai qu'il ne connaissait pas mon nom de famille. Comment lui en vouloir ?
Comme une crêpe, comme une crêpe encore une fois.
...
Le seul rapport avec les péripéties de Lolita, c'est que j'avais un rendez-vous d'affaires... je suis sortie du boulot 30 min avant l'heure, je suis arrivée avec juste 1/4 d'heure de retard... le bouchon lyonnais !!! après 15 minutes d'attente dans le hall, la collègue de travail de Mr JC m'a gentiment expliqué qu'il y a eu un Wizz dans l'agenda électronique et qu'il était en vacances depuis hier jusqu'à mardi ! Voilà, tout simple, tout bête... Sur le coup j'avais les boules mais j'ai fais celle pour qui ce n'était pas important !!! je suis rentrée chez moi penaude... j'avais encore du boulot... si j'avais su...
Voilà, tout simple, tout bête...
Au final ça m'a fait sourire !!! un lapin ? à moi ? un lapin !!!

jeudi 8 novembre 2007

Sur un cahier, une vieille Japy, un pc ou un blog, j'ai toujours écrit !

Lorsque j’étais ado, j’ai noirci beaucoup de cahiers. A l'école, au collège ou au lycée, j’ai toujours fais partie du comité de rédaction des gazettes de l’établissement. A la maison, je passais des heures à dactylographier le récit de mes journées, mes joies, mes peines, mes satisfactions, mes réussites, mes échecs et mes contrariétés. Exprimer par écrit mes premiers émois comme de mes premiers chagrins amoureux était une nécessité. Avec ma cousine Alex, dès que l’on se voyait, on s’installait au bureau de sa mère et on passait des heures à écrire des histoires, des blagues, raconter nos vacances et nos week end. Nous n'avions pas plus de 12 ans et au-delà du plaisir de taper à la machine, il y avait celui d’inventer des trucs drôles. Plus tard, lorsque l’ordinateur a fait son entrée dans la maison, j’ai continué. Le nombre de docs enregistrés depuis 12 ans sur des disquettes des CD Rom et le DD est faramineux. Quand je pars en vacances, j’emmène un cahier pour écrire. Si j’oublie mon cahier, je griffonne sur un agenda, sur des morceaux d’enveloppes… et sans vouloir remettre cette période douloureuse sur le gaz, même à l'hôpital psychiatrique, le premier truc que j'ai réclamé c'est un cahier et des stylos. Chaque jour, je consignais tout ce qui se passait et tout ce qui me passait par la tête. Et je peux vous dire qu'à cette période, c'était vraiment pas chouette !!!
J'ai besoin d'écrire, ça me fait du bien, j’aime rédiger, je suis bavarde, j’aime parler, je suis généreuse, j’aime partager. Pour moi, c’est hyper important. Ça me permet de ne pas stocker trop de trucs à l’intérieur de ma p’tite tête. Et puis j'aime me souvenir, me relire quelques années plus tard. La plupart du temps, ça me fait franchement rire. D'autre fois, ça me permet de constater que j'ai traversé des galères super galères et la terre ne s'est pas arrêtée de tourner pour autant. On se souvient des évènements, bons ou mauvais, mais on oublie les émotions.
Alors écrire un blog, sans trop me dévoiler, parler de moi non pas en « étalant largement ma vie » mais en partageant mes expériences et mon ressenti, est un réel plaisir. Je pourrais continuer, comme avant, à remplir de simples cahiers comme lorsque j'étais ado. Mais alors, vous, fidèles lecteurs ou simples visiteurs, vous ne pourriez pas profiter de tout ça....
D'ailleurs, pas plus tard qu'aujourd'hui, j'ai reçu un mail d'un "lecteur nocturne" dont je vous offre un extrait :
"Ton blog me passionne, les mots que tu emplois pour décrire ta vie tes passions tes ennuis sont d’un piquant de justesse, de sincérité de mordants." (FB)
Au passage, merci Fred et comme le dit si bien blogger : Un commentaire est une fleur pour l'auteur...
Alors tant pis pour celui que ça dérange… et qui traduit cette activité créative comme un problème de personnalité. Non, je n’ai pas un « besoin avide de reconnaissance » ; non, je n’ai pas besoin de « montrer que j’existe » ; non, je « n’étale pas largement ma vie via mon blog ».
J’ai toujours écrit, tout simplement.

mercredi 7 novembre 2007

Humour et Ironie


Tantôt pour me flatter, tantôt sous forme de reproche, plusieurs personnes m'ont dit : « tu es très douée pour utiliser la langue Française ». Je dis merci. Dans les deux cas, et quelle que soit la personne, je le prends comme un compliment.
N’allez pas croire pour autant que j’ai tout à coup les chevilles qui enflent au point de m’auto-congratuler. Non. Si j’écris ça aujourd’hui, c’est uniquement pour préciser à ceux qui n’auraient pas compris, que je ne suis pas Zezette, l’idiote du village…
Le billet précédent est un concentré d’ironie agrémenté d’un zest d’humour. L’histoire en elle-même est dérisoire. C’est seulement pour le plaisir d’ironiser que j’ai choisi d’en parler. L’ironie est une figure de rhétorique et une forme de plaisanterie que j’aime utiliser. L’exercice de style consiste à affirmer le contraire de ce que l'on veut faire entendre. C’est une forme d'expression dans laquelle on se moque de quelqu'un ou d'une idée. Elle consiste essentiellement en un décalage entre ce qui est dit et ce qui est pensé. Et puis pour qu’il y ait ironie, il faut : un énonciateur (moi), une cible visée (lui), et des témoins qui comprennent ce que l’énonciateur dit (vous). L’occasion était trop belle pour que je la laisse filer.
Recommandations : il est important de ne pas utiliser l’ironie à l’état pur. C’est un produit dangereux, corrosif, assassin. Je recommande d’y ajouter un zest d’humour qui lui est une véritable vertu. En effet, ce dernier peut facilement banaliser une situation. Il permet aussi, en même temps, de s'en détacher. L'humour est un bon moyen de distanciation. C'est un peu une façon de se fermer au monde en passant de participant à observateur et critique. On s'y éclipse en l'empêchant de nous atteindre, de nous envahir. Rire d'une situation, c'est la transformer en spectacle. Cela nous permet de triompher de la peur, du désarroi, de l'incompréhension et de l'humiliation. Si on manque d'humour, on manque d'humilité, de légèreté ; on est trop sévère ou trop agressif. Au fond, manquer d'humour, c'est aussi manquer de générosité, de douceur, et de lucidité.
La lucidité est importante car elle nous montre que ce qui n'est pas dramatique est dérisoire... cqfd.

mardi 6 novembre 2007

L'énigme du facteur-farceur

Le mois dernier, j'avais de sérieux doutes... ce mois-ci, je suis convaincue !
Il y a un facteur malicieux dans le Rhône !!! ;-) je sais, j'ai conscience de la gravité de mes propos. Et je confirme : un facteur malicieux !
Sinon, quelle autre explication à ce phénomène étrange qui s'opère tous les mois... un courrier tout simple, tout bête, format classique avec juste 1 feuille A4 à l'intérieur et dont le contenu n'a pour seul intérêt que le fait d'être transmis, se perd systématiquement entre son point de départ et ma boîte aux lettres, sachant que la distance à parcourir de là à de là est de 20 km ??? oui oui oui oui oui, je suis sûre qu'il est bien posté... ah si ! dites moi pas qu'c'est pas vrai ! quel serait l'intérêt ? hormis pour un abruti fini qui n'aurait pas compris que faire le coup tous les mois est d'un crétinisme sans précédent, bien entendu. Mais franchement, ça ne peut pas être ça... C'est vrai quoi, le coup du courrier qu'on jure avoir posté et qui s'est perdu c'est tellement gros qu'on peut le faire qu'une fois, non ? pas d'accord avec moi ? faudrait être un imbécile pour faire ça... voir même un concentré de plusieurs béciles dans la même personne !!!
J'ai bien pensé à une autre possibilité, mais sincèrement, j'ai du mal à y croire car ce n'est pas facilement observable. Toutefois, cette hypothèse écarterait définitivement l'idée saugrenue selon laquelle l'émetteur serait demeuré au point de réchauffer l'imposture du mois dernier... Mais comme j'ai décidé de n'écarter aucune théorie, je vous le dis quand même... voilà, j'ai pensé à un trou noir ! oui, j'envisage qu'il y ait un malheureux petit trou noir affamé, errant loin de sa famille depuis l'époque du big bang, entre le point de départ du courrier et sa destination : ma BAL. Passant à proximité, le facteur céleste serait happé, englouti, perdu corps et âme. Certes, c'est un peu astronomique comme raisonnement, mais de nos jours, on a du mal à contrôler la criminalité intergalactique...
Dernière solution, et elle me fait froid dans le dos, il s'agit de l'Organizatsiya, dont les nouveaux membres, des durs, des tatoués, déguisés en facteurs se soumettraient à un rite initiatique consistant à détourner mon courrier afin d'alimenter un trafic de timbres servant à financer un sombre réseau de "cyber-crime". Mais là encore, je suis septique... non pas parce que c'est insensé... j'ai avalé des couleuvres bien plus grotesques en 3 ans, mais parce que le timbre n'est qu'à 0,54 € et que mon fan club préfère le courrier électronique !!! ma BAL n'est donc pas une manne pour les mafieux.
Le mystère reste entier... affaire à suivre... mais bon quand même...
Y'A PAS ECRIT LA POSTE, LA !!!

Comment un moine dompta le vin du diable

Au Moyen Age, un large périmètre autour de Paris, englobant la Beauce et la Champagne actuelles, produisait les "vins de France". Les vins d'Argenteuil ou de Suresnes étaient alors aussi prisés que ceux d'Epernay ou de Reims. Ces rouges étaient un peut trop souvent guinguets, c'est-à-dire verts et âpres, comparés aux vins plus méridionaux de Bourgogne. A cause du froid hivernal, la fermentation s'arrêtait dans les tonneaux. Elle repartait au printemps et faisait bouillonner le vin –ce qu'on appelle "la montée de sève". Le gaz généré s'échappant des tonneaux, les vignerons champenois ont cherché à maîtriser cette seconde fermentation. Vers 1660, le vin est mis en bouteilles à la sortie de l'hiver. Grossièrement bouché, le champagne explose souvent en cave, ce qui lui vaut le surnom de "vin du diable" ou "saute-bouchon". Dom Pérignon (1639-1715), moine de l'abbaye bénédictine d'Hautvillers (Marne), pratique les premiers assemblages de raisins pour gommer les défauts du vin. Afin de museler la fougue du vin pétillant, il ficelle le bouchon de liège avec du chanvre. Les Anglais, qui importent les vins en tonneaux et les embouteillent chez eux, sont les premiers à choisir les bouteilles en verre plus épais. Les Champenois s'en inspirent et dessinent leur propre flacon en 1735. Depuis 1928, année de l'obtention de l'AOC, la surface du vignoble a quadruplé. Depuis 1950, la production a décuplé. Environ 300 millions de bouteilles ont été commercialisées l'année dernière.